Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2313635(TA77-2313635)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour et la mesure d'éloignement. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2408915(TA77-2408915)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement d’instance de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui accorder un rendez-vous pour enregistrer sa demande de carte de résident. Le requérant, ayant obtenu un récépissé de carte de séjour valable, s’est désisté de sa requête tout en maintenant sa demande de frais. Le tribunal a rejeté cette demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à cette prétention dans les circonstances de l’espèce. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du même code.
N° TA77-2408708(TA77-2408708)
Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Melun – Non-lieu à statuer – Article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate que le préfet a délivré un titre de séjour à M. B le 17 septembre 2024, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. En revanche, il fait droit à sa demande de frais irrépétibles en condamnant l’État à lui verser 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2307154(TA77-2307154)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris à son encontre. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'intéressé ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier d'un droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2100236(TA77-2100236)
Désistement d'office. Le Tribunal administratif de Melun a constaté que Mme B, après avoir bénéficié d'une médiation et d'un versement de 7 740 euros par le département du Val-de-Marne, n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de sa requête tendant à l'annulation d'une décision implicite de rejet et à la condamnation du département à lui verser 30 524,28 euros. Le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA77-2400175(TA77-2400175)
Requête de Mme A contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour. Le Tribunal administratif de Melun, par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2204729(TA77-2204729)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en excès de pouvoir par Mme E, mère d'un patient ayant fait l'objet de soins psychiatriques sans consentement, était confronté à une demande d'injonction visant à imposer une hospitalisation d'office en unité pour malades difficiles et un traitement spécifique, ainsi qu'à une demande indemnitaire pour préjudice moral. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître de ces litiges. En application de l'article L. 3216-1 du code de la santé publique, les conséquences dommageables des décisions prises dans le cadre des soins psychiatriques sans consentement relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par ailleurs, le tribunal a jugé qu'il ne peut enjoindre à l'autorité administrative de prescrire des mesures médicales spécifiques, ces décisions relevant de l'appréciation des médecins. En conséquence, la requête de Mme E a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
N° TA77-2406556(TA77-2406556)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun rejette la demande d’expertise présentée par le syndicat des copropriétaires du 17 rue du Pont à Chennevières-sur-Marne sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que la mesure sollicitée est dépourvue d’utilité, dès lors qu’une expertise judiciaire a déjà été ordonnée par le tribunal judiciaire de Créteil le 30 mars 2023 pour les mêmes désordres. Il rappelle qu’il appartient au juge judiciaire d’étendre cette expertise à la commune de Chennevières-sur-Marne, rendant superflue une nouvelle mesure administrative. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2414643(TA77-2414643)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’indemnisation de préjudices résultant de la carence du recteur de l’académie de Créteil à lui remettre une attestation de fin de contrat, ainsi qu’une injonction de délivrance de ce document. Par un mémoire du 2 décembre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 décembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA77-2414536(TA77-2414536)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 octobre 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. A B au centre pénitentiaire de Fresnes. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en matière de prolongation de l'isolement, était renversée par les éléments fournis par l'administration, notamment le profil pénal du requérant et la nécessité de préserver l'ordre et la sécurité au sein de l'établissement. Aucun des moyens soulevés, tirés de l'irrégularité de la procédure (absence d'avis médical) ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2312084(TA77-2312084)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Val-de-Marne le 30 juin 2023. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en n'usant pas de son pouvoir de régularisation, ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA77-2110356(TA77-2110356)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d'une requête en plein contentieux par Mme B demandant la condamnation de l'académie de Créteil à lui verser 550 000 euros pour refus de titularisation, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu d'affectation de l'agent, soit Arnouville (Val-d'Oise). Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
N° TA77-2200217(TA77-2200217)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après avoir invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, sans obtenir de réponse. En l'absence de confirmation, Mme A est réputée s'être désistée, conformément à ces dispositions. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA77-2413594(TA77-2413594)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 août 2024 révoquant M. B, brigadier-chef de la Police nationale, pour acquisition et consommation de cannabis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la perte de revenus et de carrière invoquée étant inhérente à toute sanction disciplinaire et ne justifiant pas, en l'espèce, une urgence particulière nécessitant une suspension avant le jugement au fond. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, sans que les moyens soulevés (incompétence, erreur de procédure, disproportion) n'aient été examinés au stade du référé.
N° TA77-2413380(TA77-2413380)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision du SIEC refusant la modification de l'enseignement de spécialité de son fils pour le baccalauréat 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les conséquences alléguées sur l'obtention du diplôme et l'accès aux études supérieures ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance du principe d'égalité et de l'article D. 334-4 du code de l'éducation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA77-2414535(TA77-2414535)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a constaté que la décision du 26 septembre 2024 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) infligeant à la société AOL Sécurité Privée une interdiction d’exercer de 36 mois et une pénalité de 25 000 euros avait été retirée le 14 novembre 2024, avant l’audience. Ce retrait, notifié le 29 novembre, a privé d’objet la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, tout en condamnant le CNAPS à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2305318(TA77-2305318)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile somalien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 mars 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII pouvait légalement prendre cette décision au motif que M. A avait été déclaré en fuite le 2 février 2023, s'étant soustrait à l'exécution d'une mesure de transfert, et qu'il avait également abandonné son logement. Les moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'un vice de procédure, d'une erreur d'appréciation et d'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA77-2305311(TA77-2305311)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 avril 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen de sa situation personnelle, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, car M. A ne s'était pas présenté aux entretiens requis dans le cadre de sa demande d'asile.
N° TA77-2305088(TA77-2305088)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car M. C avait précédemment fait l'objet d'une suspension de ces conditions pour avoir présenté une nouvelle demande d'asile après un transfert vers l'Allemagne, puis d'une cessation pour non-respect des obligations liées à l'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-16.
N° TA77-2414066(TA77-2414066)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de provision de 350 000 euros présentée par Mme B contre le centre hospitalier Henri Mondor sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait un préjudice de carrière résultant d'actes qu'elle estimait inexistants et d'un défaut de communication de son dossier administratif. Le juge des référés a considéré que l'obligation de réparation n'était pas sérieusement contestable, faute pour Mme B d'établir avec un degré suffisant de certitude l'existence d'une créance. La décision rappelle qu'un acte inexistant suppose un vice d'une gravité exceptionnelle, non démontré en l'espèce.