Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2407838(TA77-2407838)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante égyptienne. Le tribunal retient un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressée dans le délai de recours, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA77-2407976(TA77-2407976)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant à Mme B, ressortissante tunisienne, la délivrance d’un titre de séjour. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, faute pour le préfet d’avoir répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA77-2405241(TA77-2405241)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant gabonais, formée par la préfète du Val-de-Marne. La décision a été jugée illégale en raison d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, sans astreinte. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2407645(TA77-2407645)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante malienne. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite sans obtenir de réponse, ce qui a entraîné un défaut de motivation, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, sans astreinte. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA77-2406084(TA77-2406084)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de suspension de la décision de la directrice académique du Val-de-Marne qui a radié deux enfants de l'école Paul Langevin pour les inscrire à l'école Paul Eluard, suite à une altercation impliquant l'un d'eux. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le nouveau trajet de 2,5 km n'est pas excessif et que les troubles autistiques de l'enfant ne suffisent pas à caractériser une urgence justifiant la suspension. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA77-2202420(TA77-2202420)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les demandes de M. C, dirigeant de la SA Innovassur, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2009 à 2015, notifiées suite à un examen de sa situation fiscale personnelle et à une condamnation pénale pour abus de biens sociaux. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que l'administration n'avait pas à suivre la procédure d'abus de droit pour requalifier les faits, et que la majoration pour manœuvres frauduleuses était justifiée. Les textes appliqués sont les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l'article L. 188 C du même code.
N° TA77-2106728(TA77-2106728)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 12 du livre des procédures fiscales (durée excessive de l'examen fiscal), la prescription pour 2015, et la nature des sommes réintégrées comme des remboursements de frais et non des avantages occultes. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités appliquées par l'administration.
N° TA77-2102311(TA77-2102311)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son imposition sur le revenu pour l'année 2019. La requérante demandait le bénéfice du système du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts pour des sommes perçues de la CNAV et de son ex-employeur, qu'elle qualifiait de revenus exceptionnels ou différés. Le tribunal a jugé que les moyens tirés de l'irrégularité de la décision de rejet de sa réclamation étaient inopérants et que la charge de la preuve incombait à la contribuable.
N° TA77-2101954(TA77-2101954)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les demandes de M. B C, dirigeant de la société Innovassur, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2009 à 2015. Ces impositions faisaient suite à un examen de sa situation fiscale personnelle et à une condamnation pénale pour abus de biens sociaux et banqueroute. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur en se fondant sur les faits établis par la justice pénale, sans qu'il soit nécessaire de recourir à la procédure d'abus de droit. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA77-2108614(TA77-2108614)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui demandait la réduction de ses cotisations d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015. Le litige portait sur la prise en compte d’une quote-part du résultat déficitaire de la SCCV Villa Caroline, résultant d’une provision pour dépréciation de stock de 590 634 euros. Le tribunal juge que cette provision n’a pas été constatée dans les écritures comptables avant la clôture de l’exercice ni dans le délai de déclaration, conformément à l’article 39 du code général des impôts. En conséquence, l’administration a refusé à bon droit la déduction, et la demande de M. A est rejetée, y compris sa demande de frais de justice.
N° TA77-2406651(TA77-2406651)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du président du conseil départemental de Seine-et-Marne refusant le renouvellement du contrat jeune majeur de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, majeur depuis octobre 2023, justifiait d'un contrat de travail à durée indéterminée et d'un récépissé de titre de séjour, éléments atténuant le préjudice grave et immédiat allégué. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA77-2310885(TA77-2310885)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. La préfète a commis une erreur de droit en excluant toute régularisation au seul motif que l'intéressé avait utilisé une fausse carte d'identité portugaise, sans examiner les motifs exceptionnels liés à sa situation professionnelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2309469(TA77-2309469)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de Mme A, qui contestait le rejet de son recours amiable et gracieux par la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne. La requérante, vivant à six dans un logement de trois pièces, estimait remplir les critères de priorité et d'urgence pour l'attribution d'un logement social. Le tribunal, statuant en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, a annulé les décisions des 27 avril et 13 juillet 2023. Il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître Mme A comme prioritaire et devant être logée en urgence.
N° TA77-2309474(TA77-2309474)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que le requérant ne contestait pas utilement le motif de la commission, selon lequel il ne justifiait pas de démarches préalables pour obtenir un logement, condition prévue par l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commission de médiation.
N° TA77-2309528(TA77-2309528)
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en formation DALO, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation de Seine-et-Marne qui avait implicitement puis expressément rejeté sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur en estimant que la situation de Mme A, déjà logée dans le parc social et relevant d'une mutation, ne caractérisait pas l'urgence. La décision a été prise en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA77-2309740(TA77-2309740)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme D, ressortissante portugaise, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal estime que la commission a légalement examiné sa situation au regard des articles L. 233-1 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour Mme D de justifier d'un droit au séjour permanent. La requérante ne contestant pas ne pas remplir les conditions de ressources suffisantes exigées pour un citoyen de l'Union européenne, le moyen est écarté et la décision de la commission est validée.
N° TA77-2310928(TA77-2310928)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour en qualité de salarié, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, faute de présenter un contrat de travail visé par les autorités compétentes et un visa de long séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'injonction et les frais de justice, sur le fondement des textes précités.
N° TA77-2311006(TA77-2311006)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 20 juillet 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé l'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant togolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocate au titre des frais de justice.
N° TA77-2309862(TA77-2309862)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en excès de pouvoir par M. C, annule la décision du 29 juin 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-de-Marne a rejeté son recours tendant à être reconnu prioritaire pour un logement urgent. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d’appréciation en ne tenant pas compte de l’état d’insalubrité et d’humidité du logement de M. C, lequel est incompatible avec son état de santé (asthme). La solution retenue se fonde sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, relatifs au droit au logement opposable (DALO).
N° TA77-2309747(TA77-2309747)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent au titre du droit au logement opposable (DALO). Le juge a estimé que M. B ne démontrait pas que sa situation, caractérisée par une suroccupation et des problèmes d’humidité, relevait des critères légaux d’urgence et de priorité fixés par l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions à fin d’injonction.