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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de Haute-Savoie du 7 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en jugeant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 25 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, agent territorial de la commune de Mitry-Mory, qui contestait son arrêté de révocation du 17 août 2021. Le requérant invoquait un défaut de matérialité des faits, une erreur d'appréciation et le caractère disproportionné de la sanction, en soutenant notamment que les faits, commis hors service, étaient contestés en appel. Le tribunal a jugé que les faits de violence et de menaces envers des agents de surveillance de la voie publique étaient établis par des condamnations pénales devenues définitives, et que ces agissements, par leur gravité, justifiaient la sanction de révocation, laquelle n'était pas disproportionnée au regard des obligations déontologiques des fonctionnaires. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités danoises. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, relatifs à l'information et à l'entretien individuel, n'étaient pas fondés. Il a également écarté les griefs de défaut d'examen, de violation de l'article 17 du même règlement et des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la décision de transfert a été validée.
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun, rendue en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne la demande d'indemnisation de Mme A pour la carence de l'État à lui proposer un logement adapté. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-de-Marne en avril 2021, n'avait toujours pas été relogée malgré une injonction du tribunal en juin 2022. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable et a condamné l'État à verser une provision de 800 euros, avec intérêts au taux légal à compter de la réception de la demande préalable, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de MELUN a annulé l'arrêté du 10 mars 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait obligé M. C, ressortissant moldave, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que la menace pour l'ordre public invoquée par le préfet, fondée sur une interpellation pour agression sexuelle, n'était pas établie, faute de poursuites pénales et de preuves suffisantes. En conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ, interdiction de retour) ont été annulées par voie de conséquence, sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B, reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par une décision de la commission de médiation du Val-de-Marne du 5 novembre 2020. Cette reconnaissance était motivée par l'absence de réponse à sa demande de logement social depuis plus de trois ans. Le tribunal a rappelé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, mais que, lorsque le demandeur est reconnu prioritaire uniquement pour ce motif, son maintien dans son logement ne donne droit à réparation que si ce logement est inadapté à ses besoins et capacités financières. En l'espèce, le tribunal a constaté que le logement de Mme B était dégradé et présentait des malfaçons, comme l'ont établi des contrôles du service d'hygiène, ce qui constitue une inadaptation ouvrant droit à réparation.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du 25 juillet 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la procédure suivie par le collège de médecins de l'OFII et à l'appréciation de l'état de santé de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 425-9.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 5 janvier 2025 par lequel le ministre de l'intérieur a refusé l'entrée en France à Mme B. La requérante ne justifiant pas avoir introduit un recours en annulation contre cette décision, ses conclusions sont irrecevables. L'ordonnance rappelle qu'une requête en suspension doit être accompagnée d'une requête distincte au fond, conformément à l'article R. 522-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement de frais et l'indemnisation de préjudices subis suite à une amende fiscale pour défaut de déclaration (article 1729 B du CGI) et des saisies à tiers détenteur, finalement annulées. Le tribunal a jugé les conclusions indemnitaires irrecevables car présentées sans ministère d'avocat, en méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité procédurale, sans examen au fond des moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Melun (14ème chambre DALO) a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de la commission de médiation de Seine-et-Marne refusant de reconnaître sa demande d'hébergement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas avoir effectué les démarches préalables nécessaires auprès du service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO), condition requise par l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 22 juin 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-de-Marne a refusé de reconnaître la demande de logement de M. A comme prioritaire et urgente. Le juge estime que le logement de 28 m² occupé par le requérant, sa femme et ses deux enfants est manifestement sur-occupé, ce qui constitue un motif de reconnaissance au titre du droit au logement opposable (DALO). En conséquence, il enjoint à la commission de médiation de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois, sous astreinte. Cette solution est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) de Seine-et-Marne du 12 juin 2023. Cette commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, malgré la présence de moisissures dans son logement et son asthme. Le tribunal a jugé que les éléments fournis par Mme A ne démontraient pas que son logement présentait un caractère insalubre ou dangereux au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la décision de la commission de médiation a été validée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation DALO, rejette la requête de M. B qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le requérant invoquait une menace d'expulsion, mais le tribunal constate qu'il ne justifie pas d'une décision de justice prononçant l'expulsion, condition requise par l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) de Seine-et-Marne du 25 septembre 2023. Cette commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, au motif que son logement était inadapté à son état de santé et à celui de son mari. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas que son logement présentait un caractère insalubre, dangereux ou non décent au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a jugé que M. A ne démontrait pas que son activité d'auto-entrepreneur était économiquement viable et lui procurait des moyens d'existence suffisants, comme l'exige l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes ont été écartés, et la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de MELUN annule la décision implicite de rejet de la commission de médiation du Val-de-Marne, née du silence gardé sur le recours amiable de Mme F, qui se déclare sans domicile fixe. La commission n'a pas produit de mémoire en défense pour justifier son refus. Le tribunal estime que la situation de Mme F, qui est dépourvue de logement, la rend éligible à une reconnaissance prioritaire et urgente au titre du droit au logement opposable (DALO). Il enjoint à la commission de médiation de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 911-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 septembre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont été maintenues.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant moldave, contestant l'arrêté préfectoral du 20 octobre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux stables en France. La solution retenue confirme la légalité des décisions fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne du 27 avril 2023, rejetant sa demande de logement prioritaire et urgente au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté, la demande d’aide juridictionnelle ayant interrompu le délai de recours. Sur le fond, il a annulé la décision de la commission, estimant que M. C, hébergé en structure depuis plus de six mois, remplissait les conditions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation pour être reconnu prioritaire et urgent. La solution retenue est l’annulation de la décision contestée, avec injonction au préfet de reloger l’intéressé.