Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212142(TA77-2212142)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 août 2022 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que Mme D ne justifiait pas d'une résidence continue de plus de dix ans en France, condition requise par l'article 6-1 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence. En conséquence, les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés, et les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413627(TA77-2413627)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre à l'université Gustave Eiffel de signaler des manquements graves à d'autres institutions. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun élément établissant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ni ne justifiait d'une urgence particulière. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308015(TA77-2308015)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil en tant que demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision du 1er juin 2023 était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le rétablissement, en application des articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413741(TA77-2413741)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident ou la délivrance d'un récépissé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une menace imminente sur son emploi ou une situation d'urgence extrême justifiant une intervention sous 48 heures. La décision applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé liberté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens tirés de l'atteinte aux libertés fondamentales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2412283(TA77-2412283)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension par une ressortissante congolaise majeure, a constaté un non-lieu à statuer après que la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour déposer une nouvelle demande de titre de séjour, rendant sans objet la contestation du refus initial du 22 février 2024. La requérante, ancienne mineure non accompagnée, invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a accordé l'aide juridictionnelle provisoire mais n'a pas statué sur le fond de la suspension.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2412281(TA77-2412281)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne lui refusant la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés a constaté que la préfète avait délivré à M. B une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 15 avril 2025, régularisant ainsi sa situation administrative. En conséquence, il a estimé que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211872(TA77-2211872)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 614-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que le requérant n’était ni assigné à résidence ni placé en rétention administrative. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondé sur l’application des articles L. 621-1 et suivants du même code, ainsi que de l’accord franco-italien de réadmission du 3 octobre 1997.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2201717(TA77-2201717)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme E d’une demande d’indemnisation de 5 000 euros pour manquement à l’obligation d’information médicale prévue à l’article L. 1111-2 du code de la santé publique, lors d’une écho-endoscopie digestive réalisée le 14 septembre 2021 à l’hôpital de Meaux. La requérante soutenait n’avoir pas été informée du risque de lésion splénique, qui s’est réalisé et a nécessité une splénectomie. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le risque de lacération du hile splénique était d’une extrême rareté et ne constituait pas un risque normalement prévisible devant faire l’objet d’une information spécifique. En conséquence, aucune faute n’a été retenue à l’encontre du grand hôpital de l’Est francilien, et les conclusions indemnitaires ainsi que les demandes accessoires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2413595(TA77-2413595)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié sa précédente ordonnance du 3 octobre 2024 concernant Mme A. La requérante, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, demandait que la somme de 1 500 euros mise à la charge de l'État soit versée à son avocat plutôt qu'à elle-même. Le tribunal a fait droit à cette demande en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue consiste à ordonner le versement de cette somme à Me Garcia, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2412240(TA77-2412240)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" prise par la préfète du Val-de-Marne. Ce désistement est intervenu après que la requérante a obtenu une autorisation provisoire de séjour, rendant sans objet sa demande d'urgence. En application de l'article L. 761-1 du même code, le tribunal a condamné l'État à verser 2 400 euros à Mme B au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2303563(TA77-2303563)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 17 février 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant sri-lankais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la vie familiale établie en France avec sa compagne, bénéficiaire de la protection subsidiaire, et leur enfant né en 2022. La solution retenue est l'annulation pour atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2300900(TA77-2300900)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 18 décembre 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé l'admission au séjour de Mme B, ressortissante bolivienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En l'absence de mémoire en défense de la préfecture, le tribunal a estimé que les faits exposés par Mme B, relatifs à sa vie privée et familiale en France et à son état de santé, étaient établis et non contestés. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation de l'article 8 de la Convention.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA77-2111494(TA77-2111494)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, détenu, d’une demande d’indemnisation pour manque à gagner et préjudice moral, en raison d’une erreur de taux horaire dans le calcul de ses salaires entre février et octobre 2019, puis entre mars et mai 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour faute, l’administration pénitentiaire ayant appliqué un taux horaire inférieur à celui prévu par l’article D. 432-1 du code de procédure pénale (45 % du SMIC). Après déduction des cotisations sociales obligatoires (CSG, CRDS et cotisations de l’article R. 381-105 du code de la sécurité sociale), le tribunal a condamné l’État à verser à M. B la somme de 893,57 euros au titre du manque à gagner, mais a rejeté sa demande de préjudice moral, faute de lien de causalité établi.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2201046(TA77-2201046)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par des conseillers municipaux d’Alfortville demandant l’annulation du refus du maire de publier leur tribune « Pas de trêve pour la haine » dans le bulletin municipal. Le tribunal a rejeté leur requête, estimant que la tribune contenait des termes diffamatoires et injurieux envers des élus de la majorité, ce qui justifiait le refus de publication au regard de l’article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales et de la loi sur la presse. La décision a été fondée sur le constat que le maire n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en interdisant un texte susceptible d’engager sa responsabilité pénale.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA77-2401873(TA77-2401873)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d'une demande d'exécution d'un jugement du 15 décembre 2022, qui avait annulé un refus de regroupement familial et enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'autoriser ce regroupement. Bien que la préfète ait informé M. B de sa décision favorable, le tribunal a constaté qu'elle n'avait pas informé l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), comme l'exigent les articles R. 434-26 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a donc enjoint à la préfète de procéder à cette information dans un délai de quinze jours, afin d'assurer l'exécution complète du jugement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405718(TA77-2405718)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer les incidences graves et immédiates de l’absence de justificatif de séjour régulier sur sa situation personnelle. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2101977(TA77-2101977)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 25 janvier 2021 par laquelle la cheffe du service du droit privé et de l'accès au droit de la ville de Paris a refusé d'accorder la protection fonctionnelle à M. B, agent municipal. La décision est annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, celle-ci n'étant pas signée pour la maire de Paris et par délégation, en méconnaissance des articles L. 2122-18 et L. 2122-19 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal enjoint à la maire de Paris de réexaminer la demande de protection fonctionnelle dans un délai de trois mois et condamne la ville de Paris à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2305166(TA77-2305166)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante vietnamienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne le 24 avril 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision comportait les considérations de droit et de fait nécessaires, et a jugé qu'aucun défaut d'examen de sa situation n'était établi. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale fondée sur les articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2112148(TA77-2112148)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme C concernant la taxe foncière sur leur habitation principale pour les années 2020 et 2021. La demande relative à l'année 2020 a été jugée manifestement irrecevable, car l'administration avait déjà accordé un dégrèvement à M. C avant l'introduction du recours. Pour 2021, le tribunal a estimé que le bien, acquis par M. C avant son mariage, constituait un bien propre, faisant de lui le seul redevable légal de la taxe foncière. Il a donc rejeté la demande de Mme C, fondée sur son handicap et le régime de communauté, comme étant inopérante au regard des articles 1400, 1390 et 1391 du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2112143(TA77-2112143)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la contribution à l'audiovisuel public (CAP) pour 2021, d’un montant de 138 euros. La requérante invoquait sa situation de bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) et un précédent dégrèvement en 2017. Le tribunal a jugé que Mme A ne remplissait pas les conditions d’exonération prévues aux articles 1605 et 1605 bis du code général des impôts, notamment en raison de son assujettissement à la taxe d’habitation et d’un revenu fiscal de référence non nul. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement infondée, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA