Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2304245(TA77-2304245)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 27 mars 2023 par laquelle le sous-préfet de Nogent-sur-Marne a rejeté la demande de titre de séjour de M. D, ressortissant camerounais. La solution retenue est fondée sur un moyen relevé d'office : l'incompétence de l'auteur de l'acte, le sous-préfet ayant signé la décision en son nom propre sans mentionner une délégation de signature du préfet, en méconnaissance des articles R. 311-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 611-7 du code de justice administrative. Le tribunal enjoint à la préfète du Val-de-Marne de procéder au réexamen de la demande de M. D dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA77-2411776(TA77-2411776)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, réfugiée, d'une demande d'injonction visant à résoudre un blocage technique sur la plateforme ANEF l'empêchant de renouveler sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à la requérante un récépissé valable jusqu'au 5 mai 2025, régularisant ainsi sa situation. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411832(TA77-2411832)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de carte de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à la requérante une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'en janvier 2025 et lui a fixé un rendez-vous pour finaliser son dossier. Le juge a constaté que ces mesures rendaient sans objet les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2110846(TA77-2110846)
Le Tribunal administratif de Melun, par une ordonnance du 28 novembre 2024, a donné acte du désistement de la requête de M. B D et M. C A. Ceux-ci demandaient la réduction de leurs cotisations d'impôt sur le revenu pour l'année 2020. Saisis sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils n'ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc constaté leur désistement d'office.
N° TA77-2411939(TA77-2411939)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir convoqué l'intéressé le 14 octobre 2024 pour la remise d'un récépissé, sans que M. A ne conteste le suivi effectif de cette procédure. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411957(TA77-2411957)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, réfugié, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé. Le juge rappelle qu'il ne peut enjoindre la délivrance d'un titre de séjour, mesure non provisoire. Il estime également que la demande de récépissé ferait obstacle à l'exécution des décisions implicites de rejet nées du silence de l'administration sur ses demandes, en application des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2105524(TA77-2105524)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus de Voies navigables de France (VNF) d'entretenir la Seine à Choisy-le-Roi, invoquant des problèmes de salubrité publique. Le tribunal a requalifié la demande en conclusions de plein contentieux, estimant que le refus de VNF liait le contentieux et que de telles conclusions à fin d'injonction ne sont recevables qu'en complément de conclusions indemnitaires. En l'absence de conclusions indemnitaires, la requête a été jugée irrecevable. La décision est fondée sur les principes généraires de la responsabilité administrative et les articles L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2207097(TA77-2207097)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, agent du centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys, contestant l'arrêté du 9 juin 2022 retirant la reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident du 17 février 2022. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de signature, l'arrêté étant accompagné d'un courrier signé permettant d'identifier son auteur. Cependant, il a annulé l'arrêté attaqué, considérant que l'accident survenu dans le temps et le lieu du service bénéficie de la présomption d'imputabilité au service prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. La solution retenue est l'annulation de la décision de retrait.
N° TA77-2308476(TA77-2308476)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par une requérante demandant, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante n'ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions formulée par la juridiction en application de l'article R. 612-5-1 du même code, elle est réputée s'être désistée de sa requête. Par ordonnance du 28 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA77-2414594(TA77-2414594)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour la remise de son titre de séjour. La requérante s’étant désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 25 novembre 2024, le juge a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte. L’affaire est ainsi close sans examen au fond, et aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA77-2311012(TA77-2311012)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète du Val-de-Marne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le président de la formation de jugement, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par cette ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA77-2205287(TA77-2205287)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant un avis de sommes à payer émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour une intervention consécutive au déclenchement d’une alarme de téléassistance. Le tribunal a jugé que cette intervention, motivée par une alarme sans détresse avérée, ne se rattachait pas directement aux missions de service public de secours d’urgence définies à l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, le SDIS était fondé à réclamer une participation aux frais à la société EPS, considérée comme bénéficiaire de l’intervention, sur le fondement de l’article L. 1424-42 du même code. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante.
N° TA77-2204058(TA77-2204058)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de plusieurs administrés demandant l’annulation de la délibération du 30 mars 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Mammès a approuvé le compte administratif 2021. Les requérants soutenaient que le maire était resté présent dans la salle et avait participé au vote, en méconnaissance de l’article L. 2121-14 du code général des collectivités territoriales, qui impose son retrait lors du vote sur son propre compte administratif. Le tribunal a constaté, sur la base d’une vidéo et d’un constat d’huissier, qu’aucun président de séance n’avait été élu et que le maire était resté dans la salle pendant le vote, en violation des dispositions précitées. En conséquence, le tribunal a annulé la délibération attaquée.
N° TA77-2107644(TA77-2107644)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, professeur, qui sollicitait une expertise sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative pour constater des irrégularités dans son dossier administratif. Le juge des référés a estimé que cette demande portait sur des questions de droit et non sur la simple constatation de faits, ce que n'autorise pas cet article. La solution retenue est le rejet de la requête, sans désignation d'expert.
N° TA77-2106686(TA77-2106686)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme B contestant la décision du 8 juillet 2021 de la cheffe d'établissement du centre pénitentiaire du Sud-Francilien, qui imposait un parloir avec hygiaphone lors de ses visites à son compagnon détenu. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur des raisons sérieuses de redouter un incident, conformément à l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale (désormais R. 341-13 du code pénitentiaire). Il a jugé que la mesure, proportionnée et justifiée par la sécurité, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.
N° TA77-2106842(TA77-2106842)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant l'avis de recouvrement émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour une intervention au domicile de clients. La société soutenait que l'intervention relevait d'une mission de service public (secours d'urgence) au sens de l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales, ce qui exclurait toute participation aux frais. Le tribunal a jugé que l'intervention, déclenchée par une alarme de téléassistance sans urgence avérée, ne se rattachait pas directement aux missions de service public du SDIS. En conséquence, la participation aux frais prévue à l'article L. 1424-42 du même code était légalement applicable, et la demande d'annulation a été rejetée.
N° TA77-2308970(TA77-2308970)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 juin 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé que la requête était irrecevable car tardive, la décision ayant été notifiée le 23 juin 2023 et la requête enregistrée le 30 août 2023, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois. Par suite, sans examiner les moyens soulevés, il a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenue sans objet.
N° TA77-2110512(TA77-2110512)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande indemnitaire de Mme B, agent contractuel de la commune de Meaux, qui sollicitait 16 650 euros en réparation de préjudices liés à un recours abusif aux contrats à durée déterminée, au refus de la titulariser et à l’illégalité de son licenciement. Le tribunal a jugé que le recours aux contrats à durée déterminée n’était pas abusif au regard des dispositions de la loi du 26 janvier 1984, que le refus de titularisation n’était pas fautif, et que le licenciement pour insuffisance professionnelle, bien que contesté sur la procédure et le fond, n’était pas entaché d’illégalité fautive. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, de même que les demandes accessoires.
N° TA77-2203195(TA77-2203195)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par la société Futura Internationale d’une demande indemnitaire visant à réparer le préjudice subi suite au retrait de ses qualifications par l’association Qualibat. Le tribunal a relevé d’office son incompétence pour connaître des conclusions indemnitaires liées au retrait des qualifications Qualibat, considérant que l’association n’exerce pas de prérogative de puissance publique pour la seule délivrance de ces qualifications, contrairement à la mention "Reconnu Garant de l’Environnement" (RGE). En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître, sans se prononcer sur le fond du litige. Cette solution s’appuie sur les principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction administrative et judiciaire.
N° TA77-2408051(TA77-2408051)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante gabonaise demandant une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une première demande de titre de séjour "étudiant". La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. En revanche, l'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.