Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2414700(TA77-2414700)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante libanaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. La requérante soutenait que l'absence de ce document portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'aller et venir. Le tribunal a considéré que la convocation de Mme A par la préfecture pour le relevé de ses empreintes digitales, préalable à la délivrance du récépissé, faisait obstacle à ce que la condition d'urgence soit regardée comme remplie. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA77-2403238(TA77-2403238)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne d'attribuer un logement adapté à Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 30 mai 2023. Constatant qu'aucune offre conforme n'avait été faite et que l'urgence persistait, le juge a ordonné son relogement avant le 1er mars 2025, sous astreinte de 250 euros par mois de retard. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 300-2 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA77-2403240(TA77-2403240)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en application du II de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné à l’État d’accueillir M. B dans une structure d’hébergement adaptée dans un délai de quinze jours. Le requérant, dont la demande d’hébergement avait été reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du Val-de-Marne, n’avait reçu aucune offre effective. Le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA77-2403349(TA77-2403349)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement décent et durable à M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable en août 2023. Constatant qu'aucune offre effective n'avait été faite malgré des propositions non retenues, le juge a ordonné le relogement avant le 1er mars 2025, sous astreinte de 250 euros par mois de retard. Cette décision se fonde sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de logement opposable.
N° TA77-2400592(TA77-2400592)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A tendant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Val-de-Marne avait déjà mis à disposition de l'intéressée le document sollicité via le téléservice "ANEF". Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2414087(TA77-2414087)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire. En cours d’instance, le ministre a retiré cette décision après que le solde de points soit redevenu positif suite à un stage de sensibilisation. Le requérant s’étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal lui a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2414548(TA77-2414548)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant paraguayen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 19 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de 24 mois. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le requérant n'ayant pas respecté le délai de recours de 48 heures prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également refusé d'ordonner la communication du dossier administratif, estimant l'affaire en état d'être jugée.
N° TA77-2400430(TA77-2400430)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de communiquer à Mme A une date de rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous, ce qui caractérisait une situation d'urgence et une carence de l'administration. Le tribunal a appliqué les articles L. 431-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation pour l'autorité administrative de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable.
N° TA77-2400431(TA77-2400431)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 septembre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de la réitération d'un refus antérieur annulé, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, dès lors que le préfet s'était fondé sur un nouvel avis médical de l'OFII. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2402937(TA77-2402937)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement adapté à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 25 mai 2023, avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté qu'aucune offre effective n'avait été faite dans le délai légal de six mois et que l'urgence persistait, faute de preuve contraire apportée par l'administration.
N° TA77-2414006(TA77-2414006)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant dominicain, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. En défense, le préfet du Val-de-Marne a fait valoir que le récépissé de demande de titre de séjour de l'intéressé avait été renouvelé le 14 novembre 2024, postérieurement à l'introduction de la requête. Le juge des référés a constaté que ce renouvellement privait d'objet la demande de suspension, la condition d'urgence n'étant plus caractérisée. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA77-2403005(TA77-2403005)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de Seine-et-Marne d'attribuer un logement adapté à M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 12 juin 2023, avant le 1er mars 2025. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite dans le délai légal de six mois et que l'urgence persistait, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les articles L. 300-1, L. 300-2 et L. 441-2-3-1 du code précité, consacrant l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
N° TA77-2413078(TA77-2413078)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le préfet de Seine-et-Marne d’une demande de suspension de deux arrêtés du maire de Crisenoy interdisant l’accès au chemin Paré, pris pour contester un arrêté préfectoral autorisant des études préalables à la construction d’un centre pénitentiaire. Le préfet s’est désisté de sa demande concernant l’arrêté du 3 octobre 2024, retiré par la commune, et le tribunal lui en a donné acte. S’agissant de l’article 3 de l’arrêté du 10 octobre 2024, le juge des référés a fait droit à la demande de suspension, estimant que le moyen tiré de l’incompétence de l’autorité communale, la voie étant située hors agglomération, était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. Cette décision est fondée sur les articles L. 554-1 et L. 2131-6 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA77-2414533(TA77-2414533)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté du 20 novembre 2024 du préfet de police lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de 24 mois. Le tribunal a d'abord constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire du 23 octobre 2023, celle-ci n'étant plus contestée à l'audience. Il a ensuite écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2402958(TA77-2402958)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun concerne un recours en injonction déposé par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne, afin d'obtenir un logement adapté à sa situation familiale. Le tribunal rejette la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que la demande d'aide juridictionnelle, déposée avant l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, a interrompu ce délai. La solution retenue est fondée sur les articles R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation et 43 du décret du 28 décembre 2020, qui permettent de considérer la requête comme recevable.
N° TA77-2400391(TA77-2400391)
Cette requête, présentée par l'Association Mobilité réduite - Sud Seine et Marne devant le Tribunal Administratif de Melun, vise à obtenir la suspension de la décision du maire de Barbizon du 10 octobre 2023 rejetant ses demandes de mise en conformité de la maison pluridisciplinaire de santé avec les règles d'accessibilité. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans instruction ni audience. Il estime que la demande ne présente pas un caractère d'urgence suffisant pour justifier une suspension, car l'association n'a pas démontré une atteinte grave et immédiate à un intérêt public ou à ses intérêts. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2413123(TA77-2413123)
Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté les demandes du préfet de Seine-et-Marne visant à suspendre sept délibérations du conseil municipal d'Ozoir-la-Ferrière du 23 septembre 2024. Ces délibérations portaient sur le déclassement et la cession de parcelles communales, ainsi qu’une décision budgétaire modificative. Le juge a considéré que les délibérations contestées étaient confirmatives de délibérations antérieures du 26 juin 2024 et, à ce titre, insusceptibles de recours. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA77-2403297(TA77-2403297)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit ordonné à l'État de lui attribuer un logement adapté à ses besoins et à ceux de ses enfants, dont un est autiste. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive : le délai de quatre mois pour saisir le tribunal, courant à l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 14 juin 2021, était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 19 mars 2024. L'ordonnance précise que ce rejet ne délie pas l'État de son obligation de relogement.
N° TA77-2403292(TA77-2403292)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi sur le fondement du droit au logement opposable (articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation), a ordonné au préfet de Seine-et-Marne d'attribuer un logement à M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 11 septembre 2023. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a enjoint le relogement avant le 1er mars 2025, sous astreinte de 250 euros par mois de retard. Cette décision rappelle l'obligation de résultat de l'État en matière de logement opposable.
N° TA77-2403228(TA77-2403228)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne d’accueillir Mme A et sa fille dans une structure d’hébergement adaptée, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La requérante, dont la demande d’hébergement avait été reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation en novembre 2023, n’avait reçu aucune offre effective. Le juge a fondé sa décision sur les articles L. 300-1, L. 300-2 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, rappelant l’obligation de résultat de l’État en matière d’hébergement opposable.