Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2106907(TA77-2106907)

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. et Mme A, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des contributions sociales au titre de 2016. L'administration fiscale avait requalifié des virements de la SARL Renovdia (117 940 euros) en revenus distribués occultes sur le fondement de l'article 111 c) du code général des impôts. Le tribunal juge que l'appréhension des sommes par les requérants est établie et que ces derniers n'apportent pas la preuve que les virements correspondaient à des remboursements de frais ou à des salaires. La majoration de 40 % pour manquement délibéré (article 1729 du CGI) est également confirmée, l'administration prouvant l'intention des contribuables de ne pas déclarer ces revenus.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2413736(TA77-2413736)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour obtenir la suspension de la décision de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour et du rejet implicite de cette demande. La requérante invoque l'urgence résultant de la suspension de son contrat de travail et de la perte de revenus, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment pour défaut de motivation, incompétence de l'auteur de l'acte, et méconnaissance des articles L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la situation de Mme B résultant de sa propre négligence dans le dépôt de sa demande.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2306927(TA77-2306927)

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser 1 125 euros à Mme B, reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation (DALO) depuis le 21 octobre 2019. En l'absence de relogement malgré une injonction, la carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour troubles dans les conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette somme, assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 avril 2023, répare le préjudice subi sur 54 mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304370(TA77-2304370)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence par la commission de médiation du Val-de-Marne en mai 2022, afin d'obtenir une provision de 4 000 euros pour la carence de l'État à lui proposer un logement adapté. Le juge des référés a constaté que l'État n'avait pas exécuté son obligation de relogement dans le délai de six mois, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la famille. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et du code de la construction et de l'habitation, il a accordé une provision de 3 000 euros, estimant la créance non sérieusement contestable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2302264(TA77-2302264)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 8 000 euros présentée par M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne en septembre 2021, invoquait la carence fautive de l'État à lui proposer un logement. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car M. B n'a pas démontré le caractère inadapté de son logement actuel à ses besoins et capacités financières, condition nécessaire pour ouvrir droit à réparation lorsque le motif de la décision de la commission est la seule absence de réponse à une demande de logement social. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA77-2211777(TA77-2211777)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 9 novembre 2021, a constaté que l'État avait versé les 800 euros dus à l'avocat de M. B, prononçant un non-lieu à statuer sur ce point. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'exécution concernant l'indemnité de 300 euros due à M. B, estimant que l'inexécution était imputable au comportement de ce dernier, qui n'avait pas fourni les documents nécessaires au paiement. La demande de dommages-intérêts présentée par l'avocat a été rejetée comme constituant un litige distinct. La décision se fonde sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310944(TA77-2310944)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 8 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen particulier de la situation. S'agissant du moyen tiré de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le tribunal a estimé que les certificats médicaux produits par M. A ne suffisaient pas à démontrer qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié au Mali, contrairement à l'avis du collège de médecins de l'OFII. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2311064(TA77-2311064)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 avril 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a jugé qu'il ne justifiait pas du caractère réel et sérieux d'une formation ni d'un avis favorable sur son insertion, conditions requises pour le renouvellement. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA77-2301220(TA77-2301220)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en exécution d’un jugement, a rejeté la demande de Me Nunes qui sollicitait le paiement sous astreinte d’une somme de 800 euros mise à la charge de l’État. La juridiction a estimé que l’inexécution du jugement du 15 décembre 2020 n’était pas imputable à l’administration, mais au requérant, qui n’avait pas fourni les justificatifs nécessaires au règlement malgré les demandes de la préfecture. La décision applique les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2311162(TA77-2311162)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète du Val-de-Marne avait procédé à un examen particulier de sa situation et que M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, rendant inutile la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également jugé que les éléments d'insertion professionnelle et familiale invoqués ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2206506(TA77-2206506)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A d'une demande de provision de 7 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de la carence de l'État à le reloger, alors qu'il avait été reconnu prioritaire. Le tribunal a constaté que la requête au fond, portant sur le même objet, avait déjà été jugée par un jugement du 7 juillet 2023, rendant sans objet la demande de provision. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2101839(TA77-2101839)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société Pareto Group, mandataire-liquidateur de la société Luc Plac, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2009-2014) et de rappels de TVA (2009-2015). La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de l'avis de mise en recouvrement, l'application du délai spécial de reprise, et la contestation de l'activité occulte. Elle a jugé que la contestation des déclarations obtenues lors de la visite fiscale relevait du juge judiciaire et non administratif. La solution retenue est le rejet de la demande, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2106503(TA77-2106503)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI du bois des brosses, qui demandait au juge de constater qu'elle n'avait pas valablement opté pour l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a relevé d'office que cette demande ne relevait pas de la juridiction contentieuse au sens de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales, car elle ne tendait ni à la réparation d'erreurs dans l'assiette ou le calcul d'une imposition, ni à l'obtention d'un droit résultant d'une disposition législative ou réglementaire. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2203792(TA77-2203792)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tchadien, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'OFPRA d'abroger la décision de clôture de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que M. B n'invoquait aucune circonstance nouvelle de droit ou de fait postérieure à la décision initiale, condition nécessaire pour obtenir l'abrogation d'un acte non réglementaire en application de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et d'astreinte.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2202042(TA77-2202042)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la SARL CTP, qui demandait la décharge de rappels de TVA (2013-2015) et de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2013-2014). La société invoquait une irrégularité de procédure, l'administration n'ayant pas saisi la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires malgré sa demande initiale. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, car la société s'était désistée de sa demande de saisine avant la mise en recouvrement des impositions, par un courrier du 18 octobre 2017. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de décharge, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313544(TA77-2313544)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 22 novembre 2023 de l’OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision contestée avait été retirée le 30 novembre 2023, soit avant l’introduction de la requête. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2110344(TA77-2110344)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2018. La requérante avait déduit des droits de mutation à titre gratuit supportés par ses parents lors de donations de titres, mais le tribunal a jugé que, selon l'article 150-0 D du code général des impôts, seuls les frais acquittés par le cédant lui-même sont déductibles. En l'absence de preuve que Mme A avait payé ces droits, la déduction a été refusée, et la demande de décharge a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2106647(TA77-2106647)

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les titres de perception émis les 2 septembre 2020 et 18 juin 2021 à l'encontre de M. A pour le paiement de la taxe d'aménagement. Cette annulation est prononcée par voie de conséquence de l'annulation définitive, par un jugement du 24 mars 2022, du permis de construire qui constituait le fait générateur de la taxe, conformément à l'article L. 331-6 du code de l'urbanisme. Le tribunal a fait droit aux conclusions principales du requérant sans examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2109278(TA77-2109278)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les demandes de la SAS BT Zimat, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) pour les années 2019 à 2022. La société soutenait que les véhicules concernés, saisis par la justice en janvier 2019, ne pouvaient plus être utilisés, ce qui l'exonérerait de la taxe. Le tribunal a jugé que, selon l'article 1010 du code général des impôts, l'assujettissement repose sur un critère alternatif (utilisation ou possession), et que la société restait redevable de la taxe. Les conclusions de la société ont donc été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408195(TA77-2408195)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. B, a constaté que les décisions implicites de refus de renouvellement de sa carte de résident et de son document de voyage n’étaient pas établies, faute de preuve de dépôt des demandes via le téléservice ANEF. Par suite, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été jugées irrecevables, privées d’objet. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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