Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411980(TA77-2411980)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 13 septembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile pakistanais. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était illégale, car elle n'était pas fondée sur un manquement avéré de l'intéressé aux exigences des autorités chargées de l'asile, en l'absence de preuve de convocation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411692(TA77-2411692)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant les conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a retiré cette décision et accordé rétroactivement le bénéfice des conditions matérielles d’accueil à Mme A. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA77-2411500(TA77-2411500)
Cette décision du Tribunal administratif de Melun porte sur un recours en référé-suspension introduit par la société Toweo contre un arrêté municipal du 1er août 2024 faisant opposition à une déclaration préalable pour l’implantation d’une antenne-relais à Conches-sur-Gondoire. Le juge des référés a examiné la condition d’urgence, que la société justifie par sa qualité de mandataire de l’opérateur SFR et par l’intérêt public lié à la couverture mobile, conformément à la jurisprudence reconnaissant une quasi-présomption d’urgence en matière d’infrastructures de télécommunications. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles du code de l’urbanisme, notamment sur la naissance d’une décision tacite de non-opposition et la légalité des demandes de pièces complémentaires.
N° TA77-2303404(TA77-2303404)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 23 février 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé un titre de séjour à Mme B épouse A, ressortissante vietnamienne. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale établie de la requérante avec son époux handicapé, qu'elle assiste quotidiennement en tant qu'aidant familial. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme B épouse A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA77-2103047(TA77-2103047)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI Véron, qui demandait la décharge de la taxe foncière 2020 pour un bien situé à Alfortville. La société invoquait des difficultés financières liées à la pandémie, mais n’a cité aucun texte légal ou réglementaire applicable. L’administration a rappelé que les locaux, clos et couverts au 1er janvier 2020, étaient imposables en vertu des articles 1380 et 1381 du code général des impôts, et qu’aucune exonération n’était prévue pour ce motif. Le tribunal a jugé les moyens inopérants et a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413822(TA77-2413822)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur demande de la commune de Blandy-les-Tours, a désigné un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune invoquait un risque d'effondrement de la toiture d’un immeuble situé au 19 place des Tours, menaçant la sécurité publique. Le juge a fait droit à la demande en ordonnant une expertise pour constater l'état du bâtiment, déterminer l'existence d'un danger (notamment imminent) et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'inscrit dans la procédure prévue aux articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2310247(TA77-2310247)
Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. Le conseil du requérant, invité à confirmer le maintien des conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.
N° TA77-2412471(TA77-2412471)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Ce refus était motivé par son refus de l'orientation régionale vers un hébergement à Poitiers, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, car l'évaluation de vulnérabilité initiale n'avait révélé aucune fragilité particulière et le certificat médical produit ultérieurement n'établissait pas une situation incompatible avec l'orientation proposée. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées.
N° TA77-2312800(TA77-2312800)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui accorder un titre de séjour. Postérieurement à la requête, le préfet a délivré à l’intéressé un récépissé de demande de titre de séjour, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de M. A sur ces conclusions et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409742(TA77-2409742)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme E, propriétaires d’un pavillon à Sucy-en-Brie, afin de déterminer les causes des désordres liés à des débordements récurrents des réseaux d’évacuation. La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la demande utile et rattachable à un litige relevant de la compétence administrative. L’expert désigné devra constater les désordres, en déterminer l’origine et les conséquences, évaluer les mesures réparatoires et fournir des éléments sur les responsabilités.
N° TA77-2312740(TA77-2312740)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « passeport talent – carte bleue européenne ». Après s’être vu délivrer son titre de séjour, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2107486(TA77-2107486)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, agent communal, qui contestait le refus oral du maire du Plessis-Trévise de lui verser un acompte de prime de fin d'année. Le tribunal a jugé que ce refus n'avait pas à être motivé et que l'agent n'avait pas droit à cette prime pour la période de janvier à juin 2021, durant laquelle il n'avait pas exercé ses fonctions, conformément à la délibération municipale de 1985. Les conclusions indemnitaires de M. B ont également été rejetées, la décision de refus étant légale.
N° TA77-2105896(TA77-2105896)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, infirmière de la commune de Charenton-le-Pont, contestant deux titres de perception émis pour le recouvrement de redevances majorées suite à son maintien sans titre dans un logement de fonction après un changement d'affectation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, notamment celui tiré de l'application de l'article R. 2124-74 du code général de la propriété des personnes publiques, en jugeant que cet article ne s'applique pas aux concessions de logement des collectivités territoriales. Par conséquent, la demande d'annulation des titres de perception et de décharge des sommes réclamées a été rejetée.
N° TA77-2105739(TA77-2105739)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, professeur de danse, qui contestait le refus du syndicat intercommunal de Cesson et de Vert-Saint-Denis de requalifier son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée et demandait réparation pour des préjudices liés à l’obligation de travailler durant les vacances scolaires. Le tribunal a estimé que les conclusions tendant à la requalification étaient devenues sans objet, la collectivité ayant proposé un contrat à durée indéterminée que Mme B a signé. Sur le fond, les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation et la violation des dispositions du décret du 2 septembre 1991 relatif aux professeurs territoriaux d’enseignement artistique, ont été écartés comme non fondés. La demande indemnitaire a également été rejetée, faute de faute établie.
N° TA77-2405688(TA77-2405688)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin d'obtenir la délivrance d'un titre de voyage pour étranger. La préfète du Val-de-Marne ayant justifié que le titre de voyage avait été édité le 6 juin 2024, le juge a constaté que la demande avait perdu son objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à l'avocate de M. B, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA77-2405696(TA77-2405696)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer Mme B, ressortissante congolaise, afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour en qualité de conjointe de Français et, si le dossier est complet, de lui remettre un récépissé, sous dix jours. La requérante justifiait d'une situation d'urgence (perte d'emploi) et d'un blocage administratif lié à l'impossibilité d'utiliser la plateforme ANEF. L'ordonnance applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
N° TA77-2312728(TA77-2312728)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de la requête de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 7 novembre 2024.
N° TA77-2106460(TA77-2106460)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 22 juin 2021 du garde des sceaux prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles R. 57-7-68 du code de procédure pénale et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé, en exerçant un contrôle restreint, que la prolongation était justifiée par des impératifs de sécurité et de prévention des risques, conformément aux articles 726-1 et R. 57-7-68 du code de procédure pénale. Les conclusions indemnitaires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.
N° TA77-2107903(TA77-2107903)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un agent territorial, qui contestait son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste pris par le maire de Champigny-sur-Marne le 17 juin 2021. Le tribunal a jugé que le poste d'agent distributeur de prospectus proposé par la commune était compatible avec les préconisations du comité médical et du médecin de prévention, et que le refus de l'agent de rejoindre ce poste sans raison valable caractérisait un abandon de poste. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la fonction publique et les dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA77-2109993(TA77-2109993)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. F, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de confinement et de déclassement prononcée à son encontre. La juridiction rappelle que le recours doit être dirigé contre la décision implicite du directeur interrégional des services pénitentiaires, qui se substitue à la sanction initiale. Elle écarte les moyens d’irrégularité de la procédure, notamment la composition de la commission de discipline, en se fondant sur les dispositions du code de procédure pénale (R. 57-7-32) et du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.