Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412504(TA77-2412504)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi en référé suspension par M. C, adjoint technique révoqué par le maire de Bonneuil-sur-Marne pour des faits de vol en réunion. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence, caractérisée par la perte de revenus, et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a rejeté la requête, estimant que la sanction de révocation, bien que plus sévère que l'avis du conseil de discipline, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits et de la condamnation pénale définitive. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413129(TA77-2413129)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension par Mme A, ressortissante ivoirienne, d’une décision implicite de rejet de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, a constaté que la préfète du Val-de-Marne lui avait délivré une convocation postérieurement à la requête. Le juge a estimé que cette convocation privait d’objet la demande de suspension, le réexamen de sa situation étant désormais engagé. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans faire droit aux demandes d’injonction et d’astreinte, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410478(TA77-2410478)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable l’opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne pour le recouvrement d’un trop-perçu de prime d’activité. La requête a été jugée tardive, car introduite après l’expiration du délai de quinze jours prévu à l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, la contrainte ayant été notifiée le 23 juillet 2024. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2413077(TA77-2413077)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, était saisi par M. C, ressortissant malien, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement de sa carte de séjour en qualité de conjoint de Français. En défense, la préfète a produit une nouvelle attestation de prolongation d’instruction valable trois mois, délivrée postérieurement à la requête. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, la mesure provisoire étant devenue sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413627(TA77-2413627)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait d'enjoindre à l'université Gustave Eiffel de signaler des manquements graves à d'autres institutions. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun élément établissant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ni ne justifiait d'une urgence particulière. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2413595(TA77-2413595)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié sa précédente ordonnance du 3 octobre 2024 concernant Mme A. La requérante, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, demandait que la somme de 1 500 euros mise à la charge de l'État soit versée à son avocat plutôt qu'à elle-même. Le tribunal a fait droit à cette demande en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue consiste à ordonner le versement de cette somme à Me Garcia, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413156(TA77-2413156)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de M. A, réfugié soudanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'un refus de première délivrance de titre de séjour et non d'un refus de renouvellement, et que M. A n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413256(TA77-2413256)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du 24 octobre 2024 fixant la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant, compte tenu de l'interdiction judiciaire du territoire dont l'intéressé faisait l'objet. Il a également écarté le grief fondé sur l'article 3 de la même Convention, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants sur les risques encourus en cas de retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2211872(TA77-2211872)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 614-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que le requérant n’était ni assigné à résidence ni placé en rétention administrative. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, fondé sur l’application des articles L. 621-1 et suivants du même code, ainsi que de l’accord franco-italien de réadmission du 3 octobre 1997.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2312928(TA77-2312928)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, conformément à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également estimé que l'OFII avait fait une exacte application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B n'ayant pas fourni les justificatifs demandés relatifs à son hébergement. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2203770(TA77-2203770)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A de trois recours contestant des arrêtés du maire d'Ozoir-la-Ferrière portant mise en recouvrement d'astreintes administratives pour un montant total de 9 000 euros, ainsi que l'avis de sommes à payer subséquent, en raison de l'absence de remise en état d'une construction non autorisée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les travaux de mise en conformité n'avaient pas été entièrement réalisés, notamment le sous-sol, et que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives aux astreintes administratives pour non-respect d'une mise en demeure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2308015(TA77-2308015)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil en tant que demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que la décision du 1er juin 2023 était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le rétablissement, en application des articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212142(TA77-2212142)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 août 2022 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que Mme D ne justifiait pas d'une résidence continue de plus de dix ans en France, condition requise par l'article 6-1 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence. En conséquence, les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés, et les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413741(TA77-2413741)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident ou la délivrance d'un récépissé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une menace imminente sur son emploi ou une situation d'urgence extrême justifiant une intervention sous 48 heures. La décision applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé liberté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens tirés de l'atteinte aux libertés fondamentales.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2308127(TA77-2308127)

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant la délivrance d’une carte de séjour « vie privée et familiale » à une ressortissante congolaise. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de séjour en France depuis 2016, du Pacs conclu en 2019 et de la naissance d’un enfant en 2021. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2413791(TA77-2413791)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir et à son droit de travailler. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfecture ayant convoqué l'intéressé pour le 12 novembre 2024 afin de procéder au relevé de ses empreintes et de lui remettre un récépissé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2413827(TA77-2413827)

Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 5 novembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé à Mme A, majeure vulnérable, la conclusion d'un contrat jeune majeur. Le juge a considéré que ce refus portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de ne pas subir de traitements inhumains et dégradants, garantie par l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de ressources et de logement de l'intéressée. Il a enjoint au département de la reprendre en charge dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 221-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410929(TA77-2410929)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 août 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une autorisation de travail à Mme A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que Mme A bénéficiait d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour valable jusqu’au 4 décembre 2024, et que la décision contestée ne faisait pas obstacle à la poursuite de son contrat de travail. Aucun des moyens soulevés n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2308435(TA77-2308435)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d’accueil de Mme A, demanderesse d’asile. Le tribunal juge que l’OFII n’a pas démontré que la requérante entrait dans l’un des cas de refus prévus par l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la seule irrecevabilité de sa demande d’asile étant insuffisante. La décision est annulée pour violation de ces dispositions.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411055(TA77-2411055)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A pour contester le refus du CROUS de Créteil de renouveler son logement étudiant, au motif qu'elle aurait perdu son statut d'étudiante. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur de fait, étant inscrite en alternance à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort. Toutefois, par un mémoire du 14 octobre 2024, Mme A s'est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement d'instance et d'action, sans examiner le fond du litige. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au-delà des règles de procédure du code de justice administrative.

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