Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2408292(TA77-2408292)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant marocain, d'une demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en vue de la remise de sa carte de résident renouvelée. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 16 juillet 2024 pour retirer son titre, et M. A n'a pas contesté que cette remise ait eu lieu. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée étant devenue sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice.
N° TA77-2403488(TA77-2403488)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement à M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne le 14 septembre 2023, avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision se fonde sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat pour le droit au logement opposable. La demande de M. A au titre des frais d'instance a été rejetée.
N° TA77-2414973(TA77-2414973)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A B, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le seul refus de délivrance d'un titre de séjour ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2411185(TA77-2411185)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique classant sans suite sa demande de naturalisation pour incompétence territoriale. Le tribunal a estimé que cette décision de classement sans suite ne relevait pas des dispositions de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal de Nantes pour les recours contre les décisions du ministre chargé des naturalisations. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence territoriale revient au tribunal dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Nantes. Par conséquent, le tribunal de Melun a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA77-2403474(TA77-2403474)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement adapté à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 juillet 2023. Constatant l'absence d'offre effective dans le délai légal de six mois et l'urgence persistante, le juge a ordonné le relogement avant le 1er mars 2025, sous astreinte de 250 euros par mois de retard. Cette décision applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de logement.
N° TA77-2403554(TA77-2403554)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement à M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 27 juillet 2023, avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement. La décision se fonde sur les articles L. 300-1, L. 300-2 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de logement.
N° TA77-2403567(TA77-2403567)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de Mme A, qui demandait, sur le fondement du droit au logement opposable (articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation), qu'il soit enjoint à l'État de lui attribuer un logement. La requête a été jugée tardive, car introduite le 23 mars 2024, soit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qui courait à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 2 juin 2022. Le tribunal a toutefois précisé que ce rejet ne déliait pas l'État de son obligation de relogement.
N° TA77-2405923(TA77-2405923)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne d’assurer l’hébergement d’urgence de Mme A épouse B, reconnue prioritaire par la commission de médiation, avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a constaté que l’État n’avait pas exécuté son obligation de résultat malgré la situation d’urgence persistante de la requérante, enceinte et hébergée à l’hôtel.
N° TA77-2406582(TA77-2406582)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par M. C sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant souhaitait faire évaluer son préjudice consécutif à une chute survenue le 7 juillet 2020 sur la voie publique, imputée à un défaut d’entretien de la chaussée. Le juge a estimé que les éléments produits (attestation tardive, photos non datées, absence de précisions sur les circonstances) ne rendaient pas suffisamment probable l’existence d’un fait générateur de responsabilité pour justifier l’utilité de la mesure. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les demandes subsidiaires de mise en cause d’Île-de-France Mobilités.
N° TA77-2406002(TA77-2406002)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui attribuer un logement, suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant comme prioritaire. Le préfet a informé le tribunal que M. A avait été relogé le 30 juillet 2024 dans un logement social de type T2. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2406025(TA77-2406025)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée par son auteur, en violation de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé, M. B n'a pas remédié à ce défaut dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examiner le fond.
N° TA77-2410257(TA77-2410257)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation du Val-de-Marne pour un logement prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, elle ne contenait pas l’exposé des faits et moyens exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la demande sans examen au fond.
N° TA77-2414190(TA77-2414190)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était confronté à la demande de M. A, ressortissant algérien, contestant le classement sans suite de sa demande de renouvellement de certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a constaté qu’en cours d’instance, le préfet du Val-de-Marne avait convoqué l’intéressé pour procéder aux formalités nécessaires à la délivrance de son titre. En conséquence, le juge a estimé que la décision contestée avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence ou l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision initiale. Cette solution s’appuie sur les stipulations de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit le renouvellement automatique du certificat de résidence de dix ans.
N° TA77-2403381(TA77-2403381)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer à M. A un logement adapté à ses besoins et capacités avant le 1er mars 2025. M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre conforme, notamment en raison de son handicap et de la scolarisation de sa fille. L'ordonnance applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et assortit l'injonction d'une astreinte de 250 euros par mois de retard.
N° TA77-2304909(TA77-2304909)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Joinville-le-Pont le 14 janvier 2022. En cours d’instance, ce permis a été retiré par un arrêté du 4 avril 2024, devenu définitif, ce qui a privé d’objet les conclusions en annulation. Les requérants ont pris acte de ce retrait et n’ont maintenu que leurs demandes de frais de justice. Le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur l’annulation et rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA77-2409791(TA77-2409791)
Le Tribunal administratif de Melun a radié la requête de Mme A B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation du Val-de-Marne. La requête, enregistrée sous le n° 2409791, constituait un doublon de l'affaire n° 2406586, déjà en cours d'instruction. En application des principes de bonne administration de la justice, le tribunal a ordonné la radiation de cette seconde requête.
N° TA77-2411145(TA77-2411145)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 26 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant résidait à Auxerre (Yonne) à la date de l’arrêté, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Dijon en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA77-2414991(TA77-2414991)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour ne constituant pas, en soi, une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. La solution retenue est fondée sur l'absence d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA77-2410106(TA77-2410106)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation de Seine-et-Marne pour obtenir un logement prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, elle ne contenait pas l’exposé des faits et moyens exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA77-2415206(TA77-2415206)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Villeneuve-Saint-Georges fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 35 rue Emile Zola, présentant des désordres graves compromettant la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le danger (notamment son caractère imminent) et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.