Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2209263(TA77-2209263)

Le Tribunal Administratif de MELUN annule l'arrêté du 25 juillet 2022 par lequel le maire de Villeneuve-le-Roi s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'antennes relais. Le tribunal juge que le maire a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et l'article R. 29 du code des postes et communications électroniques, car le projet ne présente pas de risque avéré de perturbations radioélectriques pour l'aéroport d'Orly. La solution retenue est l'annulation de la décision d'opposition, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2207779(TA77-2207779)

Cette décision du Tribunal Administratif de Melun (7ème chambre) annule le refus du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) du 2 juin 2022 qui interdisait à M. B C l'accès à une formation d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des condamnations pénales anciennes (2010) pour alcoolémie et conduite malgré suspension, ainsi que des mises en cause non suivies de condamnations. Il a estimé que ces faits, isolés et anciens, ne justifiaient pas un refus, compte tenu de la réinsertion et de l'habilitation aéroportuaire obtenue par le requérant. La solution s'appuie sur les articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2206990(TA77-2206990)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi de deux requêtes de M. A, directeur général des services de la commune de Villejuif, contestant l'arrêté du 15 décembre 2020 mettant fin à son détachement et demandant réparation des préjudices subis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. A, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des délais légaux et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'illégalité fautive et a rejeté tant la demande d'annulation que la demande indemnitaire. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2205211(TA77-2205211)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 21 mars 2022 par lequel le préfet de police de Paris avait refusé d'habiliter M. B à accéder aux zones de sûreté des aéroports. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par le préfet, fondé sur un changement de comportement et un repli identitaire, n'était pas suffisamment précis et circonstancié pour justifier le refus. En l'absence d'éléments concrets établissant une menace pour la sûreté de l'État ou la sécurité publique, la décision a été considérée comme entachée d'une erreur d'appréciation. Cette solution s'appuie sur les articles L. 6342-3 et L. 6342-4 du code des transports, ainsi que sur l'article R. 213-3-1 du code de l'aviation civile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2200561(TA77-2200561)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, agent de la communauté d'agglomération Melun-Val-de-Seine, qui demandait la condamnation de cette collectivité pour défaut d’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) et pour discrimination salariale fondée sur le sexe. Le tribunal a notamment opposé la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968 pour les créances antérieures à 2017 et a jugé que la requérante ne démontrait pas l’existence d’une faute de l’administration, ni d’une différence de traitement illégale. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2111414(TA77-2111414)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, agente contractuelle du département du Val-de-Marne, qui contestait un titre exécutoire émis pour le recouvrement d’un trop-perçu de rémunération de 2 875,46 euros pendant son congé maternité. Le tribunal a jugé que le département était fondé à réclamer le remboursement de ce trop-perçu, correspondant à la fraction du traitement équivalant aux indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, et que la bonne foi ou la situation financière de la requérante étaient sans incidence sur le bien-fondé de la dette. La demande subsidiaire d’échelonnement de la dette a également été rejetée, le tribunal n’étant pas compétent pour accorder de tels délais de paiement. La décision s’appuie notamment sur le code général des collectivités territoriales et le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2306922(TA77-2306922)

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser 7 800 euros à M. A, reconnu prioritaire et devant être relogé en urgence depuis mars 2019, en raison de la carence fautive des services préfectoraux à assurer son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, pour troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer de six personnes pendant 63 mois. Le tribunal a également accordé les intérêts au taux légal à compter de la réception de la demande préalable d'indemnisation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2306931(TA77-2306931)

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. A, reconnu prioritaire et urgent à reloger par la commission de médiation du Val-de-Marne en avril 2020, en raison de la carence fautive des services préfectoraux à exécuter cette décision dans le délai imparti. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, pour des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer de trois personnes pendant 49 mois. La somme allouée est assortie des intérêts au taux légal à compter du 3 avril 2023, date de la demande préalable d'indemnisation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2201278(TA77-2201278)

Le Tribunal Administratif de Melun annule les titres de perception émis les 2 septembre 2020 et 18 juin 2021 à l'encontre de M. A pour le paiement de la taxe d'aménagement. La solution retenue est fondée sur l'annulation par voie de conséquence du permis de construire, annulé par un jugement définitif du 24 mars 2022, qui constituait la base légale de ces titres. Le tribunal applique le principe jurisprudentiel selon lequel l'annulation d'un acte administratif emporte celle des décisions consécutives qui n'auraient pu être prises sans lui.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2414668(TA77-2414668)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension par M. C pour contester le refus implicite de la directrice des services départementaux de l'éducation nationale du Val-de-Marne d'affecter un accompagnant individuel à son fils A, pourtant décidé par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. Le juge a constaté que l'enfant ne bénéficiait que d'un accompagnement partiel, ce qui compromettait sa scolarisation et constituait une situation d'urgence. Il a ordonné la suspension de la décision implicite de refus et enjoint à la rectrice de l'académie de Créteil de mettre en œuvre la décision d'attribution d'une aide humaine individuelle, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 111-1 du code de l'éducation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2307461(TA77-2307461)

