Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2404972(TA77-2404972)

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné deux requêtes de M. B A contestant des refus de permis d’aménager et de construire sur un même terrain à Nanteuil-lès-Meaux. Le requérant soutenait notamment que des permis tacites étaient nés et avaient été illégalement retirés, et que les projets ne méconnaissaient pas les règles d’urbanisme. La commune a opposé l’absence de permis tacite, une situation de compétence liée pour des motifs de sécurité, et a sollicité une substitution de motifs pour fraude. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que les décisions de refus étaient légales, notamment au regard des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et UB 3 du PLU, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407369(TA77-2407369)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de transmettre sa demande de naturalisation au ministre de l'intérieur, en raison d'un délai d'instruction anormalement long. Le tribunal a estimé que, Mme B ayant déménagé à Paris, la compétence pour instruire sa demande relevait désormais du préfet de police, et non plus de la préfète du Val-de-Marne. La solution retenue est fondée sur les dispositions combinées du décret n° 93-1692 du 30 décembre 1993 et de l'arrêté du 19 mars 2015.

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DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA77-2405887(TA77-2405887)

Tribunal administratif de Melun, 4ème chambre. Saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 13 octobre 2023, le tribunal constate que la préfète du Val-de-Marne n’a pas délivré à Mme B le titre de séjour « vie privée et familiale » que ce jugement lui avait enjoint de délivrer. Pour assurer l’exécution de sa décision, le tribunal prononce une astreinte de 10 euros par jour de retard à l’encontre de l’État, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois. Il met également à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415374(TA77-2415374)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de résident était née le 14 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, Mme B ne pouvait plus prétendre à la délivrance ou au renouvellement d'un tel document provisoire, et l'absence de renouvellement par le préfet ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415302(TA77-2415302)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne d'examiner sa demande de régularisation de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 28 mars 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette situation ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, comme la liberté d'aller et venir ou le droit à une vie privée et familiale normale. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction contradictoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2414158(TA77-2414158)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par transmission du Tribunal administratif de Lille, estime ne pas être compétent pour connaître du recours de M. A B. Ce dernier conteste la décision du 24 septembre 2024 par laquelle la rectrice de la région académique d'Ile-de-France a fixé le montant définitif de sa bourse universitaire sur critères sociaux. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du siège de l'autorité ayant pris la décision, soit Paris. Par conséquent, le dossier est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour règlement de la question de compétence, conformément à l'article R. 351-6 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2412445(TA77-2412445)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 30 août 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l’expiration du délai de deux mois imparti à l’intéressée pour produire des pièces complémentaires. La solution retenue repose sur le constat qu’un classement sans suite ne peut intervenir qu’après l’échéance du délai fixé par la mise en demeure. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet de reprendre l’instruction de la demande.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2410122(TA77-2410122)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l’expiration du délai de deux mois imparti à l’intéressée pour produire des pièces complémentaires. Cette solution a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison de l’identité des questions de droit avec un précédent jugement devenu irrévocable.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408901(TA77-2408901)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour de trois ans, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant réside à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, et que ce département relève du ressort du Tribunal administratif de Montreuil. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408891(TA77-2408891)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’éloignement (OQTF, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour) pris à l’encontre de M. A. Le tribunal constate qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Sarcelles (Val-d’Oise). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du recours.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2400044(TA77-2400044)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. A d’une requête en annulation du refus de renouvellement de sa carte professionnelle par le CNAPS, a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. En application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le lieu d’exercice de la profession de M. A se situait à Cergy (Val-d’Oise). Par ordonnance du 13 décembre 2024, il a transmis le dossier à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2409911(TA77-2409911)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A tendant à obtenir un récépissé de titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l'intéressée une carte pluriannuelle de séjour valable jusqu'en 2028. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403790(TA77-2403790)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour, sous astreinte. Le juge constate que le titre de séjour, dont la validité a expiré, n'a pas été retiré par l'intéressé, et que ce dernier ne justifie pas d'une situation d'urgence actuelle nécessitant une mesure d'injonction. La demande est donc rejetée, de même que celle relative aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2403775(TA77-2403775)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par une étudiante demandant, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer son titre de séjour. La requérante ayant finalement été convoquée et son titre de séjour remis, le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 500 euros à l'intéressée au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2307023(TA77-2307023)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A C d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 6 avril 2023 du directeur du service interacadémique des examens et concours refusant d’accorder à son fils, atteint d’un trouble de l’attention, un tiers-temps supplémentaire et une dictée aménagée pour le diplôme national du brevet. La requérante soutenait que ce refus était entaché d’une erreur d’appréciation, son fils bénéficiant d’un projet d’accueil individualisé et d’un plan d’accompagnement personnalisé. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le trouble de l’attention de l’élève constitue un handicap au sens de l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles, et que les aménagements sollicités étaient justifiés par sa situation médicale, en application des articles L. 112-4 et D. 351-27 du code de l’éducation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2306982(TA77-2306982)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requête a été jugée irrecevable car tardive : le recours gracieux formé le 4 mai 2023 n'a pas interrompu le délai de recours contentieux de trente jours, conformément à l'article R. 776-2 du code de justice administrative. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, sans examiner le fond des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2305793(TA77-2305793)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B, un jeune majeur tunisien, contestant les refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui accorder un contrat jeune majeur. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant qu'elles étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient une protection pour les jeunes majeurs vulnérables. Il a enjoint au département de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quinze jours et de lui assurer un hébergement et une prise en charge éducative sous astreinte. Le département a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2304597(TA77-2304597)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. Bouajila, un jeune majeur, pour contester le refus implicite du département de Seine-et-Marne de lui accorder un contrat jeune majeur. Le requérant soutenait que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaissait les articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que le département avait commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas en compte la situation de vulnérabilité de M. Bouajila, qui était dépourvu de ressources et de soutien familial. Il a enjoint au président du conseil départemental de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours, sans toutefois faire droit à la demande d'astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211548(TA77-2211548)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C, candidate ajournée au diplôme d'expertise comptable, qui contestait la délibération du jury du 30 juin 2022 et le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, l'insuffisance de motivation de la fiche d'évaluation, et l'irrégularité de la composition du jury. Il a jugé que la "note du jury aux candidats" est dépourvue de caractère réglementaire et ne peut être utilement invoquée, et que l'ajournement ne méconnaît pas les prescriptions des examinateurs. La solution retenue est fondée sur le code de l'éducation et le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211337(TA77-2211337)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du 4 octobre 2022 de la commission d'attribution de la société CDC Habitat Social refusant de lui attribuer un logement social. La requérante invoquait une erreur d'appréciation de sa situation personnelle. Le tribunal a estimé que Mme B n'apportait aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation de la commission, qui avait classé sa candidature au rang 2, et a donc écarté le moyen. La décision s'appuie notamment sur l'article R. 441-3 du code de la construction et de l'habitation.

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