Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2308435(TA77-2308435)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d’accueil de Mme A, demanderesse d’asile. Le tribunal juge que l’OFII n’a pas démontré que la requérante entrait dans l’un des cas de refus prévus par l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la seule irrecevabilité de sa demande d’asile étant insuffisante. La décision est annulée pour violation de ces dispositions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2312928(TA77-2312928)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, conformément à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également estimé que l'OFII avait fait une exacte application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B n'ayant pas fourni les justificatifs demandés relatifs à son hébergement. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413743(TA77-2413743)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) de Mme A B, ressortissante colombienne, qui demandait à se voir délivrer un titre de séjour ou un récépissé. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés et à l'intérêt supérieur de son enfant français en raison du non-renouvellement de son récépissé par la préfecture du Val-de-Marne. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, faute pour la requérante d'avoir précisé sa situation administrative depuis son entrée en France. Il rappelle que le silence de l'administration vaut décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413742(TA77-2413742)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que le requérant, qui n'avait pas justifié de précédents titres de séjour depuis son entrée en France en 2019, ne démontrait pas une situation d'urgence extrême ni une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, malgré l'absence de nouvelles de la préfecture depuis février 2024 et sa paternité récente. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour le requérant de caractériser l'urgence et l'atteinte grave requises par l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413210(TA77-2413210)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante marocaine, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne a soulevé une exception de non-lieu à statuer en raison de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, mais le tribunal l'a rejetée, estimant que cette attestation ne retirait pas la décision implicite contestée. Le juge a ensuite examiné la condition d'urgence, rappelant qu'un refus de renouvellement de titre de séjour la présume remplie, et a constaté que la requérante justifiait d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment la suspension de son contrat de travail en alternance. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 80 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211106(TA77-2211106)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. C et Mme D tendant à l'annulation des permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire d'Ozoir-la-Ferrière à la SARL SOPIM pour un projet immobilier rue du Repos. Le tribunal a estimé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, les préjudices allégués (perte de vue, d'intimité, nuisances sonores) n'étant pas établis comme directs et certains. Par ailleurs, les moyens soulevés, notamment l'insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance des règles de stationnement et de sécurité, ont été écartés comme infondés. Les demandes de frais de justice présentées par la SARL SOPIM et la commune ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410309(TA77-2410309)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les consorts A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 19 juillet 2024 par laquelle la commission académique a rejeté leur demande d’autorisation d’instruction en famille pour leur fille, fondée sur le 4° de l’article L. 131-5 du code de l’éducation (situation propre à l’enfant). Les requérants soutenaient que l’administration avait commis une erreur de droit en exigeant la démonstration d’une situation propre à l’enfant, et une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant et du droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la décision attaquée était légale au regard des dispositions du code de l’éducation et des conventions internationales invoquées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211041(TA77-2211041)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi de deux requêtes (n° 2211041 et n° 2211106) par M. C et Mme D, voisins immédiats, demandant l’annulation d’un permis de construire initial du 9 novembre 2021 et d’un permis modificatif du 27 octobre 2022, délivrés par le maire d’Ozoir-la-Ferrière à la SARL SOPIM pour la démolition d’un stationnement et la construction d’un immeuble de trois logements. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance du dossier de demande (notice architecturale et hauteur du projet), la méconnaissance des règles de stationnement de l’article UA 6 du plan local d’urbanisme, l’atteinte à une servitude de passage, et des risques pour la sécurité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a condamné les requérants à verser des sommes à la SARL SOPIM et à la commune au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407892(TA77-2407892)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme C contestant la décision de la rectrice de l'académie de Créteil du 2 mai 2024, qui confirmait l'exclusion définitive de leur fille A du collège Georges Brassens. Les juges ont écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, la décision étant fondée sur les articles R. 511-12 à D. 511-58 du code de l'éducation et le règlement intérieur. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la sanction disciplinaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211195(TA77-2211195)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, car M. B n'avait pas demandé la communication des motifs de la décision implicite. Sur le fond, le juge a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B étant célibataire sans charge de famille et ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment ancrée en France. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211872(TA77-2211872)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 614-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que le requérant n’était ni assigné à résidence ni placé en rétention administrative. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondé sur l’application des articles L. 621-1 et suivants du même code, ainsi que de l’accord franco-italien de réadmission du 3 octobre 1997.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308015(TA77-2308015)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil en tant que demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision du 1er juin 2023 était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le rétablissement, en application des articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212142(TA77-2212142)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 août 2022 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que Mme D ne justifiait pas d'une résidence continue de plus de dix ans en France, condition requise par l'article 6-1 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence. En conséquence, les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés, et les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301855(TA77-2301855)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A de trois recours pour excès de pouvoir contestant des arrêtés du maire d'Ozoir-la-Ferrière portant mise en recouvrement d'astreintes administratives, ainsi qu'un avis de sommes à payer, pour un montant total de 9 000 euros, en raison de l'absence de remise en état d'un sous-sol non autorisé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les travaux de mise en conformité n'avaient pas été entièrement réalisés, notamment la remise en état du sous-sol, et que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux astreintes administratives.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2201717(TA77-2201717)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme E d’une demande d’indemnisation de 5 000 euros pour manquement à l’obligation d’information médicale prévue à l’article L. 1111-2 du code de la santé publique, lors d’une écho-endoscopie digestive réalisée le 14 septembre 2021 à l’hôpital de Meaux. La requérante soutenait n’avoir pas été informée du risque de lésion splénique, qui s’est réalisé et a nécessité une splénectomie. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le risque de lacération du hile splénique était d’une extrême rareté et ne constituait pas un risque normalement prévisible devant faire l’objet d’une information spécifique. En conséquence, aucune faute n’a été retenue à l’encontre du grand hôpital de l’Est francilien, et les conclusions indemnitaires ainsi que les demandes accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301676(TA77-2301676)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du 30 janvier 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation et d'examen, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur une appréciation complète de la situation personnelle et familiale du requérant, sans erreur manifeste.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413156(TA77-2413156)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de M. A, réfugié soudanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'un refus de première délivrance de titre de séjour et non d'un refus de renouvellement, et que M. A n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301518(TA77-2301518)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la demande de titre, déposée plus de trois mois après l'entrée en France, ne remplissait pas la condition de délai prévue à l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413745(TA77-2413745)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en attendant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence extrême, faute de produire des pièces démontrant que l'absence de document compromettait de manière imminente son stage obligatoire ou son emploi d'assistante d'éducation. La solution retenue est le rejet de la requête, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 n'étant pas remplie.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411055(TA77-2411055)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A pour contester le refus du CROUS de Créteil de renouveler son logement étudiant, au motif qu'elle aurait perdu son statut d'étudiante. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur de fait, étant inscrite en alternance à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort. Toutefois, par un mémoire du 14 octobre 2024, Mme A s'est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement d'instance et d'action, sans examiner le fond du litige. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au-delà des règles de procédure du code de justice administrative.

Résumé IA