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l’État à indemniser Mme A pour le préjudice de troubles dans les conditions d’existence subi entre le 1er février 2022 et le 22 mai 2024, période durant laquelle elle n’a pas été relogée malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire et une injonction du tribunal. La carence de l’administration a été jugée fautive, engageant la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Mme A, qui vivait avec ses trois enfants dans un logement de type T2 de 42 m², a obtenu 3 000 euros de dommages et intérêts, avec intérêts au taux légal à compter du 17 mai 2024 et capitalisation des intérêts. Sa demande de 2 000 euros pour préjudice moral a été rejetée, et les frais d’avocat ont été mis à la charge de l’État à hauteur de 1 200 euros.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2107245(TA77-2107245)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux pour 2017, issue d'une rectification de revenus distribués par la SASU Part'Enr. Le tribunal a jugé que M. A, en tant qu'associé unique et gérant de droit disposant des pouvoirs les plus étendus, était le seul maître de l'affaire, ce qui le présumait avoir appréhendé les distributions. La reconstitution du résultat, fondée sur les encaissements bancaires et le rejet de charges non justifiées, n'a pas été jugée aléatoire, et les requérants n'ont pas démontré que les bénéfices auraient été mis en réserve. En conséquence, les impositions et la majoration pour manquement délibéré ont été maintenues, sur le fondement des articles 109 et 110 du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2106907(TA77-2106907)

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. et Mme A, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des contributions sociales au titre de 2016. L'administration fiscale avait requalifié des virements de la SARL Renovdia (117 940 euros) en revenus distribués occultes sur le fondement de l'article 111 c) du code général des impôts. Le tribunal juge que l'appréhension des sommes par les requérants est établie et que ces derniers n'apportent pas la preuve que les virements correspondaient à des remboursements de frais ou à des salaires. La majoration de 40 % pour manquement délibéré (article 1729 du CGI) est également confirmée, l'administration prouvant l'intention des contribuables de ne pas déclarer ces revenus.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2413736(TA77-2413736)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour obtenir la suspension de la décision de clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour et du rejet implicite de cette demande. La requérante invoque l'urgence résultant de la suspension de son contrat de travail et de la perte de revenus, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment pour défaut de motivation, incompétence de l'auteur de l'acte, et méconnaissance des articles L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la situation de Mme B résultant de sa propre négligence dans le dépôt de sa demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2313632(TA77-2313632)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante centrafricaine, qui demandait principalement qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui remettre sa carte de séjour ou de réexaminer sa demande. Le tribunal a relevé deux motifs d'irrecevabilité : d'une part, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à titre principal ; d'autre part, la requête était dépourvue de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2410434(TA77-2410434)

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par M. A B, reconnu prioritaire pour un hébergement par la commission de médiation de Seine-et-Marne le 20 novembre 2023, qui demandait réparation du préjudice subi faute de proposition d’hébergement. Le préfet de Seine-et-Marne a opposé que le requérant avait été hébergé en Ille-et-Vilaine et qu’il n’avait pas renouvelé sa demande en Seine-et-Marne, rendant son comportement obstacle à l’exécution de la décision. Le tribunal a rejeté les requêtes en indemnisation et en référé-provision, estimant que l’État ne pouvait être condamné à payer une somme qu’il ne devait pas, faute de lien de causalité direct entre le préjudice allégué et le défaut d’hébergement imputable à l’administration. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l’État et les dispositions du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2302263(TA77-2302263)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 8 600 euros à Mme B, reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence depuis juillet 2017. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation a engagé sa responsabilité, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. La provision indemnise les troubles dans les conditions d'existence subis par Mme B, son mari et leurs trois enfants pendant près de 83 mois. Les intérêts au taux légal sont accordés à compter de la réception de la demande préalable, avec capitalisation à compter du 23 juin 2023.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414816(TA77-2414816)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D E, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 27 novembre 2024 le maintenant en rétention administrative pendant l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance du principe du contradictoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, la signature ayant été valablement déléguée, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 754-1, L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2206551(TA77-2206551)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de M. C. Le requérant, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation du Val-de-Marne en décembre 2018, n'avait pas été relogé dans le délai imparti par un jugement du même tribunal de novembre 2019. Le juge a estimé que la carence de l'État engageait sa responsabilité, car le logement insalubre de M. C était inadapté à son état de santé, et a condamné l'État à lui verser une provision de 1 500 euros, avec intérêts au taux légal et capitalisation, pour les troubles dans ses conditions d'existence. La décision applique les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304371(TA77-2304371)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de provision de Mme A B, reconnue prioritaire pour un relogement urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne le 13 juin 2019. Constatant la carence fautive de l'État, qui ne l'a relogée que le 22 juillet 2022, soit après un délai de trente-et-un mois, le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. En application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, il a condamné l'État à verser une provision de 2 600 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 7 octobre 2022, avec capitalisation.

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