Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2110029(TA77-2110029)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, une auto-entrepreneuse exerçant comme magnétiseur, qui contestait des rappels de TVA pour 2015-2016 et un supplément d'impôt sur le revenu pour 2016. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales (avis de vérification trop court) et l'absence de débat contradictoire. Le tribunal a jugé la procédure régulière et a validé la méthode de reconstitution des recettes par l'administration, rejetant l'ensemble des moyens soulevés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA77-2109304(TA77-2109304)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, infirmière, qui contestait un titre exécutoire émis par le centre hospitalier Sud-Essonne pour le recouvrement d’un trop-perçu de 2 901,93 euros. La requérante invoquait notamment l’absence de motivation suffisante du titre, le retrait illégal d’une décision créatrice de droits, et l’absence de fondement de la créance. Le tribunal a écarté ces moyens, considérant que le titre exécutoire était régulier et fondé sur un trop-perçu résultant d’une erreur dans le décompte des heures supplémentaires. La solution s’appuie sur le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA77-2211727(TA77-2211727)
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par Mme A, agent territorial, d’une demande d’indemnisation de 44 716,50 euros contre la commune de Limeil-Brévannes pour des fautes dans la gestion de sa carrière. Elle invoquait notamment un harcèlement moral, une évaluation professionnelle irrégulière pour 2021, le non-remboursement de frais médicaux, l’absence de participation à la complémentaire santé et le défaut de paiement d’heures supplémentaires. La commune, mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a reconnu la responsabilité de la commune pour plusieurs manquements, condamnant celle-ci à verser à Mme A une somme totale de 3 000 euros au titre de son préjudice moral et de ses troubles dans les conditions d’existence, ainsi que 1 153,91 euros pour les heures supplémentaires impayées, avec intérêts au taux légal et capitalisation.
N° TA77-2212238(TA77-2212238)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le préfet de police de Paris avait refusé de l’habiliter à accéder à la zone de sûreté à accès réglementé des plates-formes aéroportuaires. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de vice de procédure, en se fondant sur les articles L. 6342-3 et L. 6342-4 du code des transports, ainsi que sur l’article R. 213-3-1 du code de l’aviation civile. La solution retenue confirme la légalité du refus d’habilitation.
N° TA77-2402106(TA77-2402106)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent.
N° TA77-2212519(TA77-2212519)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Alfortville du 8 juillet 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait l'article UA 3.5 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), car les installations techniques (antennes et baies radio) n'étaient pas suffisamment regroupées sur la toiture, malgré leur camouflage et leur retrait par rapport aux façades. Il a précisé que les deux alinéas de cet article sont cumulatifs et opposables, et que l'absence de regroupement justifiait légalement le refus. La demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2304154(TA77-2304154)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 18 décembre 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante marocaine, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que les informations erronées fournies par la préfecture avaient créé une ambiguïté sur l'existence de la décision. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était illégale, sans préciser le fondement exact dans cet extrait, mais en se référant aux articles L. 423-14 et L. 423-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée par voie de conséquence.
N° TA77-2410330(TA77-2410330)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 18 juillet 2024 par laquelle le directeur du CNAPS a retiré la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. B. La décision attaquée est insuffisamment motivée en fait, car elle se borne à évoquer un comportement "de nature à porter atteinte à la sécurité publique" sans préciser les éléments concrets, et ne justifie pas d'une "urgence absolue" au sens de l'article L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal applique les articles L. 211-2 et L. 211-5 du même code, ainsi que l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA77-2304211(TA77-2304211)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 28 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII et de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur l'absence de démonstration par le requérant de l'impossibilité d'accéder à un traitement approprié dans son pays d'origine.
N° TA77-2406458(TA77-2406458)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante thaïlandaise d'une demande d'injonction visant à obtenir une convocation pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée le 14 juin 2024 postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les demandes de frais irrépétibles ont été rejetées, la requérante n'étant pas assistée d'un avocat. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA77-2404939(TA77-2404939)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 20 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal, notamment en raison d'une délégation de signature régulière. Les moyens soulevés par le requérant, tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'un défaut d'examen, ont été écartés.
N° TA77-2404774(TA77-2404774)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 11 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA77-2404714(TA77-2404714)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du défaut de motivation du refus de délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-12, L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2202964(TA77-2202964)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le maire d'Ivry-sur-Seine a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident cardiaque subi par M. A, infirmier municipal. La décision est annulée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, l'arrêté ne comportant aucun énoncé des considérations de droit. La commune est condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2404604(TA77-2404604)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 11 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de trois ans. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 (1°) et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant la procédure régulière et la décision proportionnée. La solution retenue confirme la légalité de l'éloignement et des mesures accessoires.
N° TA77-2405522(TA77-2405522)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant malien, qui sollicitait la délivrance sous astreinte d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 8 juin 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure demandée est dépourvue d’utilité et ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2406419(TA77-2406419)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait à ce qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation de séjour. La requérante, épouse d'un titulaire d'une carte "passeport talent", avait sollicité un titre de séjour "passeport talent (famille)" le 12 décembre 2023, mais n'avait reçu aucune réponse. Le juge a constaté que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 12 avril 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande de Mme B, qui tendait à obtenir une mesure utile et à ne pas faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, a été jugée dépourvue d'utilité et a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2406421(TA77-2406421)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de réfugié. Le juge a estimé que cette demande était dépourvue d'utilité et faisait obstacle à l'exécution de décisions administratives explicites de rejet (clôture) déjà intervenues. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2406425(TA77-2406425)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité et faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, dès lors que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, l'intéressé étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé suspension.
N° TA77-2413403(TA77-2413403)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 19 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme A B de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait un arrêté ministériel du 13 octobre 2022 relatif à son reclassement dans le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (IPEF) et demandait des mesures de reprise d’ancienneté et d’indemnisation. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.