Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2407490(TA77-2407490)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité privée, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve l’établissement dont l’activité est à l’origine du litige. Constatant que l’essentiel de l’activité de M. B s’exerçait pour une société basée dans l’Essonne, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Versailles.
N° TA77-2401853(TA77-2401853)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 7 février 2024 de la préfète du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions attaquées, fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2408216(TA77-2408216)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B contestant le refus implicite de la maison départementale des personnes handicapées de Seine-et-Marne de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "invalidité ou priorité", se déclare incompétent. En application du V bis de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Meaux, compétent en vertu de l’article R. 142-10 du code de la sécurité sociale, compte tenu du domicile de la requérante à Villenoy.
N° TA77-2403143(TA77-2403143)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le juge a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, sans qu'aucun texte spécifique ne soit mentionné comme ayant été méconnu.
N° TA77-2411245(TA77-2411245)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par l’association Digital France School d’une requête en annulation d’une saisie administrative à tiers détenteur émise par la Grande École du Numérique pour un montant de 88 431,23 euros, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige, relatif à l’activité professionnelle de formation de l’association dont le siège est à Cergy (Val-d’Oise), relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par ordonnance du 13 décembre 2024, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA77-2411421(TA77-2411421)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 13 décembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme B contre une décision du préfet de Police du 12 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Paris. Il estime que la décision contestée, un classement sans suite fondé sur l'incompétence territoriale de l'autorité préfectorale, ne relève pas des articles 43 ou 44 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, et n'entre donc pas dans les prévisions de l'article R. 312-18 du code de justice administrative qui attribue compétence au tribunal de Nantes. En application de l'article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel l'autorité a son siège, soit Paris.
N° TA77-2403354(TA77-2403354)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2411426(TA77-2411426)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par l'association Le Mur espace de création d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Moret-Loing-et-Orvanne limitant sa subvention à 7 500 euros, ainsi que d'une demande indemnitaire de 32 500 euros. L'association s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 3 octobre 2024. Par une ordonnance du 13 décembre 2024, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
N° TA77-2411669(TA77-2411669)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête de Mme A contestant le refus de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident vasculaire cérébral survenu le 23 août 2023, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, dans le ressort duquel se trouve le lieu d’affectation de l’agent. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA77-2307023(TA77-2307023)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A C d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 6 avril 2023 du directeur du service interacadémique des examens et concours refusant d’accorder à son fils, atteint d’un trouble de l’attention, un tiers-temps supplémentaire et une dictée aménagée pour le diplôme national du brevet. La requérante soutenait que ce refus était entaché d’une erreur d’appréciation, son fils bénéficiant d’un projet d’accueil individualisé et d’un plan d’accompagnement personnalisé. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le trouble de l’attention de l’élève constitue un handicap au sens de l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles, et que les aménagements sollicités étaient justifiés par sa situation médicale, en application des articles L. 112-4 et D. 351-27 du code de l’éducation.
N° TA77-2408835(TA77-2408835)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en plein contentieux par M. B contestant le retrait de points de son permis de conduire, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Montgeron (Essonne) à la date de la décision attaquée, il a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen du fond du litige.
N° TA77-2306982(TA77-2306982)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requête a été jugée irrecevable car tardive : le recours gracieux formé le 4 mai 2023 n'a pas interrompu le délai de recours contentieux de trente jours, conformément à l'article R. 776-2 du code de justice administrative. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, sans examiner le fond des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2412300(TA77-2412300)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que le refus de l'hébergement proposé par l'OFII, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiait légalement la décision contestée. Il a également estimé que M. C avait été dûment informé des conséquences de son refus lors de l'entretien prévu à l'article L. 522-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA77-2414158(TA77-2414158)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par transmission du Tribunal administratif de Lille, estime ne pas être compétent pour connaître du recours de M. A B. Ce dernier conteste la décision du 24 septembre 2024 par laquelle la rectrice de la région académique d'Ile-de-France a fixé le montant définitif de sa bourse universitaire sur critères sociaux. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du siège de l'autorité ayant pris la décision, soit Paris. Par conséquent, le dossier est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour règlement de la question de compétence, conformément à l'article R. 351-6 du même code.
N° TA77-2306928(TA77-2306928)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 15 juillet 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, le préfet s'étant appuyé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2204731(TA77-2204731)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 29 juillet 2021 par laquelle l'OFII a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. B, demandeur d'asile somalien hospitalisé sous contrainte. Le tribunal juge que l'hospitalisation complète du requérant, qui ne peut ni recevoir son courrier ni être domicilié par l'hôpital, ne constitue pas un motif légal de refus au sens des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée pour erreur de droit.
N° TA77-2412099(TA77-2412099)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Madame C et Monsieur D, ressortissants ivoiriens, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 13 septembre 2024 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) mettant fin à leurs conditions matérielles d’accueil pour non-respect des exigences des autorités d’asile. En cours d’instance, l’OFII a rétabli ces conditions avec effet rétroactif au 27 septembre 2024. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. La requête est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment son article L. 551-16.
N° TA77-2306916(TA77-2306916)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant chinois, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète du Val-de-Marne le 25 mai 2023. Le tribunal a estimé que l'intéressé n'apportait aucun élément nouveau depuis une précédente obligation de quitter le territoire français de 2020, sa vie privée et professionnelle étant encore récente. La décision n'a pas été jugée contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant conservant des attaches familiales en Chine. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA77-2313066(TA77-2313066)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de M. B A, un jeune majeur confié à l’aide sociale à l’enfance avant sa majorité, qui contestait le refus implicite du département de Seine-et-Marne de lui accorder un contrat jeune majeur. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu’elle était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, car elle privait le requérant d’hébergement, de ressources et de possibilités d’insertion, en méconnaissance des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. Il a enjoint au département de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours et de lui assurer un hébergement et une prise en charge éducative sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Enfin, le département a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2305793(TA77-2305793)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B, un jeune majeur tunisien, contestant les refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui accorder un contrat jeune majeur. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient une protection pour les jeunes majeurs vulnérables. Il a enjoint au département de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quinze jours et de lui assurer un hébergement et une prise en charge éducative sous astreinte. Le département a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.