Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
42 801 décisions disponibles — page 872/2141
N° TA77-2304371(TA77-2304371)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de provision de Mme A B, reconnue prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne le 13 juin 2019. Constatant la carence fautive de l'État, qui ne l'a relogée que le 22 juillet 2022, soit après un délai de trente-et-un mois, le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. En application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, il a condamné l'État à verser une provision de 2 600 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 7 octobre 2022, avec capitalisation.
N° TA77-2307461(TA77-2307461)
Le Tribunal administratif de Melun a condamné l’État à indemniser Mme A pour le préjudice de troubles dans les conditions d’existence subi entre le 1er février 2022 et le 22 mai 2024, période durant laquelle elle n’a pas été relogée malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal. La carence de l’administration a été jugée fautive, engageant la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Mme A, qui vivait avec ses trois enfants dans un logement de type T2 de 42 m², a obtenu 3 000 euros de dommages et intérêts, avec intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2024 et capitalisation des intérêts. Sa demande de 2 000 euros pour préjudice moral a été rejetée, et les frais d’avocat ont été mis à la charge de l’État à hauteur de 1 200 euros.
N° TA77-2206551(TA77-2206551)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. C. Le requérant, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation du Val-de-Marne en décembre 2018, n'avait pas été relogé dans le délai imparti par un jugement du même tribunal de novembre 2019. Le juge a estimé que la carence de l'État engageait sa responsabilité, car le logement insalubre de M. C était inadapté à son état de santé, et a condamné l'État à lui verser une provision de 1 500 euros, avec intérêts au taux légal et capitalisation, pour les troubles dans ses conditions d'existence. La décision applique les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA77-2403329(TA77-2403329)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A visant à obtenir l'exécution du jugement du 27 avril 2023, qui enjoignait à la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) de réexaminer sa demande de logement. La juridiction a constaté que la commission avait procédé à ce réexamen par une décision du 29 juin 2023, satisfaisant ainsi à l'obligation d'exécution. Le tribunal a estimé que l'éventuel vice de procédure soulevé par M. A concernant cette nouvelle décision constituait un litige distinct, ne relevant pas de la présente procédure d'exécution. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation.
N° TA77-2106503(TA77-2106503)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI du bois des brosses, qui demandait au juge de constater qu'elle n'avait pas valablement opté pour l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a relevé d'office que cette demande ne relevait pas de la juridiction contentieuse au sens de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales, car elle ne tendait ni à la réparation d'erreurs dans l'assiette ou le calcul d'une imposition, ni à l'obtention d'un droit résultant d'une disposition législative ou réglementaire. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA77-2109278(TA77-2109278)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les demandes de la SAS BT Zimat, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) pour les années 2019 à 2022. La société soutenait que les véhicules concernés, saisis par la justice en janvier 2019, ne pouvaient plus être utilisés, ce qui l'exonérerait de la taxe. Le tribunal a jugé que, selon l'article 1010 du code général des impôts, l'assujettissement repose sur un critère alternatif (utilisation ou possession), et que la société restait redevable de la taxe. Les conclusions de la société ont donc été rejetées.
N° TA77-2106647(TA77-2106647)
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les titres de perception émis les 2 septembre 2020 et 18 juin 2021 à l'encontre de M. A pour le paiement de la taxe d'aménagement. Cette annulation est prononcée par voie de conséquence de l'annulation définitive, par un jugement du 24 mars 2022, du permis de construire qui constituait le fait générateur de la taxe, conformément à l'article L. 331-6 du code de l'urbanisme. Le tribunal a fait droit aux conclusions principales du requérant sans examiner les autres moyens soulevés.
N° TA77-2310944(TA77-2310944)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 8 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen particulier de la situation. S'agissant du moyen tiré de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le tribunal a estimé que les certificats médicaux produits par M. A ne suffisaient pas à démontrer qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié au Mali, contrairement à l'avis du collège de médecins de l'OFII. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA77-2301220(TA77-2301220)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en exécution d’un jugement, a rejeté la demande de Me Nunes qui sollicitait le paiement sous astreinte d’une somme de 800 euros mise à la charge de l’État. La juridiction a estimé que l’inexécution du jugement du 15 décembre 2020 n’était pas imputable à l’administration, mais au requérant, qui n’avait pas fourni les justificatifs nécessaires au règlement malgré les demandes de la préfecture. La décision applique les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
N° TA77-2311162(TA77-2311162)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète du Val-de-Marne avait procédé à un examen particulier de sa situation et que M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant inutile la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également jugé que les éléments d'insertion professionnelle et familiale invoqués ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2307294(TA77-2307294)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 5 000 euros pour le préjudice moral subi en raison de la carence persistante de l’État à assurer son relogement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire et urgent. Le tribunal rappelle que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, appréciés en fonction de la durée et des conditions de logement. En l’espèce, M. A, hébergé chez ses parents jusqu’en janvier 2024 puis en coliving, ne démontre pas que son logement actuel est inadapté à ses besoins ou capacités financières. La requête est rejetée, l’État n’étant pas condamné à verser l’indemnité demandée.
N° TA77-2308878(TA77-2308878)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les demandes de la SAS BT Zimat, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les véhicules de sociétés pour les années 2019 à 2022. La société soutenait que les véhicules, saisis par la justice en janvier 2019, ne pouvaient plus être utilisés, ce qui l'exonérerait de la taxe. Le tribunal a jugé que, selon l'article 1010 du code général des impôts, l'assujettissement repose sur un critère alternatif (utilisation ou possession), et que la société restait redevable en tant que propriétaire des véhicules immatriculés en France, indépendamment de leur indisponibilité. Les requêtes ont été jointes et rejetées, sans qu'il soit fait droit aux conclusions de décharge, de remboursement ou de frais de justice.
N° TA77-2100913(TA77-2100913)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la SARL Karvina, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2010 et 2011. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas de la déductibilité de diverses charges (location d'une maison, d'un bateau, voyage, achats divers) faute de démontrer leur lien avec son activité ou leur contrepartie réelle, et que la reprise d'une provision pour créance douteuse était fondée. La solution retenue s'appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, qui encadrent la déduction des charges et provisions.
N° TA77-2304370(TA77-2304370)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par la commission de médiation du Val-de-Marne en mai 2022, afin d'obtenir une provision de 4 000 euros pour la carence de l'État à lui proposer un logement adapté. Le juge des référés a constaté que l'État n'avait pas exécuté son obligation de relogement dans le délai de six mois, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la famille. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation, il a accordé une provision de 3 000 euros, estimant la créance non sérieusement contestable.
N° TA77-2304372(TA77-2304372)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 4 750 euros à Mme A, reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence depuis le 30 septembre 2021. Cette somme indemnise les troubles dans ses conditions d'existence résultant de la carence fautive de l'État à lui proposer un logement adapté, en application des articles L. 441-2-3 et R. 541-1 du code de justice administrative. La provision est assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 janvier 2023, avec capitalisation à compter du 12 janvier 2024. L'État est également condamné à verser 1 500 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA77-2107759(TA77-2107759)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SARL Groupe Sky-M Sécurité, qui demandait la décharge de rappels de TVA et de contribution sur les activités privées de sécurité pour la période 2016-2018. La société contestait la compétence territoriale de la brigade de vérification, arguant un transfert de siège social antérieur à l'avis de vérification. Le tribunal a jugé que, faute de publication au registre du commerce et des sociétés avant l'avis, ce transfert n'était pas opposable à l'administration fiscale en application de l'article L. 123-9 du code de commerce. Les autres moyens, notamment l'irrégularité de la notification de l'avis et l'absence d'opposition à contrôle fiscal, ont également été écartés.
N° TA77-2313544(TA77-2313544)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 22 novembre 2023 de l’OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision contestée avait été retirée le 30 novembre 2023, soit avant l’introduction de la requête. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2210109(TA77-2210109)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d'une demande d'exécution d'un jugement du 21 juin 2021 condamnant l'État à lui verser 7 000 euros et 400 euros à son avocat. Le tribunal constate que l'administration a procédé au virement des 7 000 euros à M. B, rendant sans objet cette partie de la demande. Concernant la somme due à l'avocat, le tribunal rejette la demande, estimant que l'inexécution est imputable au comportement du conseil de M. B, qui n'a pas fourni les documents nécessaires au paiement. La décision est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
N° TA77-2105808(TA77-2105808)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, inspecteur des finances publiques, contestant son arrêté de mutation dans l'intérêt du service du 8 mars 2021 et le refus de sa demande de mutation du 29 mars 2021. Le requérant soutenait notamment que la mutation constituait une sanction déguisée, était entachée de vices de procédure et avait dégradé sa situation professionnelle et financière. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison préalable du contentieux et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et les textes relatifs à la fonction publique.
N° TA77-2109808(TA77-2109808)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de l'Office public de l'habitat du Nord "Partenord Habitat". L'office contestait la limitation par l'Agence nationale des fréquences (ANFR) du montant de l'aide à la réception télévisuelle, qu'il estimait insuffisante au regard de ses demandes. Le tribunal a jugé que l'ANFR avait fait une exacte application des articles 6 et 7 du décret n° 2015-1500 du 19 novembre 2015, et n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en limitant le montant de l'aide. La demande d'annulation de la décision de l'ANFR et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.