Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310755(TA77-2310755)

Le Tribunal administratif de Melun (14ème chambre, DALO) a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation du Val-de-Marne, visant à faire reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas produit les pièces justificatives obligatoires, notamment la justification d'un droit au séjour pour les membres de sa famille, comme l'exige l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation et l'arrêté du 22 décembre 2020. En conséquence, la commission de médiation était fondée à rejeter le recours, et la décision implicite de rejet a été jugée légale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2106688(TA77-2106688)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration avait le choix de recouvrer les impositions par voie de rôle plutôt que par avis de mise en recouvrement, conformément à l'article 1658 du code général des impôts. Il a également estimé que l'administration n'avait pas justifié de l'existence de manœuvres frauduleuses au sens de l'article 1729 du code général des impôts, mais a confirmé le bien-fondé des rectifications. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2206046(TA77-2206046)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le retrait d’une autorisation tacite de déclaration préalable par le maire de Champigny-sur-Marne. Le requérant invoquait une mauvaise gestion administrative et l’absence d’information sur l’obtention de l’autorisation. Le tribunal a estimé que ces arguments ne constituaient pas des moyens de droit opérants, en se fondant sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée comme manifestement infondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2206419(TA77-2206419)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Choisy-le-Roi du 15 juin 2022 ordonnant la fermeture de l'Hôtel Le Pompadour pour des motifs de sécurité. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment le caractère brutal de la décision et l'avancement des travaux, étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précis pour être examinés. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou non assorties de précisions suffisantes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2206691(TA77-2206691)

Permis de construire. Tribunal administratif de Melun. Désistement d'office de la requérante, Mme A, pour défaut de confirmation du maintien de ses conclusions après retrait du permis attaqué par la commune. Application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2206767(TA77-2206767)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B D, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 juin 2022 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car tardive, et a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés. La décision s'appuie sur les articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public que représente le requérant, condamné pour violences.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2211191(TA77-2211191)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire d’Egreville de reconnaître son accident de service comme imputable au service. La requérante s’est désistée de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, Mme A a été condamnée à verser 250 euros à la commune d’Egreville au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2105936(TA77-2105936)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, associé unique de la société Noam Fragrances, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2017. L'administration fiscale avait estimé que M. B avait perçu 20 000 euros de dividendes, correspondant à des bénéfices non mis en réserve et à une variation du report à nouveau entre 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du droit à l'erreur n'était pas fondé, le bilan rectificatif produit étant non signé et non déposé auprès de l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement des articles 12, 109 et 156 du code général des impôts, ainsi que des articles L. 123-14, L. 123-15 et L. 123-19 du code de commerce.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409958(TA77-2409958)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. et Mme D d’une demande de suspension de la décision rejetant leur demande d’instruction en famille pour leur fils, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate qu’il a déjà statué au fond sur la requête en annulation de cette même décision par un jugement du 25 octobre 2024. En conséquence, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405996(TA77-2405996)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant algérien marié à une citoyenne européenne. Le requérant demandait d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison d'un blocage du site internet de l'ANEF. Le juge estime que l'urgence n'est pas établie, faute pour M. A de démontrer la réalité du dysfonctionnement technique allégué et de justifier avoir utilisé la procédure alternative prévue par l'arrêté du 1er août 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure n'étant pas remplies.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2105774(TA77-2105774)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SAS Distribution Franprix, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour 2018, pour un montant de 1 274 993 euros. La société soutenait que son établissement ne répondait pas à la définition d'établissement industriel issue d'une instruction du 1er octobre 1941, à laquelle elle attribuait une valeur législative. Le tribunal a jugé que cette définition n'était plus en vigueur, car elle était liée à une majoration de valeur locative abrogée par la loi du 2 février 1968. La demande a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414835(TA77-2414835)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de 24 mois. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut d'examen, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du principe du contradictoire, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la situation personnelle et familiale de M. A ne faisait pas obstacle à son éloignement, compte tenu des faits de vol en réunion commis sur des personnes vulnérables. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 251-1 et L. 922-2.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2414703(TA77-2414703)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant chilien, contestant l'arrêté du préfet de police du 25 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence d'examen sérieux, la méconnaissance du principe du contradictoire et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2309472(TA77-2309472)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Soowe, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 1 321 euros pour juin 2023. La société contestait le refus de l'administration fiscale, motivé par l'absence d'opérations ouvrant droit à déduction depuis juillet 2022. Le tribunal a jugé que les arguments de la société, relatifs à ses difficultés de trésorerie et au développement de son activité, étaient inopérants dans le cadre du contentieux fiscal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2403811(TA77-2403811)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme B tendant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, prouvant la prise en compte de sa demande. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, mais a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2310720(TA77-2310720)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 24 août 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-de-Marne a rejeté sa demande de logement prioritaire et urgente (DALO). La requérante soutenait avoir fourni toutes les pièces demandées et invoquait l’insalubrité de son logement. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la commission de médiation avait légalement pu estimer que le dossier était incomplet, faute de production des justificatifs de ressources exigés par l’arrêté du 22 décembre 2020. La solution retenue repose sur les articles R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation et l’annexe dudit arrêté.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2310090(TA77-2310090)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation DALO, a examiné la requête de M. A B contestant le rejet implicite de son recours amiable visant à être reconnu comme demandeur prioritaire de logement. Le tribunal a constaté que la commission de médiation avait explicitement rejeté la demande par une décision du 26 octobre 2023, qui s'est substituée à la décision implicite initiale. Sur le fond, le juge a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, rappelant les conditions de saisine de la commission pour les personnes dépourvues de logement. La solution retenue est l'annulation de la décision du 26 octobre 2023 et l'injonction au préfet de reloger M. B sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2309959(TA77-2309959)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 13 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) du Val-de-Marne a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. B. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur d'appréciation en estimant que M. B ne remplissait pas les conditions de permanence de résidence en France, alors qu'il était titulaire d'une carte de séjour valable jusqu'en 2033, conformément à l'article R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. Il enjoint à la commission de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2309849(TA77-2309849)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A qui contestait le refus de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) de Seine-et-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La commission avait motivé son rejet par l’insuffisance des pièces justificatives fournies par la requérante, malgré une demande de complément. Le tribunal juge que Mme A, en se bornant à invoquer l’indécence de son logement sans contester le défaut de production des pièces obligatoires, n’est pas fondée à demander l’annulation de la décision. La solution est fondée sur les articles R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation et l’arrêté du 18 avril 2014.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2309797(TA77-2309797)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 22 juin 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-de-Marne avait rejeté le recours de Mme D B, qui vivait avec ses deux jeunes enfants dans un logement de 30 m², insalubre et suroccupé. Le tribunal a jugé que cette situation caractérisait un logement indécent et dangereux, relevant des critères de priorité et d'urgence prévus à l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent.

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