Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2313604(TA77-2313604)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, demandant l'annulation de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le requérant, entré en France en 2017, ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable et intense pour méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision contestée n'a pas été jugée entachée d'erreur manifeste d'appréciation, et le défaut de motivation n'a pas été retenu comme illégal en l'absence de demande de communication des motifs. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313502(TA77-2313502)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que la requérante, célibataire et âgée de 33 ans, ne justifiait pas de liens privés et familiaux suffisamment stables et durables en France pour que son droit au respect de sa vie privée et familiale soit violé. En outre, son insertion professionnelle récente et partielle ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2107954(TA77-2107954)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme A, qui sollicitaient la réduction de leurs cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2018. Les requérants soutenaient que les sommes qu'ils avaient restituées aux sociétés dont M. A est gérant, après avoir été imposées comme revenus distribués, devaient être déductibles de leur revenu global. Le tribunal a jugé que les contribuables n'ont pas apporté la preuve de la réalité de ces restitutions, condition nécessaire pour bénéficier de la déduction prévue à l'article 156 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, l'administration ayant à bon droit refusé les déductions opérées par les déclarations rectificatives.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2311142(TA77-2311142)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. En cours d’instance, l’administration a accordé le regroupement familial sollicité par une décision expresse du 10 octobre 2023. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2311139(TA77-2311139)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant chinois, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Val-de-Marne le 14 septembre 2022. La requête a été jugée irrecevable en raison de sa tardiveté, le pli recommandé contenant la décision ayant été régulièrement notifié à l'intéressé le 21 septembre 2022 et le délai de recours de trente jours n'ayant pas été respecté. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 614-1 et L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour constater cette irrecevabilité.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2311053(TA77-2311053)

Le Tribunal administratif de Melun annule l’obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Val-de-Marne le 21 septembre 2023 à l’encontre de Mme C, ressortissante tunisienne. La décision est annulée pour défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle, l’arrêté ayant erronément mentionné une nationalité algérienne au lieu de tunisienne. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. La solution est fondée sur les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et L. 911-2 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA77-2100110(TA77-2100110)

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus du maire de Chessy d’entretenir une vigne vierge et de réaliser des travaux d’isolation et d’étanchéité sur son logement. En conséquence, l’instance est close sans qu’il soit statué sur le fond du litige. Par ailleurs, M. A est condamné à verser 250 euros à la commune de Chessy au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2312603(TA77-2312603)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, s'est déclaré incompétent pour connaître du refus d'attribution de la prestation de compensation du handicap (PCH) opposé à M. B par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Val-de-Marne. Il a transmis cette partie du litige au pôle social du tribunal judiciaire de Créteil, compétent en application des articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles. S'agissant du refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, le tribunal a rejeté les conclusions comme manifestement irrecevables, faute pour le requérant d'avoir produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310178(TA77-2310178)

Rejet d'une requête indemnitaire. Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de la commune de Villeneuve-Saint-Georges à lui verser 1 850 euros pour un préjudice lié à un retard de transmission d'un certificat de cessation de paiement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l'administration rejetant sa réclamation préalable ou la preuve du dépôt de celle-ci, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2312422(TA77-2312422)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B contestant une rectification de son revenu imposable pour 2021, assortie d’une majoration de 10 %. La requête a été jugée manifestement irrecevable faute pour la requérante d’avoir justifié du dépôt d’une réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration fiscale, conformément aux articles R. 190-1 du livre des procédures fiscales et L. 199 du même code. Mme B n’a pas non plus régularisé la présentation de ses pièces jointes en fichiers distincts, comme exigé par l’article R. 414-5 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313819(TA77-2313819)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de Mme D, qui contestait la décision de l’OFPRA du 26 septembre 2023 prononçant la clôture de l’examen de la demande d’asile de sa fille mineure. Le tribunal a constaté que la reconnaissance du statut de réfugié avait déjà été accordée à l’enfant par une décision antérieure, de sorte que la décision attaquée ne pouvait avoir pour effet de la radier des bases de données. La requête était donc dépourvue d’objet dès son introduction. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313095(TA77-2313095)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de Créteil de réexaminer son reclassement d'échelon après son intégration en 2021. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la médiation préalable obligatoire prévue par le décret n° 2022-433 du 22 mars 2022 et l'arrêté du 30 mars 2022, applicable aux litiges relatifs au classement des agents publics. Malgré une demande de régularisation, Mme A n'a pas justifié de l'exercice de cette médiation. Le dossier a été transmis au médiateur de l'académie de Créteil.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413724(TA77-2413724)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer pour retirer son titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge constate que le silence gardé pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet le 29 mars 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, les mesures sollicitées sont dépourvues d’utilité et feraient obstacle à l’exécution de cette décision implicite. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414258(TA77-2414258)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. S contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 16 septembre 2024 renouvelant des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) pour trois mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation et la disproportion des mesures, ainsi que la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les mesures étaient fondées sur les articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, et que la menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics en lien avec le risque d'acte terroriste était établie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté ministériel.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310747(TA77-2310747)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant le refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requérante n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles, et n’a pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400611(TA77-2400611)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a rappelé qu'aucun texte ne fixe de délai pour recevoir un étranger, mais que l'administration doit lui fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, notamment en cas de renouvellement de titre. La condition d'urgence est en principe remplie pour une demande de renouvellement, et le juge peut enjoindre au préfet de communiquer une date de rendez-vous si l'étranger établit ne pas avoir pu en obtenir malgré des tentatives répétées. La solution retenue dépendra de la démonstration par Mme A de ses démarches infructueuses, les textes appliqués étant les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les articles L. 431-1, L. 431-3, R. 431-3, R. 431-10, R. 431-12, R. 431-14 et R. 431-15 du code de l'entrée et du

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2313835(TA77-2313835)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 12 368,28 euros pour la période de juillet 2019 à mai 2022. La requête était irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, M. A C n'a pas fourni la preuve de ce recours dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2312924(TA77-2312924)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui avait saisi la juridiction d’un recours hiérarchique contre une décision de classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le tribunal rappelle qu’il n’est pas compétent pour statuer sur un recours hiérarchique, cette compétence relevant exclusivement de l’administration. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, la saisine est jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction contradictoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2312733(TA77-2312733)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la saisine de M. A, qui avait transmis un recours gracieux contre un arrêté ministériel relatif au tableau d'avancement au grade de brigadier de police pour 2023. La juridiction a rappelé qu'il ne lui appartient pas de statuer sur un recours gracieux, l'administration étant seule compétente pour ce faire. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313520(TA77-2313520)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de Pôle emploi de l’inscrire sur la liste des demandeurs d’emploi. La juridiction a considéré que cette décision relevait de la médiation préalable obligatoire prévue par les articles L. 213-11 du code de justice administrative et R. 5312-47 du code du travail. M. B n’ayant pas justifié avoir saisi le médiateur régional de Pôle emploi malgré une demande de régularisation, sa requête a été jugée manifestement irrecevable. Le dossier a été transmis au médiateur compétent.

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