Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2104110(TA77-2104110)
Le Tribunal administratif de Melun annule le blâme infligé le 17 mars 2021 à M. C, cadre de La Poste, pour consultation non justifiée d’un outil informatique. La juridiction retient un vice de procédure : l’administration n’a pas informé l’agent, lors de l’engagement de la procédure disciplinaire, de son droit à se faire assister par un défenseur de son choix, en méconnaissance de l’article 1er du décret du 25 octobre 1984. Cette omission a entaché d’illégalité la sanction, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. La Poste est condamnée à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA77-2206559(TA77-2206559)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, professeure certifiée, qui demandait l'annulation de l'arrêté du recteur de l'académie de Créteil du 31 janvier 2022 prononçant sa radiation des cadres pour abandon de poste. Le tribunal a jugé que, malgré la naissance d'une décision implicite d'acceptation de sa demande de disponibilité pour convenances personnelles, cette décision avait été implicitement retirée par le rejet exprès du 1er juin 2021, dont l'intéressée avait été informée par courriel. En l'absence de droit à la disponibilité, et après une mise en demeure régulièrement notifiée, la radiation pour abandon de poste était légalement justifiée. La solution retenue s'appuie sur l'article 14 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et l'article 44 du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985.
N° TA77-2212476(TA77-2212476)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle « étudiant », d’une demande d’annulation de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse et son fils. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 434-2, L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a examiné les conditions de ressources et de logement prévues par les articles R. 434-4 et R. 434-5 du CESEDA. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement statue sur les conclusions à fin d’annulation et les demandes d’injonction.
N° TA77-2415492(TA77-2415492)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait son transfert vers un autre établissement pénitentiaire ou sa remise en liberté en raison de l'incompatibilité alléguée de ses conditions de détention avec son état de santé. Le juge a estimé que l'urgence particulière n'était pas établie, les expertises médicales produites ne faisant état d'aucun danger grave et immédiat pour la santé du requérant. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2415246(TA77-2415246)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une carte de séjour "membre de famille d'un citoyen européen". Le juge constate que le silence de la préfecture du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Il rappelle qu'un refus de titre de séjour ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2, et que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2415245(TA77-2415245)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue par le juge des référés, concerne le refus implicite de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour opposé à Mme C, ressortissante algérienne. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir et à sa vie privée et familiale, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge rejette la requête, estimant qu’un refus de titre de séjour ne constitue pas, par lui-même, une telle atteinte à une liberté fondamentale, et que la condition d’urgence n’est pas caractérisée au sens de cette procédure spécifique. La décision rappelle que le silence gardé pendant quatre mois par l’administration a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2307011(TA77-2307011)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du 28 février 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée en droit et en fait, notamment au regard des stipulations de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA77-2408133(TA77-2408133)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante brésilienne rencontrant des difficultés pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident via la plateforme numérique dédiée. La requérante demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui permettre de déposer sa demande et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait convoqué l'intéressée pour le dépôt de sa demande, et que celle-ci n'établissait pas que ce rendez-vous n'avait pas été honoré ou qu'aucun récépissé ne lui avait été délivré. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais de justice.
N° TA77-2408907(TA77-2408907)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante chinoise d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance de son titre de séjour "chercheur". En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour retirer son titre, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande principale. La requérante n'ayant pas démontré que le rendez-vous n'avait pas été honoré, la demande est devenue sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2414284(TA77-2414284)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C d'une demande d'exécution d'une ordonnance du juge des référés du 23 octobre 2023, modifiée le 30 novembre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 50 euros par jour. La requérante sollicitait la liquidation de cette astreinte pour la période du 10 décembre 2023 au 3 juin 2024. Le tribunal a constaté que, malgré un retard initial, la préfète avait finalement remis à Mme C un récépissé le 18 janvier 2024 puis un certificat de résidence algérien valable un an le 3 juin 2024. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer la liquidation de l'astreinte, compte tenu de l'exécution tardive mais complète de l'injonction.
N° TA77-2414317(TA77-2414317)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne et mère d’un enfant reconnu réfugié, afin de suspendre la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant réfugié. Le juge a constaté que la condition d’urgence était remplie, Mme A se trouvant privée de ressources et de droits sociaux en raison du non-renouvellement de son récépissé. Toutefois, le préfet ayant convoqué l’intéressée pour régulariser sa situation, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, considérant que la décision contestée avait cessé de produire ses effets. Cette solution s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2414544(TA77-2414544)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante allemande, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier de sa situation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux mesures d'éloignement applicables aux citoyens de l'Union européenne.
N° TA77-2414546(TA77-2414546)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2414277(TA77-2414277)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu la décision du 7 novembre 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer à Mme B, ressortissante togolaise, un titre de séjour portant la mention "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le tribunal a jugé que la condition d'urgence était remplie, la requérante étant titulaire d'une carte de séjour étudiante arrivée à échéance et justifiant d'une promesse d'embauche. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant refusé le titre au motif que le diplôme n'avait pas été obtenu "dans l'année", sans que ce motif ne soit prévu par les textes applicables.
N° TA77-2414274(TA77-2414274)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension de M. et Mme A, ressortissants albanais. Les requérants contestaient le refus implicite de renouvellement de leur titre de séjour "visiteur", mais le préfet du Val-de-Marne a produit une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 1er mars 2025. Cette nouvelle attestation a fait disparaître l'urgence et l'objet du litige, rendant les conclusions en suspension sans objet.
N° TA77-2414273(TA77-2414273)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes de suspension de M. et Mme A, ressortissants albanais. Les requérants contestaient le refus implicite de renouvellement de leur titre de séjour "visiteur". Le tribunal a retenu que la condition d'urgence n'était plus remplie, le préfet du Val-de-Marne ayant délivré aux intéressés une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 1er mars 2025, régularisant ainsi leur situation durant l'examen de leur dossier.
N° TA77-2304282(TA77-2304282)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la Société générale de faux-plafonds et isolation (SOGEFI) pour obtenir le paiement du solde d’un marché public de reconstruction et restructuration, estimé à 328 735,38 euros TTC. Par un mémoire enregistré le 3 décembre 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 décembre 2024. Aucune condamnation n’a donc été prononcée à l’encontre de la Communauté d’Agglomération Paris - Vallée de la Marne.
N° TA77-2405544(TA77-2405544)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par la préfète du Val-de-Marne le 10 avril 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments établissant un risque personnel en cas de retour au Bangladesh, et que l'intention de solliciter un réexamen de la demande d'asile était sans incidence sur la légalité de la mesure d'éloignement. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA77-2407925(TA77-2407925)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du 4 juin 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de la décision et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile de l'intéressé ayant été définitivement rejetée.
N° TA77-2405728(TA77-2405728)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, considérant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la possession d'un titre de séjour portugais ne faisait pas obstacle à la mesure, le requérant ne justifiant pas d'un droit au séjour en France. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règles de motivation administrative.