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Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. B, ressortissant ukrainien. Le juge estime que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de résidence en France depuis 2014, du mariage avec une compatriote en situation régulière et de la scolarisation de leur enfant. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne sur la demande de titre de séjour de Mme A épouse B, ressortissante algérienne. La requérante soutenait notamment un défaut de motivation de cette décision implicite. Le tribunal retient ce moyen, constatant que la préfète n'a pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A épouse B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien, née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal retient que cette décision est entachée d'un défaut de motivation, en l'absence de réponse de l'administration à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (R. 432-1 et R. 432-2) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que M. A ne pouvait utilement invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la délivrance d'un titre de séjour pour activité salariée étant régie par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de régulariser sa situation, compte tenu de sa présence en France depuis 2018 et de son activité professionnelle de moins de trois ans. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 24 février 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour "étudiant" à M. B, ressortissant malien. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour prononcées par la préfète du Val-de-Marne le 6 septembre 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la preuve de la notification régulière de la décision n'était pas établie, faute de date de présentation sur le pli retourné. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, né en 1998 en Côte d’Ivoire, au motif qu’elle est entachée d’un défaut de motivation. Le tribunal retient que le préfet du Val-de-Marne n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant péruvien, qui contestait l'arrêté du 11 septembre 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-21, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, qui contestait son placement préventif en cellule disciplinaire ordonné le 5 juillet 2022 par le chef du centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin-Neufmontiers. Le tribunal opère une substitution de base légale, remplaçant les articles abrogés du code de procédure pénale par les articles R. 234-19 et R. 232-5 du code pénitentiaire, sans priver le requérant de garanties. Il estime que le refus de M. B d'obtempérer aux injonctions des agents constitue une faute disciplinaire du deuxième degré justifiant la mesure, et que les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit ou d'appréciation) ne sont pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait son transfert du centre pénitentiaire Sud Francilien vers celui de Meaux-Chauconin-Neufmontiers. Le tribunal a jugé que cette décision de changement d'affectation entre établissements de même nature constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, sauf atteinte aux droits fondamentaux. Il a estimé que le transfert, intervenu entre deux établissements situés dans le même département, ne portait pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 9 juin 2022 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement de M. B pour la période du 14 juin au 14 septembre 2022. Le juge estime que l'administration s'est fondée sur des faits matériellement inexacts, notamment des incidents disciplinaires non établis par les pièces du dossier et une interprétation erronée de la demande de l'intéressé. En l'absence d'éléments probants démontrant un risque pour la sécurité, la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, agent communal, qui contestait les arrêtés du 13 mai 2022 du maire de Moussy-le-Neuf mettant fin à ses indemnités d'administration et de technicité et d'exercice des missions des préfectures. Le tribunal a jugé que la suppression de ces primes était légalement motivée par le changement d'affectation de l'agent à un poste sans fonctions d'encadrement, et que cette décision pouvait intervenir pendant un congé de maternité. Il a également estimé que la délibération du 6 juin 2021, fixant le régime indemnitaire, constituait une base légale suffisante, sans nécessité de notification individuelle. La requête a été rejetée sur le fondement du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, détenu, contestant la décision verbale, puis la note de service du 21 juin 2022, imposant la présence d’un surveillant lors des visites médiatisées de ses enfants. Le tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la décision verbale, retirée et remplacée, et a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, considérant que la décision attaquée n’était pas une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours. Sur le fond, il a annulé la note de service au motif qu’elle méconnaissait les dispositions de l’article R. 341-15 du code pénitentiaire, qui prévoit que les visites médiatisées se déroulent sans surveillance directe, sauf décision individuelle motivée par des raisons de sécurité, ce qui n’était pas établi en l’espèce. Le tribunal a également enjoint à l’administration d’autoriser ces visites sans surveillance, sous astreinte de 100 euros par mois de retard.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation de la commune de Chailly-en-Bière pour un préjudice subi lors d'une chute dans une église communale le 6 octobre 2019, imputée à une tomette descellée. Le tribunal a estimé que, même en supposant un lien de causalité, l'obstacle constitué par la tomette descellée n'excédait pas ceux qu'un piéton normalement attentif pouvait rencontrer dans une église médiévale, et qu'aucun défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'était établi. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires de Mme A, ainsi que celles de la caisse primaire d'assurance maladie de Seine-et-Marne, ont été rejetées.
Regroupement familial – Tribunal administratif de Melun – Désistement d'office pour défaut de confirmation de la requête. Le tribunal donne acte du désistement de M. B, qui n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de son référé-suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant péruvien, qui contestait l'arrêté du 11 septembre 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination, qui découlaient légalement du refus de séjour, ont également été validées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 14 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en relevant l'absence d'attaches familiales et professionnelles en France et la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant celles relatives à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à l'article L. 423-1 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante sierra-léonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 542-1 et L. 611-1. La décision confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision du 22 août 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B pour défaut de comparution à l'entretien d'assimilation. Le tribunal juge que l'administration n'a pas établi la date de notification de la convocation, conformément aux articles 35 et 41 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'article 3 de l'arrêté du 3 février 2023. En conséquence, la décision est entachée d'une erreur de droit. Le tribunal enjoint au préfet de convoquer Mme B à un nouvel entretien dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.