Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2308783(TA77-2308783)

Contestation d'une majoration d'amende forfaitaire pour infraction au code de la route. Le Tribunal administratif de Melun se déclare incompétent. Il juge que ce litige, relatif au recouvrement d'une amende pénale, relève de la compétence de la juridiction judiciaire. La requête est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en application des articles 529-2, 529-9 et 530-2 du code de procédure pénale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403202(TA77-2403202)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du 26 février 2024 de la préfète du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du même code, en raison du rejet définitif de la demande d'asile de l'intéressé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2106686(TA77-2106686)

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme B contestant la décision du 8 juillet 2021 de la cheffe d'établissement du centre pénitentiaire du Sud-Francilien, qui imposait un parloir avec hygiaphone lors de ses visites à son compagnon détenu. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de la procédure contradictoire et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur des raisons sérieuses de redouter un incident, conformément à l'article R. 57-8-12 du code de procédure pénale (désormais R. 341-13 du code pénitentiaire). Il a jugé que la mesure, proportionnée et justifiée par la sécurité, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2411776(TA77-2411776)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, réfugiée, d'une demande d'injonction visant à résoudre un blocage technique sur la plateforme ANEF l'empêchant de renouveler sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à la requérante un récépissé valable jusqu'au 5 mai 2025, régularisant ainsi sa situation. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2210555(TA77-2210555)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, assistant socio-éducatif, d’une demande d’indemnisation pour la prolongation illégale de sa suspension de fonctions entre le 22 octobre 2021 et le 16 août 2022. Le requérant soutenait que le département du Val-de-Marne avait commis une faute en ne le réintégrant pas à l’expiration du délai de quatre mois prévu par l’article 30 de la loi du 13 juillet 1983 (codifié à l’article L. 531-2 du code général de la fonction publique), en l’absence de poursuites pénales. Le tribunal a jugé que la suspension ne pouvait être prolongée au-delà de quatre mois sans engagement de poursuites pénales, engageant ainsi la responsabilité du département.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411832(TA77-2411832)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de carte de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à la requérante une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'en janvier 2025 et lui a fixé un rendez-vous pour finaliser son dossier. Le juge a constaté que ces mesures rendaient sans objet les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2414594(TA77-2414594)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour la remise de son titre de séjour. La requérante s’étant désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 25 novembre 2024, le juge a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte. L’affaire est ainsi close sans examen au fond, et aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2106842(TA77-2106842)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant l'avis de recouvrement émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour une intervention au domicile de clients. La société soutenait que l'intervention relevait d'une mission de service public (secours d'urgence) au sens de l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales, ce qui exclurait toute participation aux frais. Le tribunal a jugé que l'intervention, déclenchée par une alarme de téléassistance sans urgence avérée, ne se rattachait pas directement aux missions de service public du SDIS. En conséquence, la participation aux frais prévue à l'article L. 1424-42 du même code était légalement applicable, et la demande d'annulation a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2411939(TA77-2411939)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir convoqué l'intéressé le 14 octobre 2024 pour la remise d'un récépissé, sans que M. A ne conteste le suivi effectif de cette procédure. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2202983(TA77-2202983)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant un titre exécutoire émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour le recouvrement de 462 euros. Le tribunal a jugé que l'intervention du SDIS, déclenchée par une alarme de téléassistance sans nécessité de secours d'urgence, ne se rattachait pas directement aux missions de service public définies à l'article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la participation aux frais était légalement fondée sur l'article L. 1424-42 du même code, la société EPS étant considérée comme bénéficiaire de l'intervention. La demande de la société a été rejetée, y compris ses conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2202984(TA77-2202984)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant les avis de recouvrement émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour un montant de 462 euros suite à une intervention au domicile d’un particulier le 10 janvier 2022. Le tribunal a jugé que l’intervention du SDIS ne relevait pas d’une mission de service public au sens de l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales, mais d’une demande de la société EPS, justifiant ainsi l’application de la participation aux frais prévue à l’article L. 1424-42 du même code. Il a également estimé que le forfait appliqué par le SDIS était légal et que la société EPS, en tant que bénéficiaire de l’intervention, était redevable de la somme réclamée. Les demandes d’annulation et de décharge ont donc été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2110512(TA77-2110512)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande indemnitaire de Mme B, agent contractuel de la commune de Meaux, qui sollicitait 16 650 euros en réparation de préjudices liés à un recours abusif aux contrats à durée déterminée, au refus de la titulariser et à l’illégalité de son licenciement. Le tribunal a jugé que le recours aux contrats à durée déterminée n’était pas abusif au regard des dispositions de la loi du 26 janvier 1984, que le refus de titularisation n’était pas fautif, et que le licenciement pour insuffisance professionnelle, bien que contesté sur la procédure et le fond, n’était pas entaché d’illégalité fautive. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, de même que les demandes accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412850(TA77-2412850)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A C, ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de l'accueillir pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait convoqué le requérant le 31 octobre 2024 pour l'enregistrement de sa demande. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée ayant perdu son objet. Il a toutefois admis provisoirement M. A C au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412724(TA77-2412724)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'annulation du refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "salarié". En défense, la préfète a justifié que M. A avait été convoqué le 19 novembre 2024 pour le dépôt de sa demande, ce que le requérant n'a pas contesté. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2311012(TA77-2311012)

Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la préfète du Val-de-Marne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le président de la formation de jugement, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par cette ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403883(TA77-2403883)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 28 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), malgré la présence régulière de deux de ses frères en France. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas de preuves suffisantes des risques personnels qu'il alléguait encourir en cas de retour en Turquie, écartant ainsi la violation de l'article 3 de la Convention. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 (4°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2205287(TA77-2205287)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la société Euro Protection Surveillance (EPS) contestant un avis de sommes à payer émis par le SDIS de Seine-et-Marne pour une intervention consécutive au déclenchement d’une alarme de téléassistance. Le tribunal a jugé que cette intervention, motivée par une alarme sans détresse avérée, ne se rattachait pas directement aux missions de service public de secours d’urgence définies à l’article L. 1424-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, le SDIS était fondé à réclamer une participation aux frais à la société EPS, considérée comme bénéficiaire de l’intervention, sur le fondement de l’article L. 1424-42 du même code. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA77-2110846(TA77-2110846)

Le Tribunal administratif de Melun, par une ordonnance du 28 novembre 2024, a donné acte du désistement de la requête de M. B D et M. C A. Ceux-ci demandaient la réduction de leurs cotisations d'impôt sur le revenu pour l'année 2020. Saisis sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils n'ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc constaté leur désistement d'office.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403203(TA77-2403203)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 22 février 2024 du préfet de Seine-et-Marne l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment précise. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée du séjour de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2111027(TA77-2111027)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du garde des sceaux du 29 septembre 2021 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le maintien de l'inscription, fondé sur l'article D. 276-1 du code de procédure pénale et la circulaire du 15 octobre 2012, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des antécédents de l'intéressé (appartenance à la criminalité organisée, tentatives d'évasion) et de son comportement en détention.

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