Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2304957(TA77-2304957)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 26 avril 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a classé sans suite sa demande de naturalisation. Par un mémoire enregistré le 6 novembre 2024, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 10 décembre 2024.
N° TA77-2307003(TA77-2307003)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A pour contester des retraits de points sur son permis de conduire consécutifs à plusieurs infractions routières. Le requérant a informé le tribunal de son désistement, qui a été jugé pur et simple. Par une ordonnance du 10 décembre 2024, le vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA77-2401683(TA77-2401683)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de regroupement familial de M. C pour ses trois enfants, en raison d’un défaut de motivation. La préfète n’a pas communiqué les motifs de ce refus malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA77-2204937(TA77-2204937)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A contestant des décisions implicites de récupération d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d’activité. La requérante invoquait notamment un défaut de notification et de motivation des décisions, ainsi qu’une absence de preuve du versement des sommes. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à la remise de la dette en cas d’annulation de la décision de récupération. La solution retenue par le jugement n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats portaient sur l’application des articles R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA77-2413354(TA77-2413354)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la préfète du Val-de-Marne avait convoqué M. A B à un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour et la remise d'un récépissé, postérieurement à l'introduction de la requête. Cette circonstance a privé d'objet la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête.
N° TA77-2308037(TA77-2308037)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile pakistanais, qui contestait le refus de l'OFII de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que l'absence d'un nouvel entretien de vulnérabilité n'était pas requise pour une demande de rétablissement, et que la formation spécifique de l'agent ayant réalisé l'évaluation initiale n'était pas utilement contestée. En conséquence, la décision de l'OFII a été validée.
N° TA77-2415142(TA77-2415142)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant libanais, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de traiter sa demande de changement de statut et de renouveler son récépissé. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur les demandes de titre de séjour de l'intéressé avait fait naître des décisions implicites de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ces décisions implicites privent M. A du droit d'obtenir un nouveau récépissé, rendant les mesures sollicitées manifestement inutiles et contraires à l'exécution de ces décisions. La requête a donc été rejetée comme mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2415109(TA77-2415109)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C, ressortissant libanais, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le risque d’éloignement invoqué ne découlant pas directement du défaut de rendez-vous et aucune circonstance particulière ne justifiant une nécessité rapide de déposer sa demande. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2414974(TA77-2414974)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d’utilité, car le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la mesure sollicitée était de nature à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative.
N° TA77-2414870(TA77-2414870)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Val-de-Marne a produit un récépissé valable jusqu'au 2 juin 2025. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, devenues sans objet.
N° TA77-2313164(TA77-2313164)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 6 novembre 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a retiré l'autorisation de regroupement familial accordée à M. A pour son épouse et sa fille. La préfète avait motivé ce retrait par l'insuffisance des ressources et du logement, en tenant compte d'un enfant à naître. Le tribunal juge que les conditions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettent pas d'apprécier ces critères en fonction d'un enfant à naître, ce qui constitue une erreur de droit. En conséquence, la décision initiale d'octroi du regroupement familial est rétablie.
N° TA77-2414399(TA77-2414399)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue par le juge des référés, rejette la requête de Mme A qui demandait l’annulation du refus implicite de regroupement familial opposé par le préfet du Val-de-Marne. Le juge rappelle que, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il ne peut ni annuler une décision administrative ni condamner l’administration à des dommages et intérêts, ces demandes relevant du juge du fond. En l’absence de requête en annulation préalable, la demande de suspension est également irrecevable. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA77-2211215(TA77-2211215)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser à Mme C une provision de 15 000 euros. Cette somme indemnise le préjudice résultant de la carence fautive de la préfète du Val-de-Marne à exécuter le jugement du 25 juin 2020 lui enjoignant de reloger l'intéressée, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation). Le tribunal a jugé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, compte tenu du maintien de Mme C et de sa famille dans un logement insalubre, aggravé par des pathologies respiratoires, et de l'absence de relogement malgré l'injonction.
N° TA77-2411836(TA77-2411836)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. B de sa requête en annulation de la sanction d'exclusion de trois ans de tout établissement public d'enseignement supérieur prononcée par l'université Paris-Est Créteil. Ce désistement fait suite au rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, pour défaut de moyen sérieux, et à l'absence de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement sans examen au fond de la légalité de la sanction.
N° TA77-2414674(TA77-2414674)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance sous astreinte d'un récépissé et d'une attestation de dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que cette demande faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée.
N° TA77-2308119(TA77-2308119)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation et que Mme B ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition nécessaire à la délivrance du titre. En conséquence, la décision de refus a été jugée légale et la requête a été rejetée.
N° TA77-2415214(TA77-2415214)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la commune de Meaux, qui demandait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation pour examiner un immeuble menaçant ruine. La commune invoquait l’effondrement d’un pilier et une fragilisation des porteurs, mais n’a fourni aucun document justifiant l’état de danger de l’immeuble. En l’absence d’éléments probants, le juge des référés a estimé que le bien-fondé de la demande n’était pas établi. La requête a donc été rejetée sans désignation d’expert.
N° TA77-2400379(TA77-2400379)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir contre la décision du 19 décembre 2023 du président du conseil départemental du Val-de-Marne refusant de renouveler son contrat jeune majeur. Le tribunal constate que M. A n’a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 134-2 du code de l’action sociale et des familles avant de saisir le juge, malgré une mise en demeure de régularisation. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste conduit au rejet de la requête.
N° TA77-2204938(TA77-2204938)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A contestant des décisions implicites de récupération d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d’activité. La requérante invoquait notamment l’absence de notification régulière de l’indu, le défaut de motivation des décisions et l’absence de preuve du versement des sommes. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, estimant que l’administration n’avait pas démontré avoir notifié l’indu conformément à l’article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a enjoint au département de Seine-et-Marne et à la caisse d’allocations familiales de restituer les sommes récupérées.
N° TA77-2414718(TA77-2414718)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de statuer sur sa demande de regroupement familial déposée en avril 2022. Le juge constate que, faute de décision explicite dans les six mois suivant l'enregistrement de la demande, celle-ci a fait l'objet d'un rejet implicite le 13 avril 2023, conformément aux articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée est dépourvue d'utilité, et les conclusions sont rejetées, y compris celles relatives aux frais de justice.