Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2212056(TA77-2212056)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour pour vie privée et familiale, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation a entraîné celle des décisions subséquentes par voie de conséquence.
N° TA77-2415373(TA77-2415373)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C et Mme B C. Les requérantes demandaient, pour faire la lumière sur les circonstances du décès de M. D survenu au centre pénitentiaire de Fresnes, la conservation et la communication de divers éléments (images de vidéosurveillance, effets personnels, registres, accès à la cellule). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les requérantes n’établissant pas de risque imminent de déperdition des preuves ni une situation d’extrême urgence justifiant une intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2312591(TA77-2312591)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, propriétaire d’un logement à Avon, qui contestait un rapport d’insalubrité et le courrier notifiant la phase contradictoire préalable à un arrêté de traitement de l’insalubrité. Le tribunal a jugé ces actes irrecevables car il s’agit de mesures préparatoires ne faisant pas grief, insusceptibles de recours pour excès de pouvoir. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, faute de faute établie de l’administration. La décision s’appuie sur le code de justice administrative et la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs.
N° TA77-2411903(TA77-2411903)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme D et M. E F, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants pour l'année 2024-2025. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, un vice de procédure et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 131-11-5 du code de l'éducation. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA77-2411914(TA77-2411914)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme D et M. E F, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants pour l'année 2024-2025. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, un vice de procédure et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 131-11-5 du code de l'éducation. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA77-2409674(TA77-2409674)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. Amara contestant l'arrêté préfectoral du 31 mai 2024 interdisant une manifestation contre le racisme à Villiers-sur-Marne. Le requérant invoquait notamment une violation du droit à un recours effectif en raison du délai de notification très court (moins de 5 heures avant l'événement) et une atteinte disproportionnée à la liberté de manifester. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'interdiction, fondée sur l'article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par des risques de troubles à l'ordre public. Il a également jugé que le préjudice moral allégué n'était pas établi.
N° TA77-2413403(TA77-2413403)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 19 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme A B de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait un arrêté ministériel du 13 octobre 2022 relatif à son reclassement dans le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (IPEF) et demandait des mesures de reprise d’ancienneté et d’indemnisation. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA77-2405522(TA77-2405522)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant malien, qui sollicitait la délivrance sous astreinte d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 8 juin 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure demandée est dépourvue d’utilité et ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2203907(TA77-2203907)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, agent territorial de la commune de Charenton-le-Pont, qui demandait réparation pour harcèlement moral, manquements à l'obligation de sécurité et illégalité d'une procédure disciplinaire. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par la requérante ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique). En conséquence, aucune faute de nature à engager la responsabilité de la commune n'a été retenue, et les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées.
N° TA77-2103096(TA77-2103096)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, agent contractuel de la commune de Champigny-sur-Marne, contestant le refus de cette dernière de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) suite à la fin de son contrat. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions indemnitaires du requérant, constatant qu'elles n'avaient pas été précédées d'une demande préalable auprès de l'administration, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, ces conclusions ont été jugées irrecevables. La solution retenue s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse, sans se prononcer sur le fond du litige relatif au droit à l'ARE.
N° TA77-2112043(TA77-2112043)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2014 à 2016, issues d’un contrôle fiscal de la société Eco Déco Plus dont il était gérant. Le tribunal a jugé inopérants les moyens relatifs à la procédure suivie contre la société, en raison du principe d’indépendance des procédures fiscales. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 55 du livre des procédures fiscales, sans autre précision dans l’extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et de l’obligation de payer.
N° TA77-2112132(TA77-2112132)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017. Ces impositions faisaient suite à la réintégration par l'administration fiscale de charges (frais de déplacement, dépenses personnelles, frais de réception) considérées comme non professionnelles et qualifiées de revenus distribués. Le tribunal a validé la substitution de base légale opérée par l'administration, fondant les rectifications sur l'article 111 c) du code général des impôts relatif aux avantages occultes, et a jugé que les dépenses litigieuses ne présentaient pas un caractère professionnel. Il a également confirmé le bien-fondé des pénalités pour manquement délibéré, l'intention d'éluder l'impôt étant établie.
N° TA77-2412983(TA77-2412983)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A de sa requête en excès de pouvoir. Le requérant demandait l’octroi ou le réexamen de son titre de séjour, sollicité le 9 avril 2024. La solution retenue est le donné acte du désistement, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2203731(TA77-2203731)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, agent technique communal, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions de cinq jours pour comportement agressif et insultant envers la secrétaire de mairie et une enseignante. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’erreur de droit, jugeant qu’un congé maladie ne fait pas obstacle à une sanction disciplinaire. Il a estimé que les faits étaient établis par des témoignages concordants et que la sanction, fondée sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, n’était pas disproportionnée.
N° TA77-2207593(TA77-2207593)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête du comité de défense de Villiers-sur-Marne et du syndicat des copropriétaires de la résidence de la Belle Villière, qui demandait l'annulation de la délibération du 7 février 2022 approuvant la modification n° 3 du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. Le tribunal a notamment jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le classement en zone Uc1 de la parcelle du cimetière communal, ce classement ayant été abrogé avant l'introduction de la requête. Sur le fond, les moyens soulevés, tirés de vices de procédure, d'insuffisance du rapport de présentation, d'erreur manifeste d'appréciation et d'incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durable, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA77-2210129(TA77-2210129)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision attaquée est suffisamment motivée et que l'absence d'un nouvel entretien de vulnérabilité n'est pas requise par les textes (articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Il juge également que l'OFII n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation ni ne s'est estimé en situation de compétence liée. La requête est donc rejetée dans son ensemble.
N° TA77-2210821(TA77-2210821)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux. Il a jugé que le CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits de violence pour lesquels M. A avait été condamné, bien que non inscrits au bulletin n°2 de son casier judiciaire, étaient incompatibles avec l'exercice d'une activité de sécurité privée au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA77-2410330(TA77-2410330)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 18 juillet 2024 par laquelle le directeur du CNAPS a retiré la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. B. La décision attaquée est insuffisamment motivée en fait, car elle se borne à évoquer un comportement "de nature à porter atteinte à la sécurité publique" sans préciser les éléments concrets, et ne justifie pas d'une "urgence absolue" au sens de l'article L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal applique les articles L. 211-2 et L. 211-5 du même code, ainsi que l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA77-2414735(TA77-2414735)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Chennevières-sur-Marne. Cette dernière sollicitait la désignation d’un expert pour constater l’état des immeubles voisins avant des travaux de démolition liés à l’agrandissement d’un parking. La juridiction a jugé la mesure utile et a ordonné une expertise préventive, avec possibilité de prolongation pour analyser les causes et l’étendue d’éventuels dommages survenant pendant le chantier.
N° TA77-2108213(TA77-2108213)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2014. Ces impositions faisaient suite à la réintégration, dans les bénéfices non commerciaux de la SCI DSPJ, d'une plus-value résultant de la levée d'option d'achat d'un contrat de crédit-bail immobilier. Le tribunal a jugé que, bien que la levée d'option ne crée pas en elle-même de plus-value, l'administration était fondée à tirer les conséquences fiscales du transfert de propriété, conformément aux articles 93 et 93 quater du code général des impôts. Les moyens de M. A, tirés de l'absence de changement de régime fiscal ou de transfert du patrimoine professionnel, ont été écartés.