Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2411533(TA77-2411533)

Le Tribunal Administratif de Melun, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de délivrer un titre de séjour à Mme A, constate que l’administration a finalement accordé un récépissé et un titre de séjour valable jusqu’en novembre 2025. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête devenue sans objet. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocat de la requérante au titre des frais irrépétibles.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2407429(TA77-2407429)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a produit une capture d’écran du logiciel AGDREF attestant de la délivrance d’une carte de séjour valable jusqu’en octobre 2025. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions à fin d’annulation et a rejeté les conclusions accessoires (injonction, astreinte et frais d’instance). Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2412545(TA77-2412545)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 9 octobre 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de M. B A. Le tribunal constate que le préfet a méconnu l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l'expiration du délai de deux mois imparti au requérant pour produire des pièces complémentaires. La solution retenue est fondée sur le fait qu'une réponse incomplète à une mise en demeure ne peut justifier un classement sans suite avant l'échéance du délai fixé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2303252(TA77-2303252)

Requête de M. B contre la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne mettant fin à son contrat jeune majeur. Le Tribunal administratif de Melun constate que M. B, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. Il est donc réputé s'être désisté, et l'ordonnance donne acte de ce désistement d'instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415532(TA77-2415532)

Litige relatif à un trop-perçu d'indemnités journalières (79 491,80 euros) et au refus d'échelonnement du remboursement par la CPAM de Seine-et-Marne. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, le litige relevant du contentieux de la sécurité sociale, confié au juge judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2306544(TA77-2306544)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Valocîme SAS d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Office national des forêts (ONF) refusant la communication de conventions d’occupation du domaine privé forestier de l’État conclues avec TDF. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 9 décembre 2024. Par ordonnance du 17 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de l’ONF tendant à la condamnation de Valocîme aux frais de l’instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415547(TA77-2415547)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, détenu. Le juge a estimé que la demande ne faisait état d'aucune liberté fondamentale ni d'aucune atteinte grave et manifestement illégale imputable à l'administration. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415527(TA77-2415527)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de deux délibérations du conseil municipal de Montévrain (acquisition d’un immeuble et décision modificative budgétaire). La requête est jugée manifestement irrecevable car M. A n’a pas saisi le tribunal d’une requête distincte en annulation, condition préalable à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. L’ordonnance est rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2404874(TA77-2404874)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B dirigée contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que M. B avait eu connaissance de cette décision implicite au plus tard le 3 mars 2023, date à laquelle il avait interrogé la préfecture sur ses motifs. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le requérant disposait d'un délai raisonnable d'un an pour saisir le juge, délai expiré le 3 mars 2024. La requête, enregistrée le 18 avril 2024, étant tardive, a été rejetée sans invitation à régulariser.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415531(TA77-2415531)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de Mme B visant deux délibérations du conseil municipal de Montévrain (acquisition d'un immeuble et décision budgétaire modificative). La requête est jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas introduit de recours en annulation distinct contre ces actes, condition préalable à une demande de suspension. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge rejette la requête sans instruction ni audience.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415559(TA77-2415559)

Refus de publication d’un droit de réponse sur le site internet d’une commune. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A pour défaut d’urgence. Le juge estime que le requérant n’établit aucune circonstance particulière justifiant une intervention immédiate.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2307568(TA77-2307568)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 17 décembre 2024, donne acte du désistement d'instance de M. A. Ce dernier contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Saisi sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions après que le préfet a produit une carte de résident remise à l'intéressé. En l'absence de réponse dans le délai imparti, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2309105(TA77-2309105)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant à M. A, ressortissant marocain, la délivrance d’un titre de séjour. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, en violation des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, la préfète n’ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l’intéressé. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette le surplus des conclusions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2108635(TA77-2108635)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, conseiller pénitentiaire, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 7 septembre 2021 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris refusant de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 20 mai 2021. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une inexactitude matérielle et une méconnaissance du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le délai de quinze jours pour déclarer l’accident n’avait pas été respecté et que M. A ne justifiait d’aucun motif légitime ou de force majeure permettant de déroger à ce délai, en application des articles 47-2 et 47-3 du décret précité.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA77-2414284(TA77-2414284)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C d'une demande d'exécution d'une ordonnance du juge des référés du 23 octobre 2023, modifiée le 30 novembre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 50 euros par jour. La requérante sollicitait la liquidation de cette astreinte pour la période du 10 décembre 2023 au 3 juin 2024. Le tribunal a constaté que, malgré un retard initial, la préfète avait finalement remis à Mme C un récépissé le 18 janvier 2024 puis un certificat de résidence algérien valable un an le 3 juin 2024. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer la liquidation de l'astreinte, compte tenu de l'exécution tardive mais complète de l'injonction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415245(TA77-2415245)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue par le juge des référés, concerne le refus implicite de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour opposé à Mme C, ressortissante algérienne. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir et à sa vie privée et familiale, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge rejette la requête, estimant qu’un refus de titre de séjour ne constitue pas, par lui-même, une telle atteinte à une liberté fondamentale, et que la condition d’urgence n’est pas caractérisée au sens de cette procédure spécifique. La décision rappelle que le silence gardé pendant quatre mois par l’administration a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2414752(TA77-2414752)

Le Tribunal Administratif de MELUN (12ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car le requérant n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée irrégulière en France, sans motif légitime. La solution retenue confirme ainsi le refus de l'administration, en application des textes précités.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2204476(TA77-2204476)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C, ressortissant mauritanien, contestant le refus de sa demande de regroupement familial pour son fils. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du 8 mars 2022, celle-ci ayant été implicitement retirée par la décision du 11 mars 2022 avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 11 mars 2022, estimant que le motif de refus tiré de l'absence de logement conforme aux règles de sécurité et de salubrité était fondé au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2413083(TA77-2413083)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le préfet de Seine-et-Marne d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire de Crisenoy, l’un interdisant l’emprunt du chemin Paré (sauf pour les agriculteurs locaux) et l’autre autorisant des travaux de réhabilitation sur ce même chemin. Le préfet s’est désisté de sa requête par un mémoire du 12 novembre 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président de la 2ème chambre en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414794(TA77-2414794)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 4 novembre 2024 du préfet de la Seine-et-Marne ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des articles 4, 5 et 29 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal, statuant en formation de juge unique dans le cadre de la procédure d'éloignement, a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

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