Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2410527(TA77-2410527)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait le remboursement d’un crédit de TVA de 3 498 euros pour 2023. L’administration fiscale avait refusé la demande en raison de sa tardiveté, et M. B s’est borné à invoquer son ignorance des délais, ce qui constitue un moyen inopérant. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet de la requête après l’expiration du délai de recours.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410663(TA77-2410663)

Requête de Mme B devant le Tribunal administratif de Melun, visant à obtenir un duplicata de carte de résident. La requête a été rejetée par ordonnance du 28 novembre 2024 pour irrecevabilité manifeste, faute pour la requérante d’avoir exposé des moyens ou des conclusions, et ce malgré l’absence de régularisation dans le délai de recours. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2202984(TA77-2202984)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant les avis de recouvrement émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour un montant de 462 euros suite à une intervention au domicile d’un particulier le 10 janvier 2022. Le tribunal a jugé que l’intervention du SDIS ne relevait pas d’une mission de service public au sens de l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales, mais d’une demande de la société EPS, justifiant ainsi l’application de la participation aux frais prévue à l’article L. 1424-42 du même code. Il a également estimé que le forfait appliqué par le SDIS était légal et que la société EPS, en tant que bénéficiaire de l’intervention, était redevable de la somme réclamée. Les demandes d’annulation et de décharge ont donc été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2106842(TA77-2106842)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant l'avis de recouvrement émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour une intervention au domicile de clients. La société soutenait que l'intervention relevait d'une mission de service public (secours d'urgence) au sens de l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales, ce qui exclurait toute participation aux frais. Le tribunal a jugé que l'intervention, déclenchée par une alarme de téléassistance sans urgence avérée, ne se rattachait pas directement aux missions de service public du SDIS. En conséquence, la participation aux frais prévue à l'article L. 1424-42 du même code était légalement applicable, et la demande d'annulation a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2106686(TA77-2106686)

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme B contestant la décision du 8 juillet 2021 de la cheffe d'établissement du centre pénitentiaire du Sud-Francilien, qui imposait un parloir avec hygiaphone lors de ses visites à son compagnon détenu. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur des raisons sérieuses de redouter un incident, conformément à l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale (désormais R. 341-13 du code pénitentiaire). Il a jugé que la mesure, proportionnée et justifiée par la sécurité, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2107644(TA77-2107644)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, professeur, qui sollicitait une expertise sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative pour constater des irrégularités dans son dossier administratif. Le juge des référés a estimé que cette demande portait sur des questions de droit et non sur la simple constatation de faits, ce que n'autorise pas cet article. La solution retenue est le rejet de la requête, sans désignation d'expert.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2207097(TA77-2207097)

