Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
42 801 décisions disponibles — page 895/2141
N° TA77-2100236(TA77-2100236)
Désistement d'office. Le Tribunal administratif de Melun a constaté que Mme B, après avoir bénéficié d'une médiation et d'un versement de 7 740 euros par le département du Val-de-Marne, n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande en ce sens. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de sa requête tendant à l'annulation d'une décision implicite de rejet et à la condamnation du département à lui verser 30 524,28 euros. Le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA77-2307154(TA77-2307154)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris à son encontre. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'intéressé ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ni de liens personnels et familiaux suffisamment intenses pour bénéficier d'un droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2305311(TA77-2305311)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 avril 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen de sa situation personnelle, conformément à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, car M. A ne s'était pas présenté aux entretiens requis dans le cadre de sa demande d'asile.
N° TA77-2414535(TA77-2414535)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a constaté que la décision du 26 septembre 2024 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) infligeant à la société AOL Sécurité Privée une interdiction d’exercer de 36 mois et une pénalité de 25 000 euros avait été retirée le 14 novembre 2024, avant l’audience. Ce retrait, notifié le 29 novembre, a privé d’objet la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, tout en condamnant le CNAPS à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2312084(TA77-2312084)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Val-de-Marne le 30 juin 2023. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en n'usant pas de son pouvoir de régularisation, ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA77-2207232(TA77-2207232)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté préfectoral du 25 mai 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait mis en demeure M. A, propriétaire d'un logement, de sécuriser son installation électrique sous cinq jours. La juridiction a jugé que le danger ponctuel imminent pour la santé publique n'était pas caractérisé, le rapport d'enquête sanitaire se bornant à des constats imprécis et non étayés sur la nature des désordres électriques. La solution retenue est fondée sur l'article L. 1311-4 du code de la santé publique, qui exige un danger imminent pour ordonner de telles mesures. Les conclusions indemnitaires et la demande d'enquête administrative ont été rejetées comme irrecevables.
N° TA77-2305318(TA77-2305318)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile somalien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 30 mars 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'OFII pouvait légalement prendre cette décision au motif que M. A avait été déclaré en fuite le 2 février 2023, s'étant soustrait à l'exécution d'une mesure de transfert, et qu'il avait également abandonné son logement. Les moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'un vice de procédure, d'une erreur d'appréciation et d'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
N° TA77-2302314(TA77-2302314)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a substitué à la base légale erronée (article L. 435-1 du CESEDA) le pouvoir général de régularisation du préfet, sans que cela n'affecte la légalité de la décision. Il a jugé que le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2204729(TA77-2204729)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en excès de pouvoir par Mme E, mère d'un patient ayant fait l'objet de soins psychiatriques sans consentement, était confronté à une demande d'injonction visant à imposer une hospitalisation d'office en unité pour malades difficiles et un traitement spécifique, ainsi qu'à une demande indemnitaire pour préjudice moral. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître de ces litiges. En application de l'article L. 3216-1 du code de la santé publique, les conséquences dommageables des décisions prises dans le cadre des soins psychiatriques sans consentement relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par ailleurs, le tribunal a jugé qu'il ne peut enjoindre à l'autorité administrative de prescrire des mesures médicales spécifiques, ces décisions relevant de l'appréciation des médecins. En conséquence, la requête de Mme E a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
N° TA77-2406556(TA77-2406556)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun rejette la demande d’expertise présentée par le syndicat des copropriétaires du 17 rue du Pont à Chennevières-sur-Marne sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés estime que la mesure sollicitée est dépourvue d’utilité, dès lors qu’une expertise judiciaire a déjà été ordonnée par le tribunal judiciaire de Créteil le 30 mars 2023 pour les mêmes désordres. Il rappelle qu’il appartient au juge judiciaire d’étendre cette expertise à la commune de Chennevières-sur-Marne, rendant superflue une nouvelle mesure administrative. La requête est donc rejetée.
