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Le Tribunal administratif de Melun était saisi par l'Institut national de l'audiovisuel (INA) de deux requêtes visant à contester le refus de l'inspectrice du travail, confirmé par la ministre du travail, d'autoriser le licenciement pour motif personnel d'une salariée protégée, Mme A. L'INA soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit en requalifiant sa demande en licenciement disciplinaire et une erreur d'appréciation sur la modification du contrat de travail. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, au motif que l'INA avait demandé la communication des motifs de la décision implicite de rejet sans obtenir de réponse, ce qui a prorogé le délai de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions contestées, jugeant que l'administration avait inexactement qualifié la demande de l'INA et que la proposition faite à la salariée ne constituait pas une modification de son contrat de travail.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 3 septembre 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant ivoirien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était entachée d'un vice de procédure, faute pour l'administration d'avoir produit l'avis du collège des médecins de l'OFII, pourtant requis en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination, fondées sur ce refus illégal, ont également été annulées.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de Mme B D qui demandait la suspension de la sanction disciplinaire de mise en cellule prononcée le 6 février 2025 par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis à l’encontre de son fils. Le juge constate que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Versailles, lieu d’incarcération du détenu, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par conséquent, la requête est rejetée pour incompétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. A, ressortissant malien, contestant le refus implicite puis explicite (arrêté du 1er mars 2024) de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, jugeant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 435-1 relatif à l'admission exceptionnelle au séjour.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. A, ressortissant chinois, contre deux arrêtés du préfet de police de Paris du 4 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant d'y revenir pour deux ans. Le requérant soutenait que sa présence ne constituait pas une menace pour l'ordre public et que les décisions méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté les conclusions d'annulation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 février 2025 du garde des Sceaux maintenant à l'isolement M. B pour trois mois. Le juge a estimé que, bien que le placement à l'isolement crée en principe une situation d'urgence, l'administration justifiait de circonstances particulières liées à la dangerosité du requérant (condamné pour un incendie criminel ayant causé la mort de trois personnes et ayant proféré des menaces en détention), rendant cette mesure nécessaire pour la sécurité de l'établissement. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la suspension n'a pas été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 213-8 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise présentée par la SCI Paris Midi Vincennes. Cette expertise vise à déterminer les causes et l’imputabilité des infiltrations affectant son immeuble à Vincennes, dont l’origine serait liée à une canalisation relevant de la compétence de l’établissement public territorial Paris Est Marne et Bois. Le juge a rejeté les conclusions de la requérante tendant à imposer un pré-rapport, à autoriser l’expert à s’adjoindre un sapiteur, et à réserver les dépens, ces points relevant respectivement de la liberté de l’expert et des dispositions spécifiques du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du 24 octobre 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le tribunal a d’abord admis provisoirement l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée, et a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant l'admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant congolais. Le tribunal retient un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. C, ressortissant chinois, contre deux arrêtés du préfet de police de Paris du 4 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant d’y revenir pour deux ans. Le tribunal a joint les deux requêtes et s’est prononcé sur le fondement de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a annulé les décisions contestées, estimant que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en considérant la présence de M. C comme une menace pour l’ordre public, et que la mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que le code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de MELUN, rendue par le juge des référés, concerne la demande de Mme B, ressortissante gabonaise, qui sollicite le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requérante invoque l'urgence et une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit à la vie privée et familiale, droit à l'éducation) en raison du risque de rupture de son contrat d'alternance. Le juge rappelle que la condition d'urgence spécifique à la procédure de référé-liberté n'est pas caractérisée par le seul refus de délivrance d'un titre de séjour, et que le silence de l'administration pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet (articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 6 janvier 2025 par laquelle le directeur territorial de Créteil de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour M. B, demandeur d'asile. Le tribunal a relevé d'office que l'OFII avait méconnu l'étendue de sa compétence, car il est tenu de proposer ces conditions matérielles d'accueil après l'enregistrement de la demande d'asile, en application de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir rétroactivement le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du 20 décembre 2024, dans un délai de huit jours.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer Mme B, ressortissante tunisienne, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, afin qu'elle puisse déposer sa demande de renouvellement de carte de résident, renouvelable de plein droit en vertu de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante, dont la carte de résident était expirée depuis mars 2024, était dans l'incapacité de déposer sa demande en raison de la non-délivrance d'un duplicata par la préfecture de l'Essonne. Le tribunal a également mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant tunisien, afin d'obtenir une injonction pour que le préfet du Val-de-Marne le convoque en vue du retrait de sa carte de résident. Le juge a constaté qu'une précédente ordonnance du 4 mars 2025, rendue sur le fondement de l'article L. 521-2 du même code, avait déjà enjoint au préfet de convoquer l'intéressé sous astreinte. En l'absence d'élément démontrant l'inexécution de cette première ordonnace, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la nouvelle requête. Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant malien, d'une demande d'injonction pour obtenir une convocation en vue du retrait de sa carte de séjour. Le juge a constaté que le préfet du Val-de-Marne avait convoqué l'intéressé le 12 mars 2025 pour retirer son titre, rendant la requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante congolaise, afin d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressée pour le 3 juin 2025. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, mais a condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, un jeune majeur gambien anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, qui contestait le refus du département de Seine-et-Marne de lui accorder un "contrat jeune majeur". Le juge a constaté que la décision de refus, fondée sur des motifs erronés (existence d'une promesse d'embauche et d'une épargne suffisante), plaçait le requérant dans une situation d'urgence et portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une prise en charge, conformément aux articles L. 222-5 et L. 222-5-1 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a ordonné la suspension de la décision et enjoint au département de réexaminer la demande de M. C dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, agent public, qui demandait l'annulation de la suppression de ses astreintes et de la procédure disciplinaire engagée contre lui. Le juge a rappelé qu'il ne peut ordonner que des mesures provisoires de sauvegarde d'une liberté fondamentale, et non l'annulation d'une décision administrative, rendant ces conclusions irrecevables. La requête a été rejetée sans examen de l'urgence ou du bien-fondé, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue par le juge des référés, concerne la demande de Mme A, ressortissante guinéenne et mère d’un majeur bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui sollicitait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La requérante invoquait l’urgence et une atteinte grave à sa vie privée et à son droit au travail, son dernier récépissé étant expiré depuis le 9 mars 2025. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence particulière requise pour une procédure de référé-liberté n’était pas établie, le simple fait de se voir opposer un refus ou un retard de renouvellement de titre ne constituant pas une circonstance justifiant une intervention à très bref délai. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives aux bénéficiaires de la protection subsidiaire.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme A. Ces derniers demandaient l'octroi d'un tiers-temps supplémentaire et d'autres aménagements pour leur fils, atteint de troubles dys, en vue des épreuves du concours SESAME et du baccalauréat. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour ce type de procédure, n'était pas suffisamment justifiée au regard des circonstances de l'espèce. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, sur la base de l'article L. 522-3 du même code.