Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
42 801 décisions disponibles — page 863/2141
N° TA77-2415625(TA77-2415625)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour en tant que membre de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire, invoquant une atteinte grave à ses droits. Le juge relève qu'il ne peut ordonner la délivrance d'un titre de séjour et constate qu'un récépissé de demande de titre lui a été délivré le 10 décembre 2024, valable jusqu'au 9 mars 2025. La condition d'urgence n'étant pas caractérisée au regard de cette délivrance, la requête est rejetée.
N° TA77-2415688(TA77-2415688)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de modifier son adresse électronique sur la plateforme ANEF, afin de pouvoir renouveler sa carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le préfet avait effectué la modification sollicitée et que la requérante ne démontrait pas que l'impossibilité d'accéder à son compte ANEF résultait de l'administration. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2401801(TA77-2401801)
Le Tribunal Administratif de Melun annule la décision du 9 février 2024 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal estime que l'administration n'a pas démontré avoir notifié valablement à l'intéressée la demande de pièces complémentaires, en méconnaissance des articles 35 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et L. 112-9 du code des relations entre le public et l'administration. En l'absence de preuve de notification régulière, le classement sans suite est illégal.
N° TA77-2415653(TA77-2415653)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un récépissé, en raison de l'absence de réponse à sa demande de renouvellement de titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante d'avoir apporté des précisions suffisantes sur son parcours et les titres de séjour antérieurs. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.
N° TA77-2412852(TA77-2412852)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour retirer sa carte de séjour. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal en application de l’article R. 612-5-1 du même code, il est réputé s’en être désisté. Par conséquent, le juge des référés donne acte de ce désistement d’office et rejette la requête.
N° TA77-2204643(TA77-2204643)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commune de Cachan de revaloriser ses droits à la retraite et demandait 15 000 euros de dommages et intérêts. La requérante soutenait que le protocole transactionnel signé en 2009, qui indemnisaitsa non-réintégration entre 1992 et 2004, avait sous-évalué ses cotisations retraite. Le tribunal a jugé que ce protocole, fondé sur les articles 2044 et 2052 du code civil, avait autorité de la chose jugée et interdisait toute nouvelle action en justice sur le même objet, sans que Mme A ne démontre une violation de l'ordre public. Les conclusions indemnitaires ont donc été déclarées irrecevables.
N° TA77-2212056(TA77-2212056)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour pour vie privée et familiale, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation a entraîné celle des décisions subséquentes par voie de conséquence.
N° TA77-2401502(TA77-2401502)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 2 février 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires. La requérante invoquait un problème informatique et des circonstances personnelles pour justifier son retard, mais le tribunal a estimé que la mise en demeure, notifiée via le téléservice dédié conformément à l'article 35 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, était régulière. Faute pour Mme B d'avoir produit les documents dans le délai imparti, la décision de classement sans suite, fondée sur l'article 40 du même décret, a été jugée légale.
N° TA77-2415373(TA77-2415373)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C et Mme B C. Les requérantes demandaient, pour faire la lumière sur les circonstances du décès de M. D survenu au centre pénitentiaire de Fresnes, la conservation et la communication de divers éléments (images de vidéosurveillance, effets personnels, registres, accès à la cellule). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les requérantes n’établissant pas de risque imminent de déperdition des preuves ni une situation d’extrême urgence justifiant une intervention du juge des référés dans un délai de 48 heures. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2206066(TA77-2206066)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus de remise gracieuse de deux indus de prime d’activité (total de 6 976,56 €) et d’une opposition à la contrainte émise pour leur recouvrement. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus de remise, cette décision étant purement confirmative d’un précédent refus déjà validé par un jugement irrévocable du 12 janvier 2022. En revanche, il a examiné l’opposition à la contrainte, en application des articles L. 841-1 du code de la sécurité sociale et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B, confirmant ainsi la validité de la contrainte et le bien-fondé des indus.
N° TA77-2401430(TA77-2401430)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la préfète du Val-de-Marne du 14 septembre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de comparution à un entretien d’assimilation. La requérante soutenait ne pas avoir été valablement convoquée, faute de notification par courriel de la mise à disposition de la convocation sur son espace personnel du téléservice. Le tribunal a annulé la décision, jugeant que l’administration n’avait pas apporté la preuve de la notification régulière de la convocation, conformément aux articles 35 et 41 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et à l’article 3 de l’arrêté du 3 février 2023, qui imposent de démontrer la mise à disposition du message et sa date.
