Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2415338(TA77-2415338)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C tendant à la suspension de la décision de la sous-préfète de L'Haÿ-les-Roses accordant le concours de la force publique pour son expulsion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code, une copie de sa requête en annulation de la décision contestée. Le juge a également relevé que les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur de fait, atteinte au principe d'égalité) étaient infondés, la sous-préfète disposant d'une délégation de signature régulière et la décision n'étant pas soumise à une procédure contradictoire préalable.
N° TA77-2410273(TA77-2410273)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de Seine-et-Marne de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits et moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n'a pas produit les éléments requis dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, rejette donc la demande sans examen au fond.
N° TA77-2415479(TA77-2415479)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 28 novembre 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le requérant invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d’un stage de récupération de points effectué avant la notification. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés n’est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et rejette la requête sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2405731(TA77-2405731)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du 10 avril 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d’être entendu. Il a également jugé que le requérant n’établissait pas les risques personnels allégués en cas de retour au Bangladesh, sa demande d’asile ayant été rejetée. La décision se fonde notamment sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
N° TA77-2414895(TA77-2414895)
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour suspendre la décision implicite du préfet du Val-de-Marne refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré l’attestation sollicitée, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le tribunal a donc donné acte du désistement de Mme A sur ces points et a condamné l’État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2403893(TA77-2403893)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 22 décembre 2023 par lequel le préfet de police de Paris avait obligé M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage stable avec une compatriote en situation régulière depuis 2019 et de son installation en France depuis 2016. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour) ont été annulées.
N° TA77-2104044(TA77-2104044)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 11 février 2021 par laquelle l'Agence nationale des fréquences (ANFR) avait refusé d'ouvrir une enquête sur les perturbations de réception de la TNT à son domicile. Le tribunal a estimé que l'ANFR n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, car les dysfonctionnements constatés provenaient de l'installation intérieure du requérant et non d'une cause extérieure. La décision s'appuie sur l'article 22 de la loi du 30 septembre 1986 et l'article R. 20-44-11 du code des postes et des communications électroniques, qui définissent les missions de l'ANFR en matière de continuité de réception des signaux de TNT.
N° TA77-2102692(TA77-2102692)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la demande de M. A, professeur d'éducation physique et sportive, qui sollicitait la condamnation solidaire de l'État et de l'université Paris-Est Créteil à l'indemniser d'un préjudice financier résultant d'une prétendue dévaluation illégale de ses notes et appréciations entre 2012 et 2018. Le tribunal constate que le recteur de l'académie de Créteil a suivi les propositions de notation et d'appréciation émises par le directeur de l'UFR-STAPS, sans procéder à un abaissement systématique. En l'absence de faute établie, la responsabilité de l'administration n'est pas engagée, et les conclusions indemnitaires sont rejetées. La décision applique le décret n°80-627 du 4 août 1980 relatif au statut des professeurs d'éducation physique et sportive.
N° TA77-2204373(TA77-2204373)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante somalienne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l’OFII refusant le rétablissement des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a rétabli ces conditions à titre rétroactif, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Le juge a toutefois condamné l’OFII à verser 1 000 euros à l’avocate de Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA77-2204408(TA77-2204408)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 22 février 2022 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a rejeté la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse. Le tribunal estime que les ressources du requérant, bien qu'insuffisantes sur la période de référence de douze mois, étaient devenues stables et suffisantes avant la décision litigieuse, en méconnaissance de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet du Val-de-Marne d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA77-2205118(TA77-2205118)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le permis de construire modificatif délivré par le maire de Dammarie-les-Lys le 22 mars 2022. Les requérants soutenaient notamment que les modifications apportées au projet initial (aspect extérieur, surface de plancher, déplacement de la structure) constituaient un bouleversement de nature à justifier un nouveau permis, mais le tribunal a jugé que ces changements n'en altéraient pas la nature même. Le tribunal a également écarté comme inopérant le moyen tiré d'un défaut d'affichage du permis sur le terrain, et a rejeté les autres griefs, dont celui relatif à la méconnaissance de l'article UE 7 du plan local d'urbanisme, au motif que le permis modificatif ne modifiait pas l'implantation initiale par rapport aux limites séparatives. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA77-2408908(TA77-2408908)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du 9 juillet 2024 du CNAPS lui refusant une autorisation préalable pour exercer une activité privée de sécurité. Le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. En effet, la décision a été prise par le délégué territorial d'Île-de-France du CNAPS, dont le siège est à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), et non à Melun. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil.
N° TA77-2300358(TA77-2300358)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant libanais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant son changement de statut d'étudiant à salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le titre de séjour "salarié" sur le fondement des articles L. 421-1, L. 421-2 et L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de lien entre l'emploi proposé et la formation suivie par l'intéressé. La solution retenue confirme la décision préfectorale, écartant le moyen d'inexacte application des textes invoqué par le requérant.
N° TA77-2301590(TA77-2301590)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne le 17 janvier 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, qui n'est pas illégale du fait de la validité du refus de titre, a également été validée.
N° TA77-2301606(TA77-2301606)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait retiré son titre de séjour à un ressortissant algérien, l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal juge que la préfète n'a pas apporté la preuve d'une fraude au mariage, les seules déclarations de l'ex-épouse étant insuffisantes pour caractériser un mariage blanc, en l'absence d'éléments objectifs de l'enquête. En conséquence, la décision de retrait est annulée, de même que les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Il est enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois. La décision se fonde sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le principe général du pouvoir de retrait pour fraude, dont la charge de la preuve incombe à l'administration.
N° TA77-2302025(TA77-2302025)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration était inopérant, les dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers prévalant. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas d'une intégration professionnelle suffisante pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du délai de départ et du pays de destination, privées de base légale du fait de la légalité du refus de titre, ont également été validées.
N° TA77-2408882(TA77-2408882)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. A B d’une demande de remboursement de frais de séjour hospitalier émis par l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant émis le titre de recette, soit Paris. Par ordonnance du 13 décembre 2024, le dossier est transmis au Tribunal administratif de Paris.
N° TA77-2407692(TA77-2407692)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B C contre une décision de retrait de son permis de visite à la maison d’arrêt de Strasbourg, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de la requérante, situé dans le Val-d’Oise. Par conséquent, l’affaire est transmise au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
N° TA77-2407239(TA77-2407239)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Seine-et-Marne suspendant le permis de conduire de Mme A pour neuf mois, se déclare territorialement incompétent. Constatant que la requérante résidait dans le Puy-de-Dôme à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Clermont-Ferrand. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence au profit de cette juridiction.
N° TA77-2302083(TA77-2302083)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que les éléments d'intégration et familiaux invoqués par la requérante ne constituaient ni des considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris sa demande de frais de justice.