Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2405193(TA77-2405193)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B D, ressortissant camerounais, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé avait attendu près de sept ans avant de solliciter la régularisation de sa situation et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2409910(TA77-2409910)
Licenciement pour insuffisance professionnelle d’un agent hospitalier. Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en excès de pouvoir de M. B comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exposé le moindre moyen de droit dans le délai de recours contentieux. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409873(TA77-2409873)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Institute Formations, qui demandait un délai supplémentaire pour contester une décision du préfet de la région d’Île-de-France annulant son enregistrement d’activité et lui imposant des sommes importantes. La société n’a formulé aucune conclusion tendant à l’annulation ou à une demande indemnitaire, se bornant à solliciter un délai, ce qui ne relève pas de la compétence du juge administratif. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409925(TA77-2409925)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. A qui contestait un arrêté municipal du 23 avril 2024 ordonnant la mise en sécurité de son immeuble à Melun. Le juge constate que l'arrêté, notifié le 26 avril 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été attaqué que le 7 août 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions principales à fin d'annulation sont irrecevables pour tardiveté, entraînant le rejet des demandes accessoires (exonération de travaux et remboursement de loyers). La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA77-2404648(TA77-2404648)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation restée sans suite. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA77-2406170(TA77-2406170)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la demande sans examen au fond.
N° TA77-2406566(TA77-2406566)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du ministre de l'intérieur du 29 avril 2024, qui constatait l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul suite à une infraction routière. La requérante soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant que seule la juridiction pénale est compétente pour contester l'imputabilité d'une infraction au code de la route. En l'absence d'autres moyens invoqués dans le délai de recours, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413585(TA77-2413585)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté d'expulsion pris par la préfète du Val-de-Marne à l'encontre de M. A, ressortissant camerounais. Le juge a retenu une situation d'urgence particulière, compte tenu de l'état de santé très lourd de l'intéressé (handicap à plus de 80 %, dépendant d'un fauteuil roulant) et de la perte imminente de ses seules ressources (allocation adulte handicapé) liée à la non-prolongation de son récépissé. Il a également constaté une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, au regard de l'avis défavorable de la commission d'expulsion, de son ancrage familial en France (fille française à charge, famille présente) et de l'ancienneté des faits délictueux (2014). La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2413669(TA77-2413669)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé suspension de Mme A L et autres, qui demandaient l’interruption des travaux de requalification du centre village de Santeny et diverses injonctions à la commune. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne tendait pas à la suspension d’une décision administrative faisant l’objet d’un recours en annulation, comme l’exige l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a appliqué la procédure de rejet sans instruction contradictoire prévue à l’article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2413687(TA77-2413687)
Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. do Nascimento Santos et Mme C B tendant à la mainlevée de saisies conservatoires pratiquées sur leurs comptes bancaires par le comptable public. Il estime que ce litige, relatif à l'exécution forcée et à la mainlevée d'une mesure conservatoire autorisée par le juge de l'exécution, relève de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire en application des articles L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire et L. 511-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable devant la juridiction administrative.
N° TA77-2402913(TA77-2402913)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant vietnamien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-et-Marne du 22 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation du principe du contradictoire. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 611-1.
N° TA77-2402916(TA77-2402916)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B A, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 2 mars 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a relevé que M. A bénéficiait du droit de se maintenir en France en vertu des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que sa demande d'asile était en cours d'examen par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. En conséquence, la décision d'interdiction de retour, prise sans que l'obligation de quitter le territoire soit légale, est entachée d'erreur de droit. Le tribunal annule l'arrêté attaqué et met à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2204216(TA77-2204216)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme C B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui reprochait de ne pas avoir sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la requérante n'avait pas justifié d'un motif légitime pour ce retard, et a validé la décision de l'OFII.
N° TA77-2407659(TA77-2407659)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée, et celle-ci n'a pas contesté la tenue effective du rendez-vous ni l'absence de délivrance d'un récépissé. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA77-2105942(TA77-2105942)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, agente territoriale, qui contestait le refus implicite de la commune de Champigny-sur-Marne de lui accorder la protection fonctionnelle et demandait réparation pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par la requérante ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral, et que la commune avait justifié ses décisions par des considérations étrangères à tout harcèlement. La solution retenue est fondée sur l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, repris à l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique.
N° TA77-2402002(TA77-2402002)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de régularisation de Mme A, au motif d’un défaut de motivation après une demande de communication des motifs restée sans réponse. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2313732(TA77-2313732)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante béninoise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. En défense, le préfet a justifié avoir délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable du 6 mars 2024 au 5 mars 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de Mme B.
N° TA77-2412075(TA77-2412075)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de M. A, ressortissant sri-lankais réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité des faits de viol et d'agressions sexuelles pour lesquels l'intéressé a été condamné à douze ans de réclusion criminelle. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence territoriale de l'autorité et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2306709(TA77-2306709)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née le 23 mars 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant togolais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de trois mois.
N° TA77-2106242(TA77-2106242)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus pour 2015, suite à une vérification de comptabilité de la SARL B et fils. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant prononcé des dégrèvements de 19 244 euros et 5 006 euros pour l'impôt sur le revenu, ainsi que de 445 euros pour la contribution sur les hauts revenus. Sur le fond, le litige portait notamment sur la qualification de sommes inscrites au compte courant d'associé comme revenus distribués, en application des articles 111 a. et 117 quater du code général des impôts. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.