Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2300526(TA77-2300526)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé d’office que la demande de titre, déposée via la plateforme « démarches simplifiées », n’avait pas été effectuée selon les modalités prescrites par l’arrêté préfectoral du 17 août 2021, lequel imposait un dépôt par voie postale pour les titres sollicités sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la demande n’ayant pas été valablement présentée, le silence gardé par l’administration n’a pu faire naître une décision implicite de rejet. La requête a donc été rejetée comme irrecevable, faute de décision attaquable.
N° TA77-2201109(TA77-2201109)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. A, ingénieur en chef, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 15 décembre 2020 par lequel le maire de Villejuif a mis fin à son détachement sur l’emploi de directeur général des services, ainsi que d’une demande indemnitaire pour illégalité fautive. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des délais prévus par la loi du 26 janvier 1984, du principe de non-rétroactivité, de l’inexactitude matérielle des faits et de l’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête en annulation et, par voie de conséquence, la demande indemnitaire fondée sur l’illégalité de l’arrêté, en application des dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.
N° TA77-2203907(TA77-2203907)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, agent territorial de la commune de Charenton-le-Pont, qui demandait réparation pour harcèlement moral, manquements à l'obligation de sécurité et illégalité d'une procédure disciplinaire. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par la requérante ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique). En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'a été retenue, et les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées.
N° TA77-2203731(TA77-2203731)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, agent technique communal, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de cinq jours pour comportement agressif et insultant envers la secrétaire de mairie et une enseignante. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’erreur de droit, jugeant qu’un congé maladie ne fait pas obstacle à une sanction disciplinaire. Il a estimé que les faits étaient établis par des témoignages concordants et que la sanction, fondée sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, n’était pas disproportionnée.
N° TA77-2202964(TA77-2202964)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le maire d'Ivry-sur-Seine a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident cardiaque subi par M. A, infirmier municipal. La décision est annulée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté ne comportant aucun énoncé des considérations de droit. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2202937(TA77-2202937)
Le Tribunal administratif de Melun a partiellement fait droit à la demande de M. B, détenu ayant travaillé au centre pénitentiaire Sud Francilien, qui contestait le taux horaire appliqué à sa rémunération entre novembre 2020 et janvier 2021. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur de liquidation en appliquant un taux horaire inférieur à celui prévu par l'article D. 432-1 du code de procédure pénale, fixé à 45 % du SMIC. Toutefois, le montant du préjudice a été réduit à 60,96 euros, après déduction des cotisations sociales obligatoires (CSG, CRDS et cotisations de sécurité sociale) auxquelles le requérant est assujetti, conformément à l'article R. 381-105 du code de la sécurité sociale. L'État a ainsi été condamné à verser cette somme à M. B, assortie des intérêts au taux légal à compter du 2 novembre 2021.
N° TA77-2406040(TA77-2406040)
Cette requête, présentée devant le juge des référés du Tribunal administratif de Melun, concerne la demande de naturalisation de M. A, ressortissant marocain, bloquée par la préfecture de Seine-Saint-Denis qui exigeait une preuve de résidence dans ce département, alors que l'intéressé réside désormais dans le Val-de-Marne. Le juge des référés a rejeté la requête au motif que la mesure sollicitée, visant à enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de poursuivre l'instruction, se heurtait à une contestation sérieuse, la préfecture de Seine-Saint-Denis demeurant compétente pour instruire la demande de naturalisation déposée sur son ressort. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge d'ordonner des mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
N° TA77-2404557(TA77-2404557)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La décision, prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fait suite au rejet définitif de la demande d'asile de sa fille par la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention de Genève.
N° TA77-2211727(TA77-2211727)
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par Mme A, agent territorial, d’une demande d’indemnisation de 44 716,50 euros contre la commune de Limeil-Brévannes pour des fautes dans la gestion de sa carrière. Elle invoquait notamment un harcèlement moral, une évaluation professionnelle irrégulière pour 2021, le non-remboursement de frais médicaux, l’absence de participation à la complémentaire santé et le défaut de paiement d’heures supplémentaires. La commune, mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a reconnu la responsabilité de la commune pour plusieurs manquements, condamnant celle-ci à verser à Mme A une somme totale de 3 000 euros au titre de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d’existence, ainsi que 1 153,91 euros pour les heures supplémentaires impayées, avec intérêts au taux légal et capitalisation.
