Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2404171(TA77-2404171)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, après que la préfète du Val-de-Marne lui a fixé une convocation. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les mesures d'urgence, l'administration ayant satisfait à la demande avant le jugement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2100818(TA77-2100818)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, enseignante, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du rectorat de Créteil du 25 novembre 2020 mettant fin à ses fonctions. La requérante soutenait que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d’une erreur de droit, faute de proposition de reclassement. Par un mémoire du 6 novembre 2024, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 13 décembre 2024, sans examiner le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2207718(TA77-2207718)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juillet 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de violation des droits de la défense, en se fondant sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté attaqué.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2410122(TA77-2410122)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l’expiration du délai de deux mois imparti à l’intéressée pour produire des pièces complémentaires. Cette solution a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison de l’identité des questions de droit avec un précédent jugement devenu irrévocable.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2300238(TA77-2300238)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire initial et un permis modificatif délivrés par le maire d'Ozoir-la-Ferrière à la SARL SOPIM, autorisant la démolition d'un bâtiment et la construction d'un immeuble de trois logements. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité des actes pour divers motifs, notamment l'incompétence de l'auteur, l'insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) et une fraude alléguée. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, fondés sur le code de l'urbanisme et le code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement porte sur la légalité des permis au regard des articles R. 431-5 et suivants du code de l'urbanisme et des dispositions du PLU de la commune.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2408563(TA77-2408563)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’une demande de prime « MaPrimeRénov » pour un logement situé à Pithiviers (Loiret), se déclare incompétent territorialement. Il applique l’article R. 312-7 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de l’immeuble concerné. En conséquence, il transmet l’affaire au Tribunal administratif d’Orléans, dans le ressort duquel se trouve le bien.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2202334(TA77-2202334)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes, condition prévue par l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ses revenus étant inférieurs au SMIC de référence. Il a également écarté le moyen tiré d’une erreur manifeste d’appréciation, faute d’éléments probants sur sa situation personnelle ou médicale. La décision de la préfète du Val-de-Marne a donc été confirmée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2105087(TA77-2105087)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A, brigadier de police, qui sollicitait le remboursement par l'État de frais d'avocat et d'expertise (5 784 euros) engagés suite à une agression subie hors service. Le tribunal a jugé que la protection fonctionnelle, accordée le 16 février 2018, avait été correctement mise en œuvre par la conclusion d'une convention d'honoraires avec la préfecture de police, fixant une prise en charge forfaitaire de 1 540 euros. Les frais supplémentaires réclamés par M. A, incluant des honoraires excédant ce forfait et une provision pour expertise, n'ont pas été considérés comme nécessaires à sa défense dans le cadre de l'instance pénale, au sens de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 et du décret du 26 janvier 2017. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2407863(TA77-2407863)

Refus de délivrance de carte professionnelle d'agent de sécurité privé par le CNAPS. Le Tribunal administratif de Melun se déclare incompétent au profit du Tribunal administratif de Paris, en application de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, au motif que le lieu d'exercice de la profession du requérant (musées d'Orsay et de l'Orangerie) se situe à Paris. La requête est transmise à la juridiction parisienne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212565(TA77-2212565)

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par M. A, un demandeur d'asile sénégalais, pour contester la décision du 2 juin 2022 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. L'administration a soulevé une fin de non-recevoir pour tardiveté de la requête. Le tribunal a examiné les règles de computation des délais de recours, notamment l'effet interruptif de la demande d'aide juridictionnelle, et a jugé que la requête, enregistrée le 30 décembre 2022, était recevable. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du décret du 28 décembre 2020 relatives à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2409911(TA77-2409911)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme A tendant à obtenir un récépissé de titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l'intéressée une carte pluriannuelle de séjour valable jusqu'en 2028. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2107069(TA77-2107069)

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. A, fonctionnaire admis à la retraite, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’administration d’indemniser ses jours de congés non pris (compte épargne temps et congés annuels). Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l’indemnisation du compte épargne temps, les sommes ayant été versées en cours d’instance. S’agissant des congés annuels non pris, le tribunal a fait application de la directive 2003/88/CE et du décret n°84-972, jugeant que le fonctionnaire avait droit à une indemnité financière pour les jours de congé qu’il n’avait pu prendre en raison de son placement en congé de longue maladie, dans la limite de quatre semaines par année de référence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412070(TA77-2412070)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C E, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 23 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Algérie comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur de droit, n'étaient pas fondés. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2107919(TA77-2107919)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 29 juin 2021 par laquelle la préfète du Val-de-Marne lui a refusé la délivrance d'une carte professionnelle de conducteur VTC. Le tribunal a considéré que le motif du refus était fondé, dès lors que le bulletin n°2 du casier judiciaire du requérant mentionnait une condamnation pour abus de biens sociaux, entrant dans le champ des condamnations prévues à l'article R. 3120-8 du code des transports. L'argument de M. B selon lequel il s'était acquitté de sa peine et que la condamnation était ancienne a été jugé sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212533(TA77-2212533)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait la délibération du jury du certificat d'aptitude professionnelle "Art et techniques de la bijouterie-joaillerie" refusant son admission à la session de juin 2022. Le tribunal a jugé que les allégations de dysfonctionnements et de discriminations durant la formation étaient sans incidence sur la légalité de la délibération. Il a également rappelé le principe de souveraineté du jury, estimant que l'appréciation des notes n'était pas contestable devant le juge administratif, sauf erreur de droit ou fait matériellement inexact, ce qui n'était pas démontré. Enfin, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de rejet du recours gracieux a été écarté, une délégation de signature régulière ayant été produite.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2204223(TA77-2204223)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la fondation Apprentis d'Auteuil, gestionnaire de l'école privée sous contrat Saint-Pierre, d'une demande d'indemnisation pour sous-évaluation par la commune de Villeneuve-le-Comte de sa contribution aux dépenses de fonctionnement des classes maternelles et primaires pour les années 2016 à 2021. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, que le tribunal a écartée en raison de l'évolution des circonstances de fait. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 442-5 du code de l'éducation, qui prévoient que les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat sont prises en charge dans les mêmes conditions que celles des classes publiques. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la responsabilité de la commune pour faute.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2203059(TA77-2203059)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C et Mme B, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du 10 novembre 2021 par lequel le maire de Pontault-Combault ne s’est pas opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France pour l’implantation d’un relais radiotéléphonique. La juridiction a relevé que les requérants n’avaient pas produit, malgré la fin de non-recevoir soulevée en défense, les pièces exigées par l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme pour justifier de leur intérêt à agir. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA77-2402749(TA77-2402749)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en plein contentieux par la société Industrelec contestant une ordonnance de taxation des frais d’expertise, s’est déclaré incompétent pour en connaître. En application des articles R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, et de l’arrêté du 22 avril 2010 du président de la section du contentieux du Conseil d’État, la contestation des ordonnances de liquidation des dépens prises par la présidente du tribunal de Melun relève de la compétence du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2008527(TA77-2008527)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B, agent contractuel de l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC), qui sollicitait 40 000 euros en réparation d’un préjudice résultant d’un harcèlement moral. Le tribunal a relevé que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, car l’ENPC est un établissement public doté de la personnalité morale, et que la responsabilité de l’État ne pouvait être engagée à ce titre. La requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond du harcèlement allégué.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA77-2400495(TA77-2400495)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une requête de Mme B contestant la taxe d’habitation de 2023 pour un logement situé à Villejust (Essonne) considéré comme résidence secondaire, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent car le service des impôts ayant établi l’avis d’imposition se trouve dans le département de l’Essonne, qui relève du ressort de Versailles.

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