Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2200141(TA77-2200141)

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de Mme B, agent territorial, contestant le refus du maire de Chartrettes de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie diagnostiquée en 2018. Le tribunal a relevé d'office que l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, invoqué par la requérante, était inapplicable car la maladie avait été constatée avant l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de refus pour méconnaissance du champ d'application de la loi, et par voie de conséquence, l'arrêté de placement en congé de maladie ordinaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408408(TA77-2408408)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 12 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur de droit, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, le tribunal estimant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2304278(TA77-2304278)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née le 24 mars 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d'un défaut de motivation, la préfecture n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée. Cette annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408412(TA77-2408412)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 7 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que les erreurs de fait et de droit. Il a jugé que l'arrêté était légal, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et a rejeté l'ensemble des demandes, y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304324(TA77-2304324)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C, ressortissant malien, contestant un arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 refusant son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la décision de refus de séjour était légale, que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas l'article L. 611-3 du même code, et que la fixation du pays de renvoi ne violait pas l'article 3 de la Convention. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA77-2203226(TA77-2203226)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du maire de Longperrier rejetant la demande d’indemnité pour congés payés non pris de Mme B, agent contractuel recruté du 28 juin au 30 septembre 2021. La commune, mise en demeure sans produire de mémoire, est réputée acquiescer aux faits. En application des décrets n° 85-1250 du 26 novembre 1985 et n° 88-145 du 15 février 1988, Mme B avait droit à 12,84 jours de congés ; n’ayant pu les prendre faute de réponse de l’employeur, elle peut prétendre à une indemnité compensatrice. La décision est annulée pour erreur de droit.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2212001(TA77-2212001)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 9 novembre 2022 par lequel le maire de Chartrettes a placé Mme B en disponibilité d'office pour raison de santé. La décision est illégale car la commune n'a pas consulté le conseil médical, en méconnaissance de l'article 5 du décret du 30 juillet 1987, privant ainsi l'intéressée d'une garantie. Le tribunal enjoint à la commune de placer Mme B en congé de longue maladie à compter du 9 novembre 2022 et de tirer toutes les conséquences financières. La commune est également condamnée à verser 1 500 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413178(TA77-2413178)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de l'association "Agir ensemble pour nos droits" qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, l'annulation d'une décision du bâtonnier du Val-de-Marne. Le juge rappelle qu'il ne peut ni communiquer les coordonnées d'un avocat, ni annuler une décision dans le cadre de ce référé, ces mesures excédant ses pouvoirs provisoires. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413184(TA77-2413184)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé liberté de l'association Agir ensemble pour nos droits, qui demandait la communication d'une requête et l'annulation d'une ordonnance judiciaire. Le juge a constaté que la demande se rattachait à des procédures judiciaires, et qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative d'ordonner la communication de pièces d'une procédure judiciaire ni d'annuler une décision d'un juge judiciaire. La requête a été jugée manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413183(TA77-2413183)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de l'association Agir ensemble pour nos droits. Celle-ci demandait d'enjoindre au garde des sceaux de produire les coordonnées d'un avocat, en invoquant une atteinte au délai raisonnable garanti par l'article 6-1 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge estime que la demande se rattache manifestement à des procédures judiciaires et non à un litige relevant de la compétence administrative. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413181(TA77-2413181)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé liberté de l'association Agir ensemble pour nos droits, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au garde des sceaux de produire les coordonnées d'un avocat. Le juge a constaté que la demande se rattachait manifestement à des procédures judiciaires, échappant ainsi à la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413180(TA77-2413180)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé liberté de l'association Agir ensemble pour nos droits, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la chambre départementale des notaires de communiquer les coordonnées d'un avocat. Le juge a estimé que cette demande ne relevait pas de la compétence du juge administratif et se rattachait à des procédures judiciaires. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414176(TA77-2414176)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a procédé à un examen sérieux de sa situation et de sa vulnérabilité. Il retient que Mme A a présenté sa demande d'asile plus de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les allégations de précarité de la requérante, insuffisamment étayées, ne justifient pas une dérogation à ce délai.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414178(TA77-2414178)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car la requérante n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2205862(TA77-2205862)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme C, agent contractuel de la commune de Vendrest, contestant son reçu de solde de tout compte. La décision attaquée portait sur une retenue pour service non fait de 443,33 euros et l'absence d'indemnisation pour des heures supplémentaires effectuées les 10 et 11 avril 2022. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux heures supplémentaires, celles-ci ayant été régularisées par un rappel de rémunération sur la fiche de paie de septembre 2022. Sur le surplus, concernant la retenue pour absences injustifiées, le tribunal a rejeté le moyen de Mme C, faute de preuve d'un accord oral du maire pour des absences autorisées sans retenue, en application des articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308895(TA77-2308895)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant éthiopien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 1er juin 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil en tant que demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure de cessation était régulière, notamment en ce qui concerne l'évaluation de la vulnérabilité et la motivation de la décision, et que les moyens soulevés par le requérant n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner tous les moyens invoqués. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 551-16 et L. 522-1.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304116(TA77-2304116)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, demandeur d'asile afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal constate que la demande d'asile de M. B avait été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, entraînant la perte de son droit de se maintenir sur le territoire français. En application des articles L. 744-9 et L. 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne pouvait plus prétendre au bénéfice des conditions matérielles d'accueil à la date de la décision contestée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414739(TA77-2414739)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une aide pour régulariser sa situation administrative liée au renouvellement de son titre de séjour. Le juge a rappelé qu'il n'a pas compétence pour assister un requérant dans ses démarches administratives. Par ailleurs, le délai de quatre mois imparti au préfet pour statuer sur la demande de titre de séjour, déposée le 12 octobre 2024, n'était pas expiré, rendant toute injonction prématurée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410187(TA77-2410187)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions des 16 février et 5 juin 2024 par lesquelles l'Université Gustave Eiffel a retiré la transformation du contrat à durée déterminée de M. A en contrat à durée indéterminée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le requérant n'établissait pas que la fin de son contrat au 31 août 2024, prévue initialement, lui causerait un préjudice grave et immédiat justifiant une intervention en référé. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415234(TA77-2415234)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé liberté de Madame A, ressortissante algérienne, qui demandait la délivrance d’un récépissé incluant les déplacements hors de France. Le juge des référés estime que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Il rappelle qu’un refus de titre de séjour ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée pour défaut de condition de fond, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.

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