Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2404171(TA77-2404171)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, après que la préfète du Val-de-Marne lui a fixé une convocation. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les mesures d'urgence, l'administration ayant satisfait à la demande avant le jugement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415374(TA77-2415374)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de résident était née le 14 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, Mme B ne pouvait plus prétendre à la délivrance ou au renouvellement d'un tel document provisoire, et l'absence de renouvellement par le préfet ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415302(TA77-2415302)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne d'examiner sa demande de régularisation de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 28 mars 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette situation ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, comme la liberté d'aller et venir ou le droit à une vie privée et familiale normale. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction contradictoire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2412445(TA77-2412445)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 30 août 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l’expiration du délai de deux mois imparti à l’intéressée pour produire des pièces complémentaires. La solution retenue repose sur le constat qu’un classement sans suite ne peut intervenir qu’après l’échéance du délai fixé par la mise en demeure. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet de reprendre l’instruction de la demande.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2410122(TA77-2410122)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l’expiration du délai de deux mois imparti à l’intéressée pour produire des pièces complémentaires. Cette solution a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison de l’identité des questions de droit avec un précédent jugement devenu irrévocable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408901(TA77-2408901)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour de trois ans, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant réside à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, et que ce département relève du ressort du Tribunal administratif de Montreuil. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire à cette juridiction.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408891(TA77-2408891)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’éloignement (OQTF, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour) pris à l’encontre de M. A. Le tribunal constate qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Sarcelles (Val-d’Oise). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du recours.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA77-2408835(TA77-2408835)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en plein contentieux par M. B contestant le retrait de points de son permis de conduire, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Montgeron (Essonne) à la date de la décision attaquée, il a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen du fond du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408762(TA77-2408762)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Haute-Vienne classant sans suite sa demande de naturalisation, se déclare incompétent territorialement. Il rappelle que les décisions de classement sans suite, fondées sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne relèvent pas de la compétence spéciale du tribunal de Nantes prévue à l’article R. 312-18 du code de justice administrative. En application de l’article R. 312-1 du même code, la compétence revient au tribunal administratif de Limoges, dans le ressort duquel se trouve le préfet auteur de l’acte. Par conséquent, le dossier est transmis au tribunal administratif de Limoges.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408563(TA77-2408563)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’une demande de prime « MaPrimeRénov » pour un logement situé à Pithiviers (Loiret), se déclare incompétent territorialement. Il applique l’article R. 312-7 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de l’immeuble concerné. En conséquence, il transmet l’affaire au Tribunal administratif d’Orléans, dans le ressort duquel se trouve le bien.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2407863(TA77-2407863)

Refus de délivrance de carte professionnelle d'agent de sécurité privé par le CNAPS. Le Tribunal administratif de Melun se déclare incompétent au profit du Tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, au motif que le lieu d'exercice de la profession du requérant (musées d'Orsay et de l'Orangerie) se situe à Paris. La requête est transmise à la juridiction parisienne.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA77-2402749(TA77-2402749)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en plein contentieux par la société Industrelec contestant une ordonnance de taxation des frais d’expertise, s’est déclaré incompétent pour en connaître. En application des articles R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, et de l’arrêté du 22 avril 2010 du président de la section du contentieux du Conseil d’État, la contestation des ordonnances de liquidation des dépens prises par la présidente du tribunal de Melun relève de la compétence du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2400044(TA77-2400044)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. A d’une requête en annulation du refus de renouvellement de sa carte professionnelle par le CNAPS, a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. En application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le lieu d’exercice de la profession de M. A se situait à Cergy (Val-d’Oise). Par ordonnance du 13 décembre 2024, il a transmis le dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2414896(TA77-2414896)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du président du conseil départemental de Seine-et-Marne rejetant la demande de contrat jeune majeur de M. B, un ressortissant ivoirien majeur. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car le requérant risquait de se retrouver sans hébergement à sa majorité, et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des obligations du département envers les jeunes majeurs anciennement confiés à l'aide sociale à l'enfance. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 222-5 et suivants du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412300(TA77-2412300)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que le refus de l'hébergement proposé par l'OFII, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiait légalement la décision contestée. Il a également estimé que M. C avait été dûment informé des conséquences de son refus lors de l'entretien prévu à l'article L. 522-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2412099(TA77-2412099)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Madame C et Monsieur D, ressortissants ivoiriens, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 13 septembre 2024 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) mettant fin à leurs conditions matérielles d’accueil pour non-respect des exigences des autorités d’asile. En cours d’instance, l’OFII a rétabli ces conditions avec effet rétroactif au 27 septembre 2024. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. La requête est fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment son article L. 551-16.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412070(TA77-2412070)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C E, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 23 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Algérie comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur de droit, n'étaient pas fondés. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2409911(TA77-2409911)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A tendant à obtenir un récépissé de titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l'intéressée une carte pluriannuelle de séjour valable jusqu'en 2028. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA77-2405887(TA77-2405887)

Tribunal administratif de Melun, 4ème chambre. Saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 13 octobre 2023, le tribunal constate que la préfète du Val-de-Marne n’a pas délivré à Mme B le titre de séjour « vie privée et familiale » que ce jugement lui avait enjoint de délivrer. Pour assurer l’exécution de sa décision, le tribunal prononce une astreinte de 10 euros par jour de retard à l’encontre de l’État, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois. Il met également à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA77-2404505(TA77-2404505)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en exécution d’un jugement du 22 novembre 2022, a été saisi par Mme A d’une demande d’injonction et d’astreinte contre le rectorat de l’académie de Créteil, en raison du non-paiement des intérêts majorés et de leur capitalisation sur les sommes allouées. Le tribunal a constaté que les sommes principales ont été versées le 17 avril 2024, mais que les intérêts au taux majoré prévus par l’article L. 313-3 du code monétaire et financier, dus à compter du 23 janvier 2023, n’ont pas été réglés. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il enjoint au rectorat de verser ces intérêts dans un délai de deux mois, sous astreinte de 20 euros par jour de retard, et met à la charge de l’État la somme de 250 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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