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Le Tribunal administratif de Melun rejette la demande de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 12 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il écarte le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, au motif que M. A, dont la demande d'asile avait été rejetée, ne pouvait ignorer le risque d'une mesure d'éloignement. La solution retenue s'appuie notamment sur la directive 2008/115/CE et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de M. A. Cette décision était devenue sans objet car, après l'introduction du recours, le requérant avait récupéré des points suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière, conformément à l'article L. 223-6 du code de la route, ce qui avait rétabli la validité de son permis. Les conclusions accessoires à fin d'injonction sous astreinte ont également été déclarées sans objet. Enfin, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées car elles n'étaient pas chiffrées.