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, agent du centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys, contestant l'arrêté du 9 juin 2022 retirant la reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident du 17 février 2022. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de signature, l'arrêté étant accompagné d'un courrier signé permettant d'identifier son auteur. Cependant, il a annulé l'arrêté attaqué, considérant que l'accident survenu dans le temps et le lieu du service bénéficie de la présomption d'imputabilité au service prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La solution retenue est l'annulation de la décision de retrait.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2402060(TA77-2402060)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement de M. B sur ses conclusions principales en annulation et injonction, le requérant ne maintenant que sa demande de frais de justice. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'Etat, considéré comme partie perdante, à verser à M. B une somme de 800 euros au titre des frais exposés. La décision a été rendue le 28 novembre 2024 par le président de la 3ème chambre.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301493(TA77-2301493)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation et que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2302977(TA77-2302977)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Val-de-Marne le 17 février 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le refus de séjour n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304156(TA77-2304156)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 janvier 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, faute pour Mme B de justifier d'une résidence habituelle en France depuis l'âge de treize ans. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une vie commune stable avec son partenaire et de l'intérêt supérieur des enfants. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et pays de destination ont été maintenues.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2210555(TA77-2210555)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, assistant socio-éducatif, d’une demande d’indemnisation pour la prolongation illégale de sa suspension de fonctions entre le 22 octobre 2021 et le 16 août 2022. Le requérant soutenait que le département du Val-de-Marne avait commis une faute en ne le réintégrant pas à l’expiration du délai de quatre mois prévu par l’article 30 de la loi du 13 juillet 1983 (codifié à l’article L. 531-2 du code général de la fonction publique), en l’absence de poursuites pénales. Le tribunal a jugé que la suspension ne pouvait être prolongée au-delà de quatre mois sans engagement de poursuites pénales, engageant ainsi la responsabilité du département.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2304245(TA77-2304245)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 27 mars 2023 par laquelle le sous-préfet de Nogent-sur-Marne a rejeté la demande de titre de séjour de M. D, ressortissant camerounais. La solution retenue est fondée sur un moyen relevé d'office : l'incompétence de l'auteur de l'acte, le sous-préfet ayant signé la décision en son nom propre sans mentionner une délégation de signature du préfet, en méconnaissance des articles R. 311-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 611-7 du code de justice administrative. Le tribunal enjoint à la préfète du Val-de-Marne de procéder au réexamen de la demande de M. D dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407959(TA77-2407959)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 juin 2024 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, malgré l’absence de renouvellement de son récépissé. La requête a été rejetée sans examen des moyens tirés de la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2202983(TA77-2202983)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant un titre exécutoire émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour le recouvrement de 462 euros. Le tribunal a jugé que l'intervention du SDIS, déclenchée par une alarme de téléassistance sans nécessité de secours d'urgence, ne se rattachait pas directement aux missions de service public définies à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la participation aux frais était légalement fondée sur l'article L. 1424-42 du même code, la société EPS étant considérée comme bénéficiaire de l'intervention. La demande de la société a été rejetée, y compris ses conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308970(TA77-2308970)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 juin 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision ayant été notifiée le 23 juin 2023 et la requête enregistrée le 30 août 2023, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois. Par suite, sans examiner les moyens soulevés, il a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenue sans objet.

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DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA77-2309182(TA77-2309182)

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en exécution d'un jugement du 16 juin 2022, a été saisi par M. A pour contraindre la commune d'Ivry-sur-Seine à appliquer les mesures ordonnées : placement rétroactif en congé de maladie à plein traitement et reconstitution de carrière. La commune a convoqué l'intéressé à une expertise médicale, mais le tribunal a constaté que la demande de régularisation de la situation administrative depuis 2014 excédait l'objet du jugement initial. La solution retenue est que cette demande est irrecevable car elle relève d'un litige distinct, conformément aux articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

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DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA77-2309186(TA77-2309186)

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en exécution d'un jugement du 7 juin 2018, a examiné la demande de M. A visant à contraindre la commune d'Ivry-sur-Seine à réexaminer sa situation médicale et administrative suite à un refus de congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté comme irrecevable la demande de régularisation de la situation administrative de M. A depuis 2014, estimant qu'elle excédait l'objet du jugement initial et relevait d'un litige distinct. Sur le surplus des conclusions, le tribunal a constaté que la commune, malgré une mise en demeure, n'avait pas produit de mémoire en défense dans les délais, ce qui l'a conduit à appliquer l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2306578(TA77-2306578)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant éthiopien, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le requérant invoquait notamment un défaut d'entretien de vulnérabilité, une insuffisance de motivation et une erreur de droit. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure était régulière au regard des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le refus de l'OFII.

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DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

TA77-2309188(TA77-2309188)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 20 septembre 2018, a examiné les injonctions faites à la commune d’Ivry-sur-Seine de réexaminer la demande de reconnaissance d’imputabilité au service des arrêts maladie de M. A et sa demande de congé de longue maladie ou longue durée. La commune a justifié avoir convoqué M. A à une expertise médicale le 31 mai 2023, démontrant ainsi une mesure d’exécution. Le tribunal a rejeté comme irrecevable la demande de M. A tendant à la régularisation de sa situation administrative depuis 2014, car elle excédait l’office du juge de l’exécution et relevait d’un litige distinct. La solution retenue est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 612-6 du code de justice administrative.

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