Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2309528(TA77-2309528)

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en formation DALO, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation de Seine-et-Marne qui avait implicitement puis expressément rejeté sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur en estimant que la situation de Mme A, déjà logée dans le parc social et relevant d'une mutation, ne caractérisait pas l'urgence. La décision a été prise en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2309474(TA77-2309474)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que le requérant ne contestait pas utilement le motif de la commission, selon lequel il ne justifiait pas de démarches préalables pour obtenir un logement, condition prévue par l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de la commission de médiation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2309469(TA77-2309469)

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de Mme A, qui contestait le rejet de son recours amiable et gracieux par la commission de médiation du droit au logement opposable du Val-de-Marne. La requérante, vivant à six dans un logement de trois pièces, estimait remplir les critères de priorité et d'urgence pour l'attribution d'un logement social. Le tribunal, statuant en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, a annulé les décisions des 27 avril et 13 juillet 2023. Il a enjoint à la commission de médiation de reconnaître Mme A comme prioritaire et devant être logée en urgence.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2310885(TA77-2310885)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. La préfète a commis une erreur de droit en excluant toute régularisation au seul motif que l'intéressé avait utilisé une fausse carte d'identité portugaise, sans examiner les motifs exceptionnels liés à sa situation professionnelle. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2005796(TA77-2005796)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux mises à sa charge pour les années 2013 à 2015. Ces imposations faisaient suite à la requalification de primes exceptionnelles et d'un avantage en nature (véhicule) en revenus distribués sur le fondement de l'article 111 c) du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les procès-verbaux produits pour justifier les primes étaient dépourvus de date certaine et de valeur probante, et que l'administration avait démontré le caractère occulte des sommes versées. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications, y compris la majoration de 40 % pour manquement délibéré.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2010515(TA77-2010515)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une demande de réduction des cotisations d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2018, relatives à des amortissements et charges déduits au titre du dispositif « loi Robien recentré ». L’administration fiscale a partiellement fait droit à sa demande en prononçant un dégrèvement de 2 640 euros, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer à due concurrence. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la requête, faute pour le requérant de justifier de la réalité et du caractère déductible des charges litigieuses, en application de l’article 31 du code général des impôts.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2101954(TA77-2101954)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les demandes de M. B C, dirigeant de la société Innovassur, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2009 à 2015. Ces impositions faisaient suite à un examen de sa situation fiscale personnelle et à une condamnation pénale pour abus de biens sociaux et banqueroute. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur en se fondant sur les faits établis par la justice pénale, sans qu'il soit nécessaire de recourir à la procédure d'abus de droit. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2102311(TA77-2102311)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son imposition sur le revenu pour l'année 2019. La requérante demandait le bénéfice du système du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts pour des sommes perçues de la CNAV et de son ex-employeur, qu'elle qualifiait de revenus exceptionnels ou différés. Le tribunal a jugé que les moyens tirés de l'irrégularité de la décision de rejet de sa réclamation étaient inopérants et que la charge de la preuve incombait à la contribuable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2106728(TA77-2106728)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 12 du livre des procédures fiscales (durée excessive de l'examen fiscal), la prescription pour 2015, et la nature des sommes réintégrées comme des remboursements de frais et non des avantages occultes. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités appliquées par l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2202420(TA77-2202420)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les demandes de M. C, dirigeant de la SA Innovassur, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2009 à 2015, notifiées suite à un examen de sa situation fiscale personnelle et à une condamnation pénale pour abus de biens sociaux. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que l'administration n'avait pas à suivre la procédure d'abus de droit pour requalifier les faits, et que la majoration pour manœuvres frauduleuses était justifiée. Les textes appliqués sont les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l'article L. 188 C du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413212(TA77-2413212)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a relevé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car l'intéressée s'était vu délivrer un récépissé de demande de titre de séjour juste avant l'audience, ce qui faisait obstacle à l'urgence alléguée. La requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413285(TA77-2413285)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 29 septembre 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'avait assigné à résidence pour 45 jours. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la préfète a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il juge que les conditions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies, l'éloignement de M. A demeurant une perspective raisonnable malgré la fin de sa rétention administrative. Les autres moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance des articles L. 731-3, L. 731-2, R. 733-1, L. 732-1 et L. 751-2 du même code, sont également écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413287(TA77-2413287)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII n'était pas entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme A, entrée en France en novembre 2021, n'avait sollicité l'asile qu'en octobre 2024, soit au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27, sans motif légitime. La circonstance que sa demande incluait ses enfants mineurs, dont une née en juillet 2024, n'a pas été retenue comme un motif légitime de tardiveté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413288(TA77-2413288)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et l'erreur d'appréciation. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la menace pour l'ordre public était établie par la condamnation pénale de l'intéressé pour trafic de stupéfiants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405029(TA77-2405029)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant centrafricain, qui demandait d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour un titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée le 15 février 2022, a fait naître une décision implicite de rejet le 15 juin 2022. Dès lors, la demande de rendez-vous ne présente pas le caractère d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2406084(TA77-2406084)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de suspension de la décision de la directrice académique du Val-de-Marne qui a radié deux enfants de l'école Paul Langevin pour les inscrire à l'école Paul Eluard, suite à une altercation impliquant l'un d'eux. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le nouveau trajet de 2,5 km n'est pas excessif et que les troubles autistiques de l'enfant ne suffisent pas à caractériser une urgence justifiant la suspension. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407067(TA77-2407067)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 avril 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer des conséquences graves et immédiates sur son activité professionnelle ou la garde de ses enfants. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407099(TA77-2407099)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de ses démarches et de démontrer des incidences graves et immédiates de l'absence de rendez-vous sur sa situation personnelle. La demande a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2407491(TA77-2407491)

Logement d'urgence – Tribunal administratif de Melun – Liquidation d'astreinte. Le tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, constate le relogement de M. B le 8 octobre 2021, exécutant ainsi l'injonction de logement prononcée par un jugement du 19 décembre 2019. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il met fin à l'astreinte de 100 euros par mois et procède à sa liquidation définitive pour la période d'inexécution.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407593(TA77-2407593)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 mars 2024 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé l’autorisation d’exercice pour le dirigeant de la société MBC Formations. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, faute pour la société de démontrer que ce refus menaçait directement et immédiatement sa survie ou son activité. La requête a été rejetée sans examen du moyen tiré de l’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.

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