N° TA77-2305088(TA77-2305088)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car M. C avait précédemment fait l'objet d'une suspension de ces conditions pour avoir présenté une nouvelle demande d'asile après un transfert vers l'Allemagne, puis d'une cessation pour non-respect des obligations liées à l'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-16.
N° TA77-2202347(TA77-2202347)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. D, voisin immédiat, pour contester deux arrêtés du maire d'Alfortville (19 juillet 2021 et 17 janvier 2022) portant non-opposition à déclaration préalable pour l'extension et la surélévation d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord donné acte du désistement de M. D concernant le premier arrêté (n°2202347). Sur le second arrêté (n°2203251), le tribunal a rejeté la requête, jugeant que M. D, bien que voisin, ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, les atteintes alléguées aux conditions de jouissance de son bien n'étant pas établies. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées comme irrecevables, et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2201132(TA77-2201132)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par la préfète du Val-de-Marne de conclusions tendant à l'annulation de deux arrêtés du maire du Kremlin-Bicêtre refusant un permis de construire à M. C pour l'extension de son pavillon. Le tribunal a d'abord constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre le premier arrêté du 2 août 2021, celui-ci ayant été abrogé par le maire sans avoir reçu exécution. S'agissant du second arrêté du 14 juin 2022, le tribunal a examiné les moyens soulevés par la préfète, notamment ceux tirés de l'erreur de droit au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA77-2411881(TA77-2411881)
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par la société Free d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet du maire d’Égreville concernant une permission de voirie nécessaire au raccordement d’une station relais. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société Free ne démontrant pas que l’absence de cette permission empêchait le fonctionnement de la station relais ou causait un préjudice immédiat aux usagers. Il a également considéré qu’aucun moyen sérieux n’était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, la demande étant incomplète au regard des articles R. 20-47 du code des postes et des communications électroniques et de l’arrêté du 26 mars 2007. Les conclusions de la société Free ont donc été rejetées, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2109750(TA77-2109750)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme B, auxiliaire de puériculture, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du département du Val-de-Marne de reconnaître l’imputabilité au service d’une rechute de sa maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 19 janvier 2021, confirmée sur recours gracieux, était fondée sur les dispositions de l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, alors que la situation de l’agent relevait de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984. Après avoir procédé d’office à une substitution de base légale, le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré de l’imputabilité de la rechute n’était pas fondé.
N° TA77-2413380(TA77-2413380)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension de la décision du SIEC refusant la modification de l'enseignement de spécialité de son fils pour le baccalauréat 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les conséquences alléguées sur l'obtention du diplôme et l'accès aux études supérieures ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance du principe d'égalité et de l'article D. 334-4 du code de l'éducation, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA77-2309106(TA77-2309106)
Le Tribunal administratif de Melun a prononcé le désistement d'office de la requête de Mme C épouse B, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale" par la préfète du Val-de-Marne. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la CESDH).
N° TA77-2110047(TA77-2110047)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, agent contractuel de la commune de Bussy-Saint-Georges, contestant son compte rendu d’entretien professionnel (CREP) pour 2020 et demandant réparation pour un préjudice moral. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’injonction comme irrecevables, car il n’appartient pas au juge administratif d’adresser des injonctions à titre principal à une collectivité. Sur le fond, il a jugé que les moyens soulevés par M. A, notamment le non-respect des délais de notification et l’absence de fiche de poste, n’étaient pas fondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2408708(TA77-2408708)
Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Melun – Non-lieu à statuer – Article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate que le préfet a délivré un titre de séjour à M. B le 17 septembre 2024, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. En revanche, il fait droit à sa demande de frais irrépétibles en condamnant l’État à lui verser 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2305169(TA77-2305169)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 25 avril 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que l'obligation de quitter le territoire n'exigeait pas une motivation distincte. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas retenu les autres moyens soulevés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, ainsi que le code des relations entre le public et l'administration.