N° TA77-2212519(TA77-2212519)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Alfortville du 8 juillet 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article UA 3.5 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), car les installations techniques (antennes et baies radio) n'étaient pas suffisamment regroupées sur la toiture, malgré leur camouflage et leur retrait par rapport aux façades. Il a précisé que les deux alinéas de cet article sont cumulatifs et opposables, et que l'absence de regroupement justifiait légalement le refus. La demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2212238(TA77-2212238)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le préfet de police de Paris avait refusé de l’habiliter à accéder à la zone de sûreté à accès réglementé des plates-formes aéroportuaires. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, en se fondant sur les articles L. 6342-3 et L. 6342-4 du code des transports, ainsi que sur l’article R. 213-3-1 du code de l’aviation civile. La solution retenue confirme la légalité du refus d’habilitation.
N° TA77-2412983(TA77-2412983)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Le requérant demandait l’octroi ou le réexamen de son titre de séjour, sollicité le 9 avril 2024. La solution retenue est le donné acte du désistement, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2103096(TA77-2103096)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, agent contractuel de la commune de Champigny-sur-Marne, contestant le refus de cette dernière de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) suite à la fin de son contrat. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions indemnitaires du requérant, constatant qu'elles n'avaient pas été précédées d'une demande préalable auprès de l'administration, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, ces conclusions ont été jugées irrecevables. La solution retenue s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, sans se prononcer sur le fond du litige relatif au droit à l'ARE.
N° TA77-2107166(TA77-2107166)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, agent de la commune de Bussy-Saint-Georges, qui contestait le refus de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les faits invoqués par le requérant (comportement agressif, déménagement de poste, mise au placard, procédure de licenciement) ne constituaient pas, pris dans leur ensemble, des agissements répétés de harcèlement moral au sens de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. Par conséquent, la décision du maire refusant la protection fonctionnelle a été jugée légale, et les demandes indemnitaires de M. A ont été rejetées.
N° TA77-2105851(TA77-2105851)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016. La requérante invoquait notamment une irrégularité de procédure liée à l'absence d'information sur la charte du contribuable, mais le tribunal a constaté que l'avis de vérification mentionnait bien cette possibilité. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'un début anticipé du contrôle, les opérations ayant débuté après la réception de l'avis. Sur le fond, les sommes créditées sur ses comptes bancaires ont été considérées comme des revenus imposables, non comme des prêts ou donations, et les rectifications ont été maintenues. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
N° TA77-2109304(TA77-2109304)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, infirmière, qui contestait un titre exécutoire émis par le centre hospitalier Sud-Essonne pour le recouvrement d’un trop-perçu de 2 901,93 euros. La requérante invoquait notamment l’absence de motivation suffisante du titre, le retrait illégal d’une décision créatrice de droits, et l’absence de fondement de la créance. Le tribunal a écarté ces moyens, considérant que le titre exécutoire était régulier et fondé sur un trop-perçu résultant d’une erreur dans le décompte des heures supplémentaires. La solution s’appuie sur le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA77-2108213(TA77-2108213)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2014. Ces impositions faisaient suite à la réintégration, dans les bénéfices non commerciaux de la SCI DSPJ, d'une plus-value résultant de la levée d'option d'achat d'un contrat de crédit-bail immobilier. Le tribunal a jugé que, bien que la levée d'option ne crée pas en elle-même de plus-value, l'administration était fondée à tirer les conséquences fiscales du transfert de propriété, conformément aux articles 93 et 93 quater du code général des impôts. Les moyens de M. A, tirés de l'absence de changement de régime fiscal ou de transfert du patrimoine professionnel, ont été écartés.
N° TA77-2404570(TA77-2404570)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Loir-et-Cher du 9 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de méconnaissance du droit d'être entendu et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 611-1, L. 612-12, L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a notamment jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que M. A ne justifiait pas d'une présence continue de trois ans en France ni de circonstances exceptionnelles justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA77-2404573(TA77-2404573)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, contestant l'arrêté préfectoral du 19 mars 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le Mali comme pays de destination. La requérante invoquait des moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de ses droits fondamentaux, mais n'a produit aucune pièce pertinente à l'appui de ses allégations. Le tribunal a également rejeté sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, la requête étant vouée au rejet. La décision se fonde sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA77-2404575(TA77-2404575)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant moldave, contestant un arrêté préfectoral du 6 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 611-1 (1° et 5°) et L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.