Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407369(TA77-2407369)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de transmettre sa demande de naturalisation au ministre de l'intérieur, en raison d'un délai d'instruction anormalement long. Le tribunal a estimé que, Mme B ayant déménagé à Paris, la compétence pour instruire sa demande relevait désormais du préfet de police, et non plus de la préfète du Val-de-Marne. La solution retenue est fondée sur les dispositions combinées du décret n° 93-1692 du 30 décembre 1993 et de l'arrêté du 19 mars 2015.

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DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA77-2408984(TA77-2408984)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 29 septembre 2023, a constaté que le maire de Monthyon n’avait pas dressé le procès-verbal d’infraction au code de l’urbanisme ordonné. Sur la base des articles L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que les constatations des 5 octobre 2023 et 2 octobre 2024 établissaient la persistance des infractions, notamment un mur de clôture rehaussé à 2,46 mètres sans autorisation. En conséquence, il a enjoint au maire de prendre les mesures d’exécution nécessaires, soit le dressage du procès-verbal et sa transmission au procureur de la République.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409930(TA77-2409930)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante congolaise, qui contestait un refus d’entrée sur le territoire français prononcé le 22 juillet 2024 à l’aéroport d’Orly. La requérante invoquait un moyen tiré de l’urgence médicale, fondé sur l’ancien article R. 311-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé que ce moyen n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, dès lors que l’appréciation de la légalité s’effectue à la date de son édiction et que les faits postérieurs invoqués ne peuvent en remettre en cause la validité. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410671(TA77-2410671)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient l'affectation de leur fille en classe de 6e au collège Albert Camus de Meaux et demandaient son inscription au collège Henri Dunant. Le tribunal a jugé que la décision d'affectation, refusant un assouplissement à la carte scolaire, n'était pas soumise à une obligation de motivation, rendant ce moyen inopérant. Il a également écarté le vice de forme invoqué, la décision de rejet du recours gracieux étant régulièrement signée. Enfin, les requérants n'ayant pas développé les moyens tirés de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant, ceux-ci ont été écartés, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2409999(TA77-2409999)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de procéder à la remise informatique d'une carte de séjour pluriannuelle attribuée à Mme B et de prendre toute mesure utile pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement. La requérante, étudiante, justifiait d'une urgence présumée et d'un blocage anormal de son compte ANEF, malgré des démarches infructueuses. L'administration n'ayant pas répondu, le juge a ordonné cette mesure dans un délai de quinze jours, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411421(TA77-2411421)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 13 décembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme B contre une décision du préfet de Police du 12 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Paris. Il estime que la décision contestée, un classement sans suite fondé sur l'incompétence territoriale de l'autorité préfectorale, ne relève pas des articles 43 ou 44 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, et n'entre donc pas dans les prévisions de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue compétence au tribunal de Nantes. En application de l'article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel l'autorité a son siège, soit Paris.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403354(TA77-2403354)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403143(TA77-2403143)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le juge a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, sans qu'aucun texte spécifique ne soit mentionné comme ayant été méconnu.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA77-2411600(TA77-2411600)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la société Veolia Eau d'Ile-de-France d'une contestation de l'ordonnance de taxation des frais d'expertise du 28 août 2024, s'est déclaré incompétent pour en connaître. En application des articles R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, ainsi que de l'arrêté du 22 avril 2010, il a transmis l'affaire au Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, seul compétent pour statuer sur cette contestation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2411669(TA77-2411669)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête de Mme A contestant le refus de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident vasculaire cérébral survenu le 23 août 2023, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se trouve le lieu d’affectation de l’agent. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408891(TA77-2408891)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’éloignement (OQTF, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour) pris à l’encontre de M. A. Le tribunal constate qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Sarcelles (Val-d’Oise). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du recours.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412580(TA77-2412580)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Mme A B, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 10 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a appliqué les articles 40 et 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, constatant que la requérante n'avait pas produit l'original de son acte de naissance algérien lors de l'entretien obligatoire, en raison de la perte de ce document. La solution retenue est le rejet de la requête, car le défaut de production, imputable à la négligence de l'intéressée, n'était pas justifié par une impossibilité indépendante de sa volonté, et elle n'avait pas informé l'administration en temps utile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2407503(TA77-2407503)

Litige individuel d’un militaire (adjudante) contestant une décision implicite de rejet du ministre des armées relative à la régularisation des charges d’occupation de son logement pour 2021. Le tribunal administratif de Melun se déclare territorialement incompétent, en application des articles R. 312-12 et R. 351-3 du code de justice administrative, au motif que l’intéressée est affectée à Versailles (Yvelines). Il transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2401853(TA77-2401853)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 7 février 2024 de la préfète du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411426(TA77-2411426)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par l'association Le Mur espace de création d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Moret-Loing-et-Orvanne limitant sa subvention à 7 500 euros, ainsi que d'une demande indemnitaire de 32 500 euros. L'association s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 3 octobre 2024. Par une ordonnance du 13 décembre 2024, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408300(TA77-2408300)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’une décision implicite du CNAPS rejetant sa demande d’autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a donc ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2008527(TA77-2008527)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B, agent contractuel de l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC), qui sollicitait 40 000 euros en réparation d’un préjudice résultant d’un harcèlement moral. Le tribunal a relevé que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, car l’ENPC est un établissement public doté de la personnalité morale, et que la responsabilité de l’État ne pouvait être engagée à ce titre. La requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond du harcèlement allégué.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2407490(TA77-2407490)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité privée, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve l’établissement dont l’activité est à l’origine du litige. Constatant que l’essentiel de l’activité de M. B s’exerçait pour une société basée dans l’Essonne, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Versailles.

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DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA77-2403429(TA77-2403429)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 30 décembre 2022, a constaté que la préfète du Val-de-Marne n’avait pas pris les mesures nécessaires pour réexaminer la situation de M. A et lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale », se contentant de lui remettre un récépissé mention « étudiant ». En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 10 euros par jour à l’encontre de l’État, si la préfète ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai d’un mois. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter l’injonction de réexamen et à mettre fin à l’inexécution persistante.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2412445(TA77-2412445)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 30 août 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l’expiration du délai de deux mois imparti à l’intéressée pour produire des pièces complémentaires. La solution retenue repose sur le constat qu’un classement sans suite ne peut intervenir qu’après l’échéance du délai fixé par la mise en demeure. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet de reprendre l’instruction de la demande.

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