Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

42 802 décisions disponibles — page 906/2141

DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2404354(TA77-2404354)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 19 mars 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'obligeait à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixait le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la procédure était régulière au regard du droit de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2404348(TA77-2404348)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant chinois, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'auteur disposait d'une délégation de signature régulière. S'agissant de la décision d'éloignement, le tribunal a considéré qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas d'une intégration particulière en France. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2311747(TA77-2311747)

Suspension de décision implicite de rejet d'admission exceptionnelle au séjour – Tribunal administratif de Melun – Rejet de la requête pour défaut d'urgence – Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2204666(TA77-2204666)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme et M. E, agissant pour leur fils D, qui demandait la condamnation de l'EPMS Fondation Hardy pour les dommages subis par l'enfant le 2 septembre 2019. Le tribunal a écarté la responsabilité sans faute, estimant que l'admission en journée n'avait pas transféré la garde légale de l'enfant à l'établissement. Il a également jugé que la faute pour surveillance inadaptée n'était pas établie, les témoignages concordants démontrant une surveillance constante et adaptée au handicap de l'enfant. La demande d'expertise médicale et de provision a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les textes invoqués.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2107189(TA77-2107189)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de la société Relyens Mutual Insurance (anciennement SHAM) contestant un titre de perception émis par l'ONIAM pour un montant de 7 553,38 euros, correspondant à une indemnité versée à une patiente victime d’un accident médical. La société requérante invoquait l’incompétence du signataire du titre, l’absence de motivation de la liquidation et contestait le caractère fautif de l’acte médical imputé au centre hospitalier. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens de la requête, considérant que la responsabilité fautive de l’établissement était établie et que le titre de perception était régulier. En conséquence, il a rejeté la demande d’annulation du titre et les conclusions reconventionnelles de l’ONIAM, tout en condamnant la société requérante à verser à la caisse primaire d’assurance maladie de Seine-et-Marne la somme de 4 451,80 euros au titre de ses débours, avec intérêts.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2305760(TA77-2305760)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 12 avril 2023 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé la société Sanofi Chimie à le licencier pour motif disciplinaire. Le tribunal a examiné les moyens de légalité externe et interne soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le lien avec le mandat. Il a jugé que la décision attaquée était légale, en application des dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'aucun texte spécifique ne soit explicitement appliqué dans le résumé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2301838(TA77-2301838)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, salarié protégé, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la ministre du travail a autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 17 octobre 2024, désistement accepté par la société employeur. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 29 novembre 2024, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des articles du code de justice administrative relatifs à la procédure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2300698(TA77-2300698)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait le refus implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et le refus de délivrance d’un récépissé. Le tribunal a relevé d’office que la demande de titre, présentée par voie postale en méconnaissance de l’obligation de comparution personnelle en préfecture, n’avait pas fait naître de décision implicite faisant grief. Par conséquent, les conclusions dirigées contre ce refus implicite étaient irrecevables, et le tribunal a également constaté que les conclusions relatives au refus de récépissé étaient devenues sans objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308041(TA77-2308041)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant notamment que la décision n'avait pas à mentionner l'avis du maire, que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée, et que la condition de ressources, appréciée sur la base des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait été correctement appliquée. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été rejetés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2313323(TA77-2313323)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant congolais reconnu réfugié, qui rencontrait des difficultés techniques persistantes pour renouveler son titre de séjour en ligne. Constatant que l'impossibilité matérielle d'accomplir les formalités préalables en ligne faisait obstacle à l'enregistrement de sa demande et que la condition d'urgence était remplie en raison de la suspension de son contrat de travail, le juge a fait droit à sa demande. Il a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer M. A et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en application des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310829(TA77-2310829)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui demandait à se voir fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, entré en France avec un visa court séjour en 2019, s'est maintenu irrégulièrement pendant plus de trois ans avant d'engager des démarches en 2022, et n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes dégagés par la jurisprudence administrative sur l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310356(TA77-2310356)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a notamment relevé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué pour une admission au séjour par le travail, n'est pas applicable aux ressortissants marocains, régis par l'accord franco-marocain. Il a substitué à cette base légale le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, sans que cette substitution ne prive le requérant de garanties. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2309876(TA77-2309876)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, notamment au regard de son contrat de travail à durée indéterminée. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre de séjour, il incombe au demandeur de démontrer une urgence spécifique.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA77-2309188(TA77-2309188)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 20 septembre 2018, a examiné les injonctions faites à la commune d’Ivry-sur-Seine de réexaminer la demande de reconnaissance d’imputabilité au service des arrêts maladie de M. A et sa demande de congé de longue maladie ou longue durée. La commune a justifié avoir convoqué M. A à une expertise médicale le 31 mai 2023, démontrant ainsi une mesure d’exécution. Le tribunal a rejeté comme irrecevable la demande de M. A tendant à la régularisation de sa situation administrative depuis 2014, car elle excédait l’office du juge de l’exécution et relevait d’un litige distinct. La solution retenue est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 612-6 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA77-2309186(TA77-2309186)

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en exécution d'un jugement du 7 juin 2018, a examiné la demande de M. A visant à contraindre la commune d'Ivry-sur-Seine à réexaminer sa situation médicale et administrative suite à un refus de congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté comme irrecevable la demande de régularisation de la situation administrative de M. A depuis 2014, estimant qu'elle excédait l'objet du jugement initial et relevait d'un litige distinct. Sur le surplus des conclusions, le tribunal a constaté que la commune, malgré une mise en demeure, n'avait pas produit de mémoire en défense dans les délais, ce qui l'a conduit à appliquer l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du même code.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA77-2309182(TA77-2309182)

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en exécution d'un jugement du 16 juin 2022, a été saisi par M. A pour contraindre la commune d'Ivry-sur-Seine à appliquer les mesures ordonnées : placement rétroactif en congé de maladie à plein traitement et reconstitution de carrière. La commune a convoqué l'intéressé à une expertise médicale, mais le tribunal a constaté que la demande de régularisation de la situation administrative depuis 2014 excédait l'objet du jugement initial. La solution retenue est que cette demande est irrecevable car elle relève d'un litige distinct, conformément aux articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308970(TA77-2308970)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 juin 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision ayant été notifiée le 23 juin 2023 et la requête enregistrée le 30 août 2023, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois. Par suite, sans examiner les moyens soulevés, il a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenue sans objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308965(TA77-2308965)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve qu'elle ne pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, en application des articles L. 425-9 et L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2308476(TA77-2308476)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par une requérante demandant, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante n'ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions formulée par la juridiction en application de l'article R. 612-5-1 du même code, elle est réputée s'être désistée de sa requête. Par ordonnance du 28 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2306590(TA77-2306590)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 25 mai 2023 par lequel le sous-préfet de Fontainebleau avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante gabonaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La requérante contestait notamment la compétence de l'auteur de l'acte. Le tribunal a relevé d'office que le sous-préfet avait signé l'arrêté en son nom propre et non pour le préfet de Seine-et-Marne, en méconnaissance des articles R. 311-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des règles de délégation de signature. Cette incompétence a entraîné l'annulation de l'arrêté dans son intégralité.

Résumé IA