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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 24 février 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé de conclure un contrat « jeune majeur » avec M. Diane, un ressortissant guinéen majeur confié à l’aide sociale à l’enfance avant sa majorité. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 222-5 et L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles, dès lors que le requérant, dépourvu de logement et en période d’essai professionnelle, ne bénéficiait pas de ressources ou d’un soutien familial suffisants. La décision attaquée a donc été suspendue jusqu’à ce qu’il soit statué au fond.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A, ressortissant ivoirien, du centre d'hébergement d'urgence de Roissy-en-Brie. La demande du préfet de Seine-et-Marne a été accueillie car M. A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 11 février 2025, se maintenait sans titre dans le lieu d'hébergement, ce qui ne soulevait aucune contestation sérieuse. Le juge a également autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et le débarras des biens meubles aux frais et risques de l'intéressé. Cette décision a été prise en application des articles L. 551-11, L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de l'urgence et de l'utilité de libérer la place pour l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile.