Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

42 801 décisions disponibles — page 950/2141

DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304333(TA77-2304333)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre le refus implicite puis explicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que l'intéressé ne justifiait pas d'une insertion professionnelle stable ou de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France pour prétendre à une admission exceptionnelle au séjour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2304713(TA77-2304713)

Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de Mme A, ressortissante chinoise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la présence de Mme A en France ne constituait pas une menace pour l'ordre public, malgré une condamnation pour blanchiment lié à du proxénétisme. Il a considéré que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence habituelle en France depuis 2012, de son mariage avec un ressortissant français en 2018 et de la stabilité de sa vie familiale. Le tribunal a ainsi enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" à Mme A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2305609(TA77-2305609)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C, ressortissant congolais, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 30 mai 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de travailleur temporaire, l’a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le requérant contestait notamment l’erreur de droit commise par le préfet, qui aurait dû se fonder sur l’autorisation de travail déjà délivrée par l’administration compétente, et invoquait une méconnaissance des articles L. 242-1 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques appliqués au-delà des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile mentionnées dans les visas.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2412867(TA77-2412867)

Voici un résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'établissement public d'aménagement Orly Rungis - Seine Amont (EPA-ORSA). Cette demande visait à obtenir la désignation d'un expert sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert est de réaliser un constat de l'état actuel des immeubles voisins avant le début des travaux de curage, désamiantage et déconstruction d'un bâtiment à Orly. L'ordonnance prévoit également que la mission de l'expert pourra se poursuivre après les travaux pour rechercher les causes et l'étendue d'éventuels dommages.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2202490(TA77-2202490)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme D, propriétaires d’une maison voisine d’une école élémentaire construite par la commune de Mouroux, qui demandaient 150 000 euros en réparation de leurs préjudices (perte d’ensoleillement, nuisance esthétique, perte de valeur vénale). Le tribunal a rappelé que la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public est engagée envers les tiers, mais que les requérants doivent démontrer un préjudice grave et spécial. Il a estimé que les troubles invoqués n’excèdent pas les inconvénients normaux supportés par les riverains d’un ouvrage public, d’autant que la construction était conforme aux règles d’urbanisme. La demande a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2110295(TA77-2110295)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président de la communauté de communes du pays de l’Ourcq le plaçant rétroactivement en congé de maladie ordinaire pour la période du 8 juillet 2017 au 19 janvier 2018, après un accident de service. Le requérant soutenait que la procédure était irrégulière faute d’avis de la commission de réforme et que l’appréciation de sa situation était erronée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait suffisamment motivé sa décision et que l’avis de la commission de réforme n’était pas requis en l’espèce. La décision s’appuie sur l’article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et l’arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2108140(TA77-2108140)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un attaché territorial, qui contestait les décisions du maire de Champagne-sur-Seine mettant fin à son détachement comme directeur général des services et le nommant chef de projet. Le requérant demandait notamment l'annulation de ces arrêtés et le versement d'une indemnité de licenciement prévue par l'article 53 de la loi du 26 janvier 1984. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour M. A d'avoir désigné avec suffisamment de précision les décisions attaquées, conformément aux articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304708(TA77-2304708)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour avec changement de statut, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2112150(TA77-2112150)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait l'exonération de la taxe foncière sur une construction neuve et une remise gracieuse. La requérante avait souscrit la déclaration H2 plus de quatre-vingt-dix jours après l'achèvement des travaux, en raison d'une erreur d'interprétation liée à la crise sanitaire. Le tribunal a jugé que la demande de remise gracieuse était irrecevable car il n'appartient pas au juge de se prononcer sur une telle demande, et que la déclaration tardive ne permettait pas de bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1383 du code général des impôts. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 1406 du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2309350(TA77-2309350)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de communication de l'avis du collège de médecins de l'OFII, estimant qu'aucune disposition n'impose cette communication. Sur le fond, il juge que M. A n'apporte pas la preuve que le traitement nécessaire (somatuline) serait indisponible en Égypte, ni que son état de santé justifierait la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision de refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont donc validées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304120(TA77-2304120)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. Le requérant invoquait notamment son ancienneté de résidence en France et son insertion professionnelle, mais le tribunal a relevé qu'il avait séjourné irrégulièrement et avait été condamné pour corruption de mineur, ce qui constituait un obstacle à l'admission au séjour. La décision de refus n'étant pas fondée sur l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le moyen tiré de l'absence de menace pour l'ordre public a été écarté comme inopérant. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice, a été rejeté.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2105236(TA77-2105236)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait la décharge des cotisations de taxe foncière et de taxe d'habitation pour les années 2019 et 2020. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour plusieurs motifs : la réclamation préalable concernant la taxe foncière 2019 était tardive au regard de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales ; les conclusions relatives à la taxe d'habitation n'avaient pas été précédées d'une réclamation préalable, en méconnaissance des articles R. 190-1 et R. 200-2 du même livre. Enfin, le requérant n'a pas démontré avoir respecté ses obligations déclaratives pour bénéficier de l'exonération de taxe foncière pour l'année 2020, en application de l'article 1406 du code général des impôts.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2403698(TA77-2403698)

Le Tribunal administratif de Melun annule la délibération n° 23.5.24 du 19 octobre 2023 par laquelle le conseil municipal de Villeneuve-Saint-Georges a accordé la protection fonctionnelle à l’un de ses conseillers municipaux. La préfète du Val-de-Marne avait déféré cet acte au tribunal sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le juge retient que les faits à l’origine de la demande de protection, des accusations de harcèlement dans un cadre privé, ne présentent aucun lien avec l’exercice du mandat électif, en méconnaissance des articles L. 2123-34 et L. 2123-35 du même code. La délibération est donc annulée pour erreur de droit.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2406799(TA77-2406799)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par le ministère de la justice. Cette demande visait à déterminer les causes et l'imputabilité des désordres (infiltrations) affectant le palais de justice de Melun, apparus après des travaux de remplacement de châssis de désenfumage. Le juge a estimé la mesure utile, en l'absence d'accord amiable, et a désigné un expert pour constater les désordres et se prononcer sur les responsabilités. Il a également ordonné la mise en cause des assureurs des sociétés impliquées (DMF, Efficio, LMC).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2411434(TA77-2411434)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par des voisins immédiats pour contester un permis de construire délivré par le maire de Villeneuve-Saint-Georges à la société Farachatti pour un bâtiment à usage de formation. Les requérants invoquent plusieurs moyens, notamment l'urgence présumée en raison de travaux en cours, des irrégularités de procédure, des incohérences dans le dossier de demande (destination, superficie, absence de plan de coupe), et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux espaces verts, à l'implantation, au stationnement et aux accès. La société défenderesse conteste l'intérêt à agir des requérants et la compétence de la juridiction administrative, tout en soulevant des arguments de fond. Le tribunal devra statuer sur la recevabilité de la requête et, le cas échéant, sur la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, en application des articles L. 600-3 du code de l'urbanisme et des dispositions du PLU.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412610(TA77-2412610)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions à fin de suspension et d'injonction, après que la préfète du Val-de-Marne lui a délivré en cours d'instance l'attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour sollicitée. La requérante, de nationalité afghane, contestait le refus de délivrance de cette attestation, invoquant une situation d'urgence liée à son état de santé et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles R. 431-12 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également réservé les conclusions relatives aux frais de justice présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA77-2311300(TA77-2311300)

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme A, ancienne infirmière du centre hospitalier du Sud Seine-et-Marne, de demandes indemnitaires et d'annulation. La requérante sollicitait notamment le versement d'indemnités journalières par la CPAM ou l'hôpital, la condamnation de l'hôpital pour faute inexcusable, et l'annulation de sa radiation des cadres. Le tribunal a rejeté la demande relative aux indemnités journalières comme manifestement irrecevable, jugeant que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2310194(TA77-2310194)

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement partiel de Mme C épouse B, qui se désistait de ses conclusions en annulation et injonction après que la préfète du Val-de-Marne lui a délivré un titre de séjour. La requérante maintenait toutefois sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait droit à cette demande en condamnant l’État à lui verser 1 000 euros, estimant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le reste de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2209216(TA77-2209216)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d’agent de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS ayant finalement délivré la carte, M. C s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné le CNAPS à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA77-2201087(TA77-2201087)

Retrait de points du permis de conduire. Tribunal administratif de Melun. Désistement d'office de la requête de M. A, faute pour lui d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le ministre de l'intérieur avait préalablement informé le tribunal de la suppression des mentions litigieuses.

Résumé IA