Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2403381(TA77-2403381)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer à M. A un logement adapté à ses besoins et capacités avant le 1er mars 2025. M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre conforme, notamment en raison de son handicap et de la scolarisation de sa fille. L'ordonnance applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et assortit l'injonction d'une astreinte de 250 euros par mois de retard.
N° TA77-2406582(TA77-2406582)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par M. C sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant souhaitait faire évaluer son préjudice consécutif à une chute survenue le 7 juillet 2020 sur la voie publique, imputée à un défaut d’entretien de la chaussée. Le juge a estimé que les éléments produits (attestation tardive, photos non datées, absence de précisions sur les circonstances) ne rendaient pas suffisamment probable l’existence d’un fait générateur de responsabilité pour justifier l’utilité de la mesure. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les demandes subsidiaires de mise en cause d’Île-de-France Mobilités.
N° TA77-2406025(TA77-2406025)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée par son auteur, en violation de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé, M. B n'a pas remédié à ce défaut dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.
N° TA77-2405923(TA77-2405923)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne d’assurer l’hébergement d’urgence de Mme A épouse B, reconnue prioritaire par la commission de médiation, avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a constaté que l’État n’avait pas exécuté son obligation de résultat malgré la situation d’urgence persistante de la requérante, enceinte et hébergée à l’hôtel.
N° TA77-2414189(TA77-2414189)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension par un ressortissant soudanais réfugié, a pris acte du désistement de ce dernier de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le requérant, qui avait obtenu le statut de réfugié en 2021, se heurtait à des difficultés administratives entre les préfectures du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice, sans se prononcer sur le fond de la demande de titre de séjour.
N° TA77-2404935(TA77-2404935)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait une injonction pour obtenir une convocation en vue de déposer une demande de titre de séjour pour soins. Le juge a constaté que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, rendant la mesure sollicitée inutile et susceptible de faire obstacle à l'exécution de cette décision. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2405166(TA77-2405166)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute de circonstances particulières justifiant une nécessité immédiate, notamment en raison de l'absence de travail et de logement stable, et du dépôt tardif de la demande. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen au fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2409626(TA77-2409626)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits et moyens, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 21 août 2024, Mme A n’a pas produit les éléments requis dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du même code, rejette donc la requête sans examen au fond.
N° TA77-2411198(TA77-2411198)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate qu’il n’est pas territorialement compétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif du lieu de résidence de l’intéressé, soit Montreuil. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil.
N° TA77-2411205(TA77-2411205)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur la suspension du permis de conduire de M. A par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal se déclare territorialement incompétent pour connaître de la requête en excès de pouvoir. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Strasbourg, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA77-2414203(TA77-2414203)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant camerounais, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-de-Marne sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 27 février 2025. Le juge a constaté que cette délivrance privait d'objet la demande de suspension, le requérant ne contestant plus ce point. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2404912(TA77-2404912)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour "salarié" et des informations sur l'avancement de son dossier. Le juge estime que l'absence de renouvellement du récépissé après le 5 février 2024 révèle une décision implicite de rejet de la préfète du Val-de-Marne, rendant la demande inutile et contraire à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA77-2301129(TA77-2301129)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de la requête de M. B, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Le juge des référés avait déjà constaté un non-lieu à statuer en référé, le CNAPS ayant fait droit au recours gracieux de l’intéressé et délivré la carte. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal lui a donné acte de son désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA77-2415110(TA77-2415110)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une situation d’urgence particulière, condition nécessaire pour bénéficier de cette procédure spéciale, alors qu’il disposait de la voie de droit commun du référé suspension prévue à l’article L. 521-1 du même code. La décision a été prise par ordonnance motivée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2404938(TA77-2404938)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Madame B A, ressortissante guinéenne épouse d'un réfugié, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée le 14 mai 2024 pour le dépôt de son dossier, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, faute d'urgence persistante. La demande de frais irrépétibles a été rejetée. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411137(TA77-2411137)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de regroupement familial, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Palaiseau (Essonne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent.
N° TA77-2212173(TA77-2212173)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A contestant l'arrêté du maire de Sucy-en-Brie du 15 novembre 2022 les mettant en demeure d'interrompre des travaux. Les requérants n'ont soulevé que des moyens dépourvus de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, sans invoquer de disposition législative ou réglementaire méconnue ni produire de pièces justificatives. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la requête comme manifestement infondée.
N° TA77-2304860(TA77-2304860)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant, libéré de détention, n'avait fourni aucune adresse dans sa requête ni dans aucune pièce du dossier, mettant le tribunal dans l'impossibilité de lui notifier les actes de procédure. Ce défaut d'adresse n'ayant pas été régularisé dans le délai de recours, la requête a été jugée irrecevable sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA77-2209655(TA77-2209655)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par les sociétés Mousset et Cypréos France Eponges d’une demande d’indemnisation fondée sur l’illégalité fautive d’une décision de préemption du 20 mai 2019 prise par l’Établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF). Cette décision, annulée pour défaut de motivation et absence de réalité du projet d’aménagement, a causé des préjudices aux requérantes. Le tribunal a reconnu le principe de la responsabilité de l’EPFIF en raison de cette illégalité fautive. Il a ensuite évalué les préjudices, en appliquant les principes de réparation intégrale et en se fondant sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA77-2304852(TA77-2304852)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A pour contester le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle. En cours d'instance, le CNAPS a finalement délivré la carte, rendant le litige sans objet. Invité à confirmer le maintien de sa requête, M. A n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement d'office.