Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2412744(TA77-2412744)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 14 octobre 2024 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant chinois. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant n'ayant fourni aucune précision sur sa situation personnelle ni sur l'incidence concrète de la décision. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA77-2412684(TA77-2412684)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme C, ressortissante marocaine, d’une demande de suspension de la décision de classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par la préfète du Val-de-Marne. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH. En cours d’instance, la préfète a convoqué Mme C et lui a délivré un récépissé de six mois, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Le tribunal a toutefois mis à la charge de l’État le versement de 1 000 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2401705(TA77-2401705)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales de Seine-et-Marne déclarant irrecevable sa contestation de la fin de son droit à la prime d’activité. Après avoir invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et constatant l’absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal a prononcé le désistement d’office de la requête. La solution retenue est donc un désistement pur et simple, fondé sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA77-2413583(TA77-2413583)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant indien, qui demandait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ou d'un récépissé, son précédent titre de séjour étudiant étant expiré. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne lui a remis une autorisation provisoire de séjour valable un an. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413907(TA77-2413907)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C et M. D, ressortissants biélorusses, qui demandaient la suspension de la décision du directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) rejetant leur demande de réexamen d’asile. Le juge a constaté que la contestation de cette décision relevait de la compétence exclusive de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), en application des articles L. 532-1 et L. 532-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour en connaître, rejetant la requête comme irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2204553(TA77-2204553)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'instance de M. A, qui contestait un refus de prise en charge en tant que mineur non accompagné. Devenu majeur en cours d'instance, il n'a pas répondu à une demande de confirmation de maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président de la formation de jugement a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA77-2207436(TA77-2207436)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des actes de poursuite (mise en demeure et saisie administrative à tiers détenteur) émis par le comptable public pour le recouvrement d’une créance non fiscale du département du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que ce litige, portant sur le recouvrement et non sur le bien-fondé de la créance, relève de la compétence exclusive du juge de l’exécution, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée manifestement incompétente.
N° TA77-2307423(TA77-2307423)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, M. B a déclaré se désister de sa requête sous condition d’obtenir la carte pluriannuelle sollicitée. Constatant que la préfète lui a délivré un titre de séjour "Passeport Talent" valable jusqu’en 2028, le tribunal a donné acte du désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412671(TA77-2412671)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé par Mme C, ressortissante camerounaise, pour suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour, révélée par le non-renouvellement de son récépissé. La préfète du Val-de-Marne a soutenu qu'il n'y avait plus lieu à statuer, un nouveau titre de séjour valable jusqu'en octobre 2025 étant en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que la délivrance de ce titre rendait sans objet la demande de suspension, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. En revanche, il a rejeté les conclusions subsidiaires tendant à la délivrance d'un récépissé, au motif qu'un tel document ne peut être délivré lorsqu'un titre de séjour est déjà en cours de fabrication.
N° TA77-2413135(TA77-2413135)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était amené à statuer sur l'exécution d'une précédente ordonnance du 14 février 2024 enjoignant à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le requérant dénonçait le non-renouvellement de son récépissé et l'absence de réexamen de sa situation, ce qui le privait d'aides sociales en raison de son handicap. La préfète a convoqué M. B pour lui délivrer un nouveau récépissé, démontrant la poursuite du réexamen. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'astreinte, les mesures provisoires étant en cours d'exécution, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2412472(TA77-2412472)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C, ressortissant érythréen reconnu réfugié, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse et son fils mineur. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, car le requérant n’établissait pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413129(TA77-2413129)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension par Mme A, ressortissante ivoirienne, d’une décision implicite de rejet de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, a constaté que la préfète du Val-de-Marne lui avait délivré une convocation postérieurement à la requête. Le juge a estimé que cette convocation privait d’objet la demande de suspension, le réexamen de sa situation étant désormais engagé. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans faire droit aux demandes d’injonction et d’astreinte, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411043(TA77-2411043)
Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement pur et simple de la société Sarmates, qui avait initialement demandé une provision de 70 599,30 euros TTC à la commune de Thiais dans le cadre d’un marché public de rénovation du palais omnisport de Thiais (lot n°1A "Couverture - Étanchéité"). La requête, fondée sur un litige contractuel, a été abandonnée par la société requérante. Le tribunal a également rejeté les conclusions de la commune de Thiais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, faute de justifier de frais exposés. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412585(TA77-2412585)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, était saisi par M. C, ressortissant congolais, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. En défense, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir convoqué l’intéressé pour lui délivrer un récépissé, ce qui a privé d’objet la demande de suspension. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande, mais a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. C, en l’absence de circonstances particulières justifiant de mettre à la charge de l’État une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412715(TA77-2412715)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme C, ressortissante marocaine. La préfète du Val-de-Marne a fait valoir que l'intéressée était convoquée pour retirer son titre de séjour, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la requête. La solution retenue est donc que la condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision initiale sont devenus sans objet, la délivrance du titre ayant été régularisée. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.
N° TA77-2312353(TA77-2312353)
Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement de M. A, qui avait contesté le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour "Passeport Talent - carte bleue européenne". Ce désistement est intervenu après que l'administration lui a finalement accordé le titre demandé. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413115(TA77-2413115)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 4 septembre 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien de Mme B, ressortissante algérienne victime de violences conjugales, et lui a fait obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA77-2413138(TA77-2413138)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet opposée par la préfète du Val-de-Marne à la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme C, ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'exécution de la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. La requérante invoquait notamment son entrée en France à l'âge de 14 ans, sa scolarité et son inscription en formation d'infirmière, mais ces éléments n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une urgence justifiant une suspension. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que les moyens soulevés (défaut de motivation, absence de consultation de la commission du titre de séjour, violation de l'article 8 de la CEDH) n'aient été examinés au fond.
N° TA77-2409555(TA77-2409555)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 29 mars 2024 clôturant l’examen de sa demande d’asile. En cours d’instance, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre mesure n’a été prononcée, les conclusions accessoires étant également abandonnées.
N° TA77-2412565(TA77-2412565)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A B, ressortissant soudanais reconnu bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. La condition d’urgence était invoquée en raison de l’absence de renouvellement de son attestation de prolongation d’instruction, mais la préfète a délivré une nouvelle attestation valable jusqu’au 16 avril 2025 après l’introduction du recours. Le tribunal a constaté que le désistement du requérant était pur et simple, et a rejeté sa demande de frais irrépétibles au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, faute de circonstances particulières justifiant cette condamnation de l’État.