Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2414794(TA77-2414794)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 4 novembre 2024 du préfet de la Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles 4, 5 et 29 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal, statuant en formation de juge unique dans le cadre de la procédure d'éloignement, a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA77-2414317(TA77-2414317)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne et mère d’un enfant reconnu réfugié, afin de suspendre la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant réfugié. Le juge a constaté que la condition d’urgence était remplie, Mme A se trouvant privée de ressources et de droits sociaux en raison du non-renouvellement de son récépissé. Toutefois, le préfet ayant convoqué l’intéressée pour régulariser sa situation, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, considérant que la décision contestée avait cessé de produire ses effets. Cette solution s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2414791(TA77-2414791)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme B D, ressortissante afghane, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 10 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du règlement (UE) n° 603/2013 (Eurodac). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement suivie avec l'accord explicite des autorités italiennes, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions accessoires à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA77-2414752(TA77-2414752)
Le Tribunal Administratif de MELUN (12ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car le requérant n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée irrégulière en France, sans motif légitime. La solution retenue confirme ainsi le refus de l'administration, en application des textes précités.
N° TA77-2414546(TA77-2414546)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2414544(TA77-2414544)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante allemande, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier de sa situation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux mesures d'éloignement applicables aux citoyens de l'Union européenne.
N° TA77-2304282(TA77-2304282)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la Société générale de faux-plafonds et isolation (SOGEFI) pour obtenir le paiement du solde d’un marché public de reconstruction et restructuration, estimé à 328 735,38 euros TTC. Par un mémoire enregistré le 3 décembre 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 décembre 2024. Aucune condamnation n’a donc été prononcée à l’encontre de la Communauté d’Agglomération Paris - Vallée de la Marne.
N° TA77-2414495(TA77-2414495)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. E, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en l'absence d'élément démontrant une situation d'urgence particulière justifiant la suspension, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2414955(TA77-2414955)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié l'ordonnance du 18 novembre 2024. Il a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer à M. B une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de cinq jours. Le tribunal a considéré que l'absence d'autorisation de travail constituait un élément nouveau justifiant cette modification. Cette solution s'appuie sur l'article R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit que le récépissé de demande de renouvellement d'une carte de résident autorise l'exercice d'une activité professionnelle.
N° TA77-2410343(TA77-2410343)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant libanais, d'une demande visant à obtenir le traitement urgent de sa demande de changement de statut d'étudiant vers celui de salarié et la délivrance d'un récépissé. La préfète du Val-de-Marne ayant remis un nouveau récépissé valable trois mois en cours d'instance, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais irrépétibles.
N° TA77-2414797(TA77-2414797)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 6 novembre 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne ordonnait le transfert de M. A, ressortissant congolais, aux autorités slovènes pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a estimé que la décision méconnaissait les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour l'administration de justifier de la remise effective des informations prévues et de la régularité de l'entretien individuel dans une langue comprise par l'intéressé. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. A une attestation de demande d'asile en procédure normale ou de réexaminer sa situation.
N° TA77-2410786(TA77-2410786)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision "48 SI" du 20 juin 2024 invalidant le permis de conduire de M. C A pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas satisfaite, car la gravité, la fréquence et le caractère répété des infractions commises par le requérant (24 points perdus entre 2006 et 2023) ne permettent pas de caractériser une urgence justifiant la suspension, malgré les conséquences professionnelles et familiales invoquées. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la route.
N° TA77-2410476(TA77-2410476)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du 27 juin 2024 invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas l'impossibilité de poursuivre ses études ou de trouver un emploi sans permis, et ayant tardé à contester les infractions malgré une usurpation d'identité alléguée dès décembre 2022. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2414496(TA77-2414496)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de titre de séjour de Mme C. La requérante invoquait l'urgence liée à l'état de santé de ses deux enfants atteints de drépanocytose et l'absence de prise en charge médicale adaptée en Côte d'Ivoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la famille se maintenant en situation irrégulière et la requérante ne démontrant pas l'impossibilité d'accès aux soins dans son pays d'origine. La décision s'appuie notamment sur les dispositions des articles L. 425-10 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2408907(TA77-2408907)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante chinoise d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance de son titre de séjour "chercheur". En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour retirer son titre, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande principale. La requérante n'ayant pas démontré que le rendez-vous n'avait pas été honoré, la demande est devenue sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2408133(TA77-2408133)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante brésilienne rencontrant des difficultés pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident via la plateforme numérique dédiée. La requérante demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui permettre de déposer sa demande et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait convoqué l'intéressée pour le dépôt de sa demande, et que celle-ci n'établissait pas que ce rendez-vous n'avait pas été honoré ou qu'aucun récépissé ne lui avait été délivré. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais de justice.
N° TA77-2413083(TA77-2413083)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le préfet de Seine-et-Marne d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire de Crisenoy, l’un interdisant l’emprunt du chemin Paré (sauf pour les agriculteurs locaux) et l’autre autorisant des travaux de réhabilitation sur ce même chemin. Le préfet s’est désisté de sa requête par un mémoire du 12 novembre 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président de la 2ème chambre en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA77-2409579(TA77-2409579)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante capverdienne demandant qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, qui avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle avant son expiration, n'avait reçu aucune réponse de l'administration. Postérieurement à la requête, la préfète a mis à sa disposition une attestation de prolongation d'instruction valable trois mois. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, cette mesure répondant à la demande de l'intéressée, et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais irrépétibles.
N° TA77-2415246(TA77-2415246)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une carte de séjour "membre de famille d'un citoyen européen". Le juge constate que le silence de la préfecture du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Il rappelle qu'un refus de titre de séjour ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2, et que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2415488(TA77-2415488)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet du Val-de-Marne la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'attestation sollicitée a été délivrée à l'intéressé. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.