Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2414511(TA77-2414511)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme A épouse C pour obtenir la modification d’une ordonnance du 5 novembre 2024 enjoignant au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte. La requérante soutenait que l’administration n’avait pas exécuté cette injonction et demandait la liquidation de l’astreinte initiale ainsi qu’une nouvelle astreinte majorée. Le préfet a convoqué l’intéressée le 3 décembre 2024, mais le récépissé remis ne comportait pas d’autorisation de travail. Le tribunal a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié l’ordonnance antérieure pour enjoindre au préfet de délivrer un récépissé autorisant le travail, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, tout en rejetant la demande de liquidation de l’astreinte précédente.
N° TA77-2313635(TA77-2313635)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour et la mesure d'éloignement. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2201246(TA77-2201246)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales mises à sa charge au titre de 2016. Le tribunal a jugé que la somme de 70 000 euros créditée sur son compte courant d'associé dans la SARL Alpha Développement constituait un revenu distribué imposable en application du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Il a écarté les moyens de M. A relatifs à l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et à l'absence de démonstration d'un manquement délibéré justifiant la majoration de 40 %. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
N° TA77-2414744(TA77-2414744)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme B, ressortissante tunisienne, pour contester le classement sans suite de sa demande de rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet du Val-de-Marne lui a délivré une convocation, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA77-2312087(TA77-2312087)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B Du, ressortissant chinois, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé que sa présence en France depuis six ans, son emploi de cuisinier depuis 27 mois, et l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA77-2109019(TA77-2109019)
Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par M. B d'une demande de décharge des cotisations d'impôt sur le revenu et contributions sociales de 2018, contestant l'imposition d'une indemnité de 400 000 euros perçue dans le cadre d'un litige. En cours d'instance, l'administration fiscale a rapporté l'avis d'imposition initial du 4 décembre 2019 et a émis un nouvel avis le 28 octobre 2021, faisant droit à la demande d'étalement du revenu selon l'article 163-0 A du code général des impôts. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, celles-ci étant devenues sans objet.
N° TA77-2200217(TA77-2200217)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de Mme A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après avoir invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, sans obtenir de réponse. En l'absence de confirmation, Mme A est réputée s'être désistée, conformément à ces dispositions. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.
N° TA77-2110356(TA77-2110356)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d'une requête en plein contentieux par Mme B demandant la condamnation de l'académie de Créteil à lui verser 550 000 euros pour refus de titularisation, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu d'affectation de l'agent, soit Arnouville (Val-d'Oise). Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
N° TA77-2411048(TA77-2411048)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, sa demande portant sur une première régularisation et non sur un renouvellement ou un retrait de titre. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2403108(TA77-2403108)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne sur la demande de titre de séjour de Mme C épouse A, ressortissante kosovare. Le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de motivation rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C épouse A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA77-2414066(TA77-2414066)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de provision de 350 000 euros présentée par Mme B contre le centre hospitalier Henri Mondor sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait un préjudice de carrière résultant d'actes qu'elle estimait inexistants et d'un défaut de communication de son dossier administratif. Le juge des référés a considéré que l'obligation de réparation n'était pas sérieusement contestable, faute pour Mme B d'établir avec un degré suffisant de certitude l'existence d'une créance. La décision rappelle qu'un acte inexistant suppose un vice d'une gravité exceptionnelle, non démontré en l'espèce.
N° TA77-2400175(TA77-2400175)
Requête de Mme A contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour. Le Tribunal administratif de Melun, par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2414536(TA77-2414536)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 octobre 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. A B au centre pénitentiaire de Fresnes. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en matière de prolongation de l'isolement, était renversée par les éléments fournis par l'administration, notamment le profil pénal du requérant et la nécessité de préserver l'ordre et la sécurité au sein de l'établissement. Aucun des moyens soulevés, tirés de l'irrégularité de la procédure (absence d'avis médical) ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2414643(TA77-2414643)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’indemnisation de préjudices résultant de la carence du recteur de l’académie de Créteil à lui remettre une attestation de fin de contrat, ainsi qu’une injonction de délivrance de ce document. Par un mémoire du 2 décembre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 5 décembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA77-2400168(TA77-2400168)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a délivré à l’intéressé une carte de résident valable jusqu’en 2034, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Le tribunal constate donc qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes ni sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, déjà accordée. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, il condamne l’État à verser 1 200 euros à l’avocat de M. A, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
N° TA77-2313902(TA77-2313902)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester un arrêté du maire de Collégien refusant de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident et retirant une précédente décision de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Par un mémoire enregistré le 15 octobre 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 4 décembre 2024. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA77-2400294(TA77-2400294)
Le Tribunal administratif de Melun a radié des registres du greffe la requête de Mme A B, qui demandait l’exécution d’une précédente ordonnance et la liquidation d’une astreinte. La juridiction a constaté que cette requête constituait un doublon d’une autre requête déjà enregistrée sous un numéro distinct, l’instruction se poursuivant sous ce dernier numéro. La radiation a été prononcée sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 413-5 du code de justice administrative.
N° TA77-2403643(TA77-2403643)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A, en situation irrégulière depuis 2009, n'avait entamé ses démarches qu'en novembre 2023 et n'avait pas démontré d'incidence immédiate du dysfonctionnement allégué sur sa situation concrète ou celle de ses enfants. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2403619(TA77-2403619)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité d'obtenir rapidement ce rendez-vous, et qu'il ne démontrait pas avoir respecté les modalités de demande fixées par la préfecture. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de recevoir un étranger dans un délai raisonnable.
N° TA77-2403588(TA77-2403588)
Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du faible nombre de relances effectuées par la requérante sur une période d'un an et de l'absence de justification suffisante de l'atteinte à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.