Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2412114(TA77-2412114)
Cette décision du Tribunal administratif de Melun concerne une requête en référé de Mme B, ressortissante burkinabé, demandant des mesures urgentes liées à son titre de séjour étudiant. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette les conclusions restantes de la requérante. Il constate d’abord le désistement partiel de Mme B concernant l’injonction de convocation pour retrait de sa carte de séjour, déjà obtenue. Ensuite, il écarte la demande d’injonction d’instruire une future demande de titre de séjour, faute d’urgence et d’utilité démontrées. Enfin, il déclare irrecevables les conclusions indemnitaires, le juge des référés ne pouvant condamner l’administration à verser une somme d’argent.
N° TA77-2414045(TA77-2414045)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne a obligé M. B, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de circulation de trois ans. La décision était fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal juge que les faits reprochés (conduite sans permis et violences conjugales), bien que répréhensibles, n'ont pas fait l'objet de poursuites judiciaires et ne caractérisent pas une menace suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. En conséquence, l'arrêté est annulé.
N° TA77-2414278(TA77-2414278)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame C, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour en qualité d'ascendant de Français à charge. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 11 avril 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande de la requérante, qui tendait à obtenir une décision de l'administration, était devenue sans utilité et aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, laissant à l'intéressée la possibilité de contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2403826(TA77-2403826)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Gouaix à la société BC PROM. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions à fin d’annulation après le retrait de l’arrêté litigieux. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné solidairement la commune et la société à leur verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412033(TA77-2412033)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, professeur à l'UPEC, visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance de suspension d'une décision de reversement de rémunération. Le juge constate que l'administration, en maintenant sa décision initiale après réexamen sans remédier au vice ayant fondé la suspension, n'a pas complètement exécuté l'injonction. Il fait droit à la requête en modifiant l'ordonnance initiale pour assortir l'injonction d'un nouveau délai de quinze jours et d'une astreinte de 150 euros par jour de retard.
N° TA77-2414198(TA77-2414198)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. B, agent de sécurité incendie au centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges. Ce dernier demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à l'hôpital de cesser toute intimidation envers les grévistes et de reconnaître leur droit de grève sans risque de sanctions. Le juge estime que le message du directeur des ressources humaines, qui rappelait aux agents grévistes leur obligation d'accomplir l'ensemble de leurs tâches sous peine de poursuites disciplinaires, se borne à rappeler l'état du droit applicable. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2412047(TA77-2412047)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par la société Olips d'une demande de suspension de la décision du 17 septembre 2024 par laquelle la ministre du travail avait refusé le licenciement de M. B. En cours d'instance, la ministre a retiré cette décision et autorisé le licenciement, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en outre condamné l'État à verser 1 200 euros à la société Olips au titre des frais de justice, et rejeté les conclusions de M. B sur ce même fondement.
N° TA77-2414319(TA77-2414319)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un duplicata de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, dès lors que la requérante bénéficiait d'une attestation de décision favorable lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer les droits attachés à son titre, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2414310(TA77-2414310)
Ce résumé concerne une ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. M. A, ressortissant malien, demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail, au motif que son précédent récépissé n'avait pas été renouvelé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le défaut de renouvellement du récépissé avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, rendant la demande de référé sans utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue est donc le rejet de la requête, le juge invitant l'intéressé à contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir, assorti le cas échéant d'un référé-suspension. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3, L. 522-3 du code de justice administrative et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du sé
N° TA77-2209080(TA77-2209080)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de la SAS Burger King Construction de sa requête en annulation d’un refus de permis de construire pour un restaurant à Provins. En conséquence, l’intervention de la société Weill est devenue sans objet. La SAS Burger King Construction a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Provins au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA77-2408259(TA77-2408259)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Ce désistement résulte de l’application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés et l’absence de confirmation de maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond de la légalité de la décision préfectorale.
N° TA77-2308840(TA77-2308840)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SARL Foncière SL et M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Villevaudé refusant un permis d’aménager un lotissement. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA77-2403948(TA77-2403948)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. B, qui contestait un refus de délivrance de récépissé de titre de séjour, après que le requérant n'a maintenu que ses conclusions relatives aux frais de justice. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le juge a constaté le désistement d'office pour les conclusions principales. Toutefois, M. B ayant obtenu satisfaction après l'introduction de sa requête, l'État a été condamné à lui verser 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2414057(TA77-2414057)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer M. A, ressortissant haïtien reconnu bénéficiaire de la protection subsidiaire le 12 avril 2024, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'impossibilité pour l'intéressé d'effectuer cette démarche en ligne, en raison de l'échéance de son précédent titre, constituait une situation d'urgence justifiant cette mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et l'arrêté du 27 avril 2021 relatif aux demandes de titres de séjour par téléservice.
N° TA77-2303960(TA77-2303960)
Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement d'instance de la société Eiffage Construction Habitat, qui avait saisi le tribunal d’un litige contractuel l’opposant à l’Office public de l’habitat de Maisons-Alfort. La société réclamait le paiement de diverses sommes au titre de travaux prévus, de travaux supplémentaires et de comptes prorata. L’Office public de l’habitat a accepté ce désistement et s’est également désisté de ses propres conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ces désistements sans autre mesure.
N° TA77-2414204(TA77-2414204)
Suspension de domiciliation postale. Tribunal administratif de Melun. Rejet de la requête pour irrecevabilité, faute pour le requérant d'avoir introduit une requête distincte en annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2414249(TA77-2414249)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. A B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfecture du Val-de-Marne de traiter la demande de renouvellement de titre de séjour de son épouse et de lui délivrer un récépissé. Le juge des référés constate d'abord que M. B ne justifie d'aucun pouvoir pour représenter son épouse majeure, rendant sa demande irrecevable. Il relève ensuite que les demandes de titre de séjour de Mme D ont été clôturées par la préfecture, ce qui constitue une décision de refus à laquelle la mesure sollicitée ferait obstacle. Par conséquent, la requête est rejetée comme irrecevable et mal fondée.
N° TA77-2414250(TA77-2414250)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, notamment au regard de son entrée tardive sur le territoire, de l'absence d'autorisation de travail et de l'absence d'éléments sur sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions de la mesure sollicitée.
N° TA77-2414275(TA77-2414275)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de son certificat de résidence. Le juge estime que le silence de l’administration constitue une décision implicite de refus, à laquelle il ne peut faire obstacle dans le cadre de cette procédure. La solution retenue repose sur l’impossibilité pour le juge des référés, saisi sur ce fondement subsidiaire, d’ordonner une mesure contraire à une décision administrative.
N° TA77-2414276(TA77-2414276)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. B, ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour en qualité d’ascendant de Français à charge. Le juge des référés constate que le silence de l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 11 avril 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la demande d’injonction est dépourvue d’utilité et ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui conduit à son rejet sans examen de l’urgence.