N° TA77-2414917(TA77-2414917)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C B, ressortissant soudanais, afin d'enjoindre à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de statuer sur sa demande de réexamen d'asile, en raison d'un délai d'instruction de 18 mois. En cours d'instance, l'OFPRA a accordé la protection subsidiaire à l'intéressé le 5 décembre 2024, conduisant M. C B à se désister de ses conclusions à fin d'injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions relatives aux frais d'instance, tout en admettant provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
N° TA77-2302632(TA77-2302632)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal retient un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2409674(TA77-2409674)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. Amara contestant l'arrêté préfectoral du 31 mai 2024 interdisant une manifestation contre le racisme à Villiers-sur-Marne. Le requérant invoquait notamment une violation du droit à un recours effectif en raison du délai de notification très court (moins de 5 heures avant l'événement) et une atteinte disproportionnée à la liberté de manifester. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'interdiction, fondée sur l'article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par des risques de troubles à l'ordre public. Il a également jugé que le préjudice moral allégué n'était pas établi.
N° TA77-2307185(TA77-2307185)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation de la décision implicite de la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant son recours contre le refus de sa prime "MaPrimeRénov". La requérante soutenait que ses travaux d’installation d’un poêle à granulés, commencés avant le dépôt de sa demande, relevaient des dérogations pour urgence prévues à l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Le tribunal a jugé ce moyen non fondé, sans préciser davantage les motifs dans l’extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement de la loi de finances pour 2020 et du décret relatif à la prime de transition énergétique.
N° TA77-2409151(TA77-2409151)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 4 juin 2024 du chef d’établissement de l’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne lui refusant l’admission en première année de master « droit des affaires ». Le tribunal a d’abord écarté des débats le mémoire en défense de l’université, faute de preuve de la publication et de la transmission au recteur de la délégation de signature accordée à la directrice générale des services, en application des articles L. 712-2 et L. 719-7 du code de l’éducation et de l’article L. 221-2 du code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l’absence de délibération du conseil d’administration sur les capacités d’accueil et les critères de sélection, ainsi que l’irrégularité de la composition du jury d’admission. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision finale est susceptible d’annuler le refus d’admission si les irrégularités sont avérées, en application
N° TA77-2414825(TA77-2414825)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 24 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était légale, l'autorité signataire étant compétente, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient infondés, la durée de séjour et les attaches familiales de l'intéressé étant insuffisantes. Le refus de délai de départ volontaire a été jugé justifié en raison du risque de fuite, et l'interdiction de retour proportionnée. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée.
N° TA77-2414981(TA77-2414981)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en formation d'éloignement, a examiné les requêtes de M. C A, ressortissant colombien, contestant un arrêté du 1er décembre 2024 du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de 36 mois, et un arrêté du 5 décembre 2024 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du principe du contradictoire. La solution retenue est le rejet des requêtes, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile de l'intéressé ayant déjà été rejetée par l'OFPRA.
N° TA77-2415658(TA77-2415658)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. C A, ressortissant colombien, contre un arrêté du 1er décembre 2024 du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour 36 mois, ainsi que contre un arrêté du 5 décembre 2024 le maintenant en rétention. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du principe du contradictoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a confirmé la légalité des décisions préfectorales.
N° TA77-1911585(TA77-1911585)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Établissements Reithler d’un litige portant sur le solde d’un marché de restructuration et d’extension du lycée Honoré de Balzac à Mitry-Mory, concernant les lots de serrurerie, métallerie, menuiseries extérieures et brises-soleil. La société demandait notamment le paiement de 653 788,38 euros TTC, ainsi qu’une indemnité pour exposition à l’amiante, avant de se désister de certaines demandes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, considérant que la société n’établissait pas le bien-fondé de ses réclamations, notamment concernant les pénalités de retard, la révision des prix, et les travaux supplémentaires. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG Travaux et du CCAP, ainsi que sur les règles de preuve en matière de marchés publics.