Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2307164(TA77-2307164)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 28 février 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne refusait de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante camerounaise, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'intensité des liens familiaux de l'intéressée en France (ses deux fils, leurs épouses et petits-enfants, tous français) et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2008954(TA77-2008954)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A, adjudant-chef de sapeur-pompier, qui sollicitait 300 euros en réparation d’un préjudice moral et physique. Il estimait que le SDIS de Seine-et-Marne avait commis une faute en lui imposant une garde de 12 heures à l’issue d’une réunion syndicale, en méconnaissance de la durée maximale de travail effectif et du repos quotidien prévus par le décret n° 2001-1382 du 31 décembre 2001. Le tribunal a jugé que l’autorisation spéciale d’absence pour motif syndical ne constituait pas un temps de travail effectif, et que l’administration n’avait donc pas méconnu les dispositions applicables. En conséquence, la responsabilité du SDIS n’a pas été engagée et la requête a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2300078(TA77-2300078)

Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de Mme B, qui contestait les résultats du concours externe de gardien-brigadier de police municipale (session 2022) organisé par le centre départemental de gestion de Seine-et-Marne. Saisie d'un recours pour excès de pouvoir, la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du même code, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 novembre 2024.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2102860(TA77-2102860)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017, issues d’une rectification de comptabilité de son EURL. La requérante invoquait une irrégularité de procédure, faute d’avoir reçu la proposition de rectification, et contestait sa qualité de maître de l’affaire. Le tribunal a jugé que l’administration avait régulièrement notifié l’acte, un avis de passage ayant été déposé, et a écarté le moyen tiré de l’absence de maîtrise de l’affaire. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, fondée sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2300798(TA77-2300798)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du 18 novembre 2022 du président du centre communal d’action sociale de Roissy-en-Brie la mettant à la retraite pour invalidité et la radiant des cadres. Par un mémoire enregistré le 11 octobre 2024, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 novembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2210727(TA77-2210727)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société GEP Rungis Logistics de deux recours en excès de pouvoir. Le premier visait la délibération du 21 avril 2022 du conseil municipal de Rungis instaurant un périmètre d'études et de sursis à statuer sur un secteur incluant sa parcelle. Le second contestait la délibération du 24 mai 2022 du conseil de territoire de l'EPT Grand-Orly-Seine-Bièvre approuvant le même projet et instaurant un périmètre de sursis à statuer. Les requêtes ont été jointes en raison de leur similarité. Le tribunal a examiné la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Rungis, selon laquelle la première délibération ne ferait pas grief à la société requérante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2409515(TA77-2409515)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 11 juillet 2024 par laquelle le préfet de police de Paris avait suspendu pour deux mois l'habilitation de M. B à accéder aux zones de sûreté aéroportuaires. Le juge a estimé que les faits reprochés, tirés d'un changement de comportement lié à une pratique religieuse et d'une plainte d'un collègue, n'étaient pas suffisamment établis par l'administration, la "note blanche" produite étant imprécise et la procédure pénale toujours en cours. En conséquence, la décision de suspension a été jugée entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 6342-3 et R. 6342-20 du code des transports.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2312072(TA77-2312072)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, l'arrêté étant signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé. Sur le fond, il a jugé que la présence en France depuis cinq ans et la qualité de père d'enfants maliens ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA77-2306596(TA77-2306596)

Retrait de points du permis de conduire – Tribunal administratif de Melun – Désistement de M. B de sa requête en annulation de retraits de points et de la décision implicite de rejet du ministre de l’Intérieur. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’est appliqué au litige.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2308044(TA77-2308044)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, décédé et repris par ses ayants droit, qui contestait sa "placardisation" et un gel d'avancement qu'il estimait discriminatoires en raison de son état de santé. Le tribunal a jugé que les restrictions d'affectation et l'absence d'avancement étaient justifiées par des avis médicaux et ne constituaient ni une sanction déguisée ni une discrimination. Il a également considéré que le refus de protection fonctionnelle n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la responsabilité du SDIS de Seine-et-Marne n'a pas été engagée, et l'ensemble des demandes indemnitaires a été rejeté. La décision s'appuie notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407736(TA77-2407736)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté d’expulsion pris par la préfète de l’Aube à l’encontre de M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’absence de menace pour l’ordre public, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407776(TA77-2407776)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de transfert de M. A C, détenu à la maison d'arrêt du Val d'Oise, vers un centre de détention du Nord de la France. Le requérant invoquait l'urgence liée à l'éloignement de sa famille et la méconnaissance de l'article L. 211-3 du code pénitentiaire, qui prévoit un délai de neuf mois pour le transfèrement des condamnés. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le requérant ayant déjà été transféré au centre pénitentiaire d'Osny Pontoise en novembre 2023. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2408316(TA77-2408316)

Refus de renouvellement de titre de séjour. Tribunal administratif de Melun. Désistement d'office du requérant pour défaut de confirmation de ses conclusions, en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2409383(TA77-2409383)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel le préfet de police de Paris avait suspendu pour deux mois l'habilitation de M. A à accéder aux zones de sûreté des aéroports. La suspension était fondée sur une prétendue appartenance à la mouvance islamiste radicale, mais le tribunal a jugé que ces allégations n'étaient corroborées par aucun élément du dossier, la seule mise en cause pour menaces de mort n'ayant donné lieu à aucune suite judiciaire. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 6342-3 et R. 6342-20 du code des transports.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409215(TA77-2409215)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 12 janvier 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 15 octobre 2024, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ou la preuve du dépôt de sa réclamation, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la demande sans examiner le fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2407340(TA77-2407340)

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 4 mars 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait retiré sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée à M. A. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car elle se bornait à citer les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure sans énoncer aucun élément de fait propre au comportement reproché. Le tribunal a également écarté l'exception d'urgence absolue invoquée par le CNAPS. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2309014(TA77-2309014)

Sanction disciplinaire (avertissement) infligée à un agent communal. Tribunal administratif de Melun. Donne acte du désistement d'office du requérant, faute pour lui d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après que la commune a rapporté la sanction. Application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2407970(TA77-2407970)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A, ressortissant congolais. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite, malgré la demande de l’intéressé, ce qui constitue un défaut de motivation en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405029(TA77-2405029)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant centrafricain, qui demandait d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour un titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée le 15 février 2022, a fait naître une décision implicite de rejet le 15 juin 2022. Dès lors, la demande de rendez-vous ne présente pas le caractère d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2406649(TA77-2406649)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du président du conseil départemental de Seine-et-Marne refusant un contrat jeune majeur à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, bien que majeur et vulnérable, disposait d'un contrat de travail à durée déterminée lui procurant une rémunération et des avantages en nature, ce qui contredisait ses allégations de précarité immédiate. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de la décision contestée.

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