Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2405207(TA77-2405207)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen réel de sa situation. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA77-2404552(TA77-2404552)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 15 mars 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le droit d'être entendu de l'intéressé, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été respecté dans le cadre de sa demande d'asile. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi a été validée, le tribunal écartant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même convention.
N° TA77-2403808(TA77-2403808)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande d'injonction de Mme C, visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne avait convoqué l'intéressée le 22 juillet 2024, et Mme C n'a pas contesté que ce rendez-vous avait permis l'enregistrement de sa demande ou la délivrance d'un récépissé. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Toutefois, il a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme C au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2403761(TA77-2403761)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du 26 février 2024 de la préfète du Val-de-Marne l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que son recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile lui conférait un droit au maintien. Le tribunal a jugé que la décision d'irrecevabilité de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 13 novembre 2023, prise en application de l'article L. 542-2 du même code, avait mis fin à ce droit, rendant l'obligation de quitter le territoire légalement fondée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2403335(TA77-2403335)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du même code a été rejeté comme inopérant, ces dispositions ne conférant pas un droit au séjour de plein droit.
N° TA77-2403333(TA77-2403333)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 16 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2403331(TA77-2403331)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 16 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, de défaut de motivation et de méconnaissance du principe du contradictoire. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2403300(TA77-2403300)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 février 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le premier moyen, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le second moyen, faute pour M. A d'apporter des éléments probants sur les risques personnels encourus en cas de retour au Bangladesh.
N° TA77-2201286(TA77-2201286)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. B A d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu de 1 037,57 euros, incluant des allocations de rentrée scolaire, d'aide personnalisée au logement (APL) et de soutien familial. Le tribunal a constaté que le litige relatif à l'allocation de rentrée scolaire et à l'allocation de soutien familial relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. En revanche, concernant l'indu d'APL, la créance a été annulée par l'administration, rendant les conclusions de M. A sans objet. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour les prestations familiales et a prononcé un non-lieu à statuer sur l'APL.
N° TA77-2203353(TA77-2203353)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme B d’une opposition à une contrainte émise par la CAF du Val-de-Marne pour recouvrer un indu d’allocation de logement familiale de 549,90 euros, correspondant à un versement indu en novembre 2014 suite au départ de ses locataires. La requérante contestait la date de départ retenue par la caisse. En défense, la CAF a fait valoir qu’une régularisation intervenue le 5 janvier 2024 avait annulé la dette, rendant le litige sans objet. Le tribunal a constaté que Mme B n’était plus débitrice et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA77-2207163(TA77-2207163)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme B qui contestait une contrainte émise par la CAF du Val-de-Marne pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 774 euros. Le litige portait sur la nature du logement loué à Lyon, la requérante soutenant qu’il était meublé, contrairement à la déclaration du bailleur. Le tribunal, statuant en formation de magistrat désigné, a estimé que la créance était fondée et que la prescription prévue à l’article L. 553-1 du code de la sécurité sociale n’était pas acquise. La solution retenue confirme le bien-fondé de la contrainte, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA77-2207363(TA77-2207363)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de M. B visant à obtenir la remise gracieuse d’indu de prestations sociales (allocation logement, RSA, prime de fin d’année) et d’une pénalité pour fausses déclarations. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour M. B d’avoir contesté les décisions de la CAF dans le délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, les conclusions relatives à la pénalité de 1 155 euros ont été rejetées, la juridiction administrative s’étant déclarée incompétente au profit du tribunal judiciaire, en application de l’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale.
N° TA77-2405794(TA77-2405794)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Le juge des référés a rappelé qu'il ne peut ordonner la délivrance d'un titre de séjour, une telle mesure n'étant pas provisoire. En l'absence de décision favorable de l'administration, la demande de M. A a été considérée comme implicitement rejetée, rendant sa requête mal fondée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la demande étant irrecevable sur le fond.
N° TA77-2400896(TA77-2400896)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de Seine-et-Marne, qui n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. Statuant sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que l'État n'avait pas exécuté son obligation de résultat. Il a enjoint au préfet de Seine-et-Marne d'attribuer un logement à M. B avant le 1er février 2025, sous astreinte de 250 euros par mois de retard. Cette décision s'inscrit dans le cadre du droit au logement opposable.
N° TA77-2402346(TA77-2402346)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi sur le fondement du droit au logement opposable (articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation), a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'assurer l'hébergement d'urgence de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 11 janvier 2024. Constatant qu'aucune offre adaptée n'avait été proposée et que l'urgence persistait, le juge a ordonné un accueil dans une structure adaptée avant le 1er février 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA77-2400899(TA77-2400899)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement adapté à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 6 juillet 2023, avant le 1er février 2025. Constatant l'absence d'offre de logement dans le délai légal de six mois et l'urgence persistante, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. La décision applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de relogement des demandeurs reconnus prioritaires.
N° TA77-2412285(TA77-2412285)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par la préfète du Val-de-Marne. Le désistement est intervenu après que la préfète a convoqué le requérant pour la délivrance d’un récépissé, rendant sans objet la demande d’urgence. Malgré ce désistement, le tribunal a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2208194(TA77-2208194)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme B contestant des retenues et demandes de remboursement d'indus d'aide personnalisée au logement (APL) par la CAF de Seine-et-Marne. La CAF a justifié ces retenues par la prise en compte de pensions alimentaires non déclarées, entraînant un recalcul des droits à l'APL et à la prime d'activité sur le fondement des articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté que certaines créances avaient été régularisées ou annulées, notamment une remise de dette totale de 153,57 euros accordée par la commission de recours amiable. Les conclusions indemnitaires de Mme B ont été jugées irrecevables faute de demande préalable, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA77-2313257(TA77-2313257)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement adapté à Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation. Constatant l'absence d'offre de logement dans le délai légal de six mois, le juge a ordonné l'attribution avant le 1er février 2025, sous astreinte de 250 euros par mois de retard. Cette décision est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat.
N° TA77-2401924(TA77-2401924)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'assurer l'hébergement d'urgence de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du 1er février 2025. La requérante n'avait reçu aucune offre d'hébergement malgré la décision de la commission de médiation du 14 décembre 2023. Le juge a fondé sa décision sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, rappelant l'obligation de résultat de l'État en matière de droit à l'hébergement opposable.