Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2400592(TA77-2400592)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A tendant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Val-de-Marne avait déjà mis à disposition de l'intéressée le document sollicité via le téléservice "ANEF". Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413685(TA77-2413685)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration a délivré à l'intéressé un nouveau titre de séjour valable dix ans. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et accessoires, et a mis à la charge de l'État le versement d'une somme à l'avocat de M. A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA77-2412601(TA77-2412601)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 14 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, puis a examiné les moyens au fond. Elle a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la procédure contradictoire prévue par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE n'avait pas été méconnue et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'effacement de son signalement au système d'information Schengen.
N° TA77-2413959(TA77-2413959)
Cette décision du Tribunal Administratif de MELUN, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’exécution de la décision du 11 septembre 2024 par laquelle la commission de l’académie de Créteil a refusé l’autorisation d’instruction en famille pour leur fils C. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et une atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, et rejette donc la requête sans examiner la condition d’urgence.
N° TA77-2202245(TA77-2202245)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Relyens Mutual Insurance (anciennement SHAM) d’un recours en plein contentieux contre un titre de perception émis par l’ONIAM pour obtenir le remboursement d’une somme de 7 553,38 euros versée à une patiente. La société contestait la régularité du titre et le bien-fondé de la créance, soutenant notamment que la responsabilité du centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne n’était pas établie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requérante, validant la régularité du titre de perception et retenant la faute de l’établissement hospitalier à l’origine du préjudice indemnisé. Il a également fait droit aux conclusions reconventionnelles de l’ONIAM en condamnant la société à lui verser la somme réclamée, assortie des intérêts, ainsi qu’une pénalité de 15 % sur le fondement de l’article L. 1142-15 du code de la santé publique et le remboursement des frais d’expertise.
N° TA77-2404348(TA77-2404348)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant chinois, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'auteur disposait d'une délégation de signature régulière. S'agissant de la décision d'éloignement, le tribunal a considéré qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas d'une intégration particulière en France. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA77-2312624(TA77-2312624)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de la décision du 5 avril 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne avait refusé de lui délivrer une autorisation de travail, au motif qu'il était déjà titulaire d'une carte de séjour "vie privée et familiale" le dispensant d'une telle autorisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2406650(TA77-2406650)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a estimé que la demande de M. B, présentée le 23 janvier 2024, était susceptible d’avoir fait l’objet d’une décision implicite de rejet née du silence gardé pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la mesure sollicitée était de nature à faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de la requête.
N° TA77-2414667(TA77-2414667)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 19 juin 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l’erreur manifeste d’appréciation, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA77-2405430(TA77-2405430)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du 25 avril 2024. La juridiction a constaté que la décision d'obligation de quitter le territoire français attaquée était inexistante, l'arrêté produit ne faisant référence qu'à une mesure antérieure du 13 octobre 2023. En conséquence, les conclusions en annulation ont été jugées irrecevables, tout comme celles visant une mesure de rétention administrative, relevant d'une autre compétence juridictionnelle en vertu de l'article L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2407014(TA77-2407014)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du 8 juin 2024 de la préfète du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a constaté qu'aucune mesure d'éloignement n'avait été prise à cette date, l'arrêté du 2 juin 2024 étant une décision de placement en rétention. Les conclusions dirigées contre une décision inexistante ont été jugées irrecevables.
N° TA77-2311779(TA77-2311779)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante cambodgienne. La requérante ne justifie pas de l'urgence nécessaire, car elle n'a jamais été autorisée à travailler en France et ne démontre pas de menace imminente sur son emploi, la simple production d'une lettre de son employeur étant insuffisante. Le juge rappelle que l'urgence n'est pas présumée pour un premier titre de séjour et que la situation précaire invoquée ne constitue pas une circonstance particulière justifiant une mesure provisoire. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2406833(TA77-2406833)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer Mme D, ressortissante sénégalaise ayant perdu la nationalité française, afin de lui permettre de restituer les titres d'identité de ses enfants et de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence et d'une utilité de la mesure, la préfecture ayant refusé d'enregistrer sa demande lors d'un précédent rendez-vous. Le tribunal a ordonné cette convocation dans un délai de cinq jours, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.
N° TA77-2311776(TA77-2311776)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé suspension de M. A, de nationalité cambodgienne, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il relève que M. A n'a jamais été autorisé à travailler en France et n'établit pas la réalité d'une menace de suspension de son contrat de travail. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2311747(TA77-2311747)
Suspension de décision implicite de rejet d'admission exceptionnelle au séjour – Tribunal administratif de Melun – Rejet de la requête pour défaut d'urgence – Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2404539(TA77-2404539)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 5 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec fixation du pays de destination et une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, et la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, en application des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et des dispositions pertinentes du CESEDA.
N° TA77-2404349(TA77-2404349)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté régulier. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le moyen tiré de l'état de santé du requérant a été jugé inopérant car fondé sur des dispositions abrogées, et aucune erreur manifeste d'appréciation n'a été retenue. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la loi sur l'aide juridictionnelle.
N° TA77-2413507(TA77-2413507)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjoint de Française et parent d’enfant français. Le juge a constaté que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ayant obtenu un rendez-vous en préfecture et un récépissé valable jusqu’au 15 mai 2025, régularisant ainsi sa situation. La demande a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les textes relatifs au séjour des étrangers.
N° TA77-2303237(TA77-2303237)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui accorder le regroupement familial pour ses trois enfants. La décision attaquée, fondée sur l’insuffisance de la surface de logement, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d’un défaut d’examen. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l’intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de l’absence de preuve de liens familiaux intenses et du fait que les enfants avaient grandi à l’étranger. Les textes appliqués incluent les articles L. 434-7 du CESEDA, L. 211-5 du CRPA, et les conventions internationales précitées.
N° TA77-2404355(TA77-2404355)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 2 avril 2024 de la préfète de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, M. A ayant été auditionné par les forces de police sur sa situation. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été écarté.