Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2105045(TA77-2105045)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la délibération du 13 avril 2021 du conseil municipal de Bussy-Saint-Georges supprimant son poste. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure de convocation, le maire n'étant pas empêché le jour de la signature. Il a également jugé que le comité technique avait été suffisamment informé, conformément à l'article 97 de la loi du 26 janvier 1984. Enfin, le tribunal a estimé que la suppression du poste, justifiée par une baisse d'activité liée à la pandémie, ne constituait ni une sanction déguisée ni un détournement de pouvoir.
N° TA77-2313732(TA77-2313732)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante béninoise, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. En défense, le préfet a justifié avoir délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable du 6 mars 2024 au 5 mars 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, il a condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de Mme B.
N° TA77-2413442(TA77-2413442)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 29 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Essonne avait fixé le pays de destination de l'éloignement de M. B, ressortissant arménien. La décision est annulée pour méconnaissance du principe général des droits de la défense, car le requérant n'a pas disposé d'un délai suffisant pour formuler ses observations avant que la mesure ne soit édictée. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe du contradictoire.
N° TA77-2413431(TA77-2413431)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E A D, ressortissant colombien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police de Paris du 27 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur les articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA77-2006105(TA77-2006105)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2016, relative à une plus-value immobilière. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement procédé à une taxation d'office, faute pour le contribuable d'avoir répondu à une mise en demeure, et a appliqué l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, qui fait peser la charge de la preuve sur le requérant. M. B n'ayant pas démontré que le bien vendu constituait sa résidence principale au sens de l'article 150 U du code général des impôts, ni établi l'existence d'une moins-value ou le caractère erroné de la méthode de calcul de l'administration, les impositions ont été maintenues.
N° TA77-2409141(TA77-2409141)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 5 novembre 2024, ce que Mme A a pris acte. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2407733(TA77-2407733)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressée le 15 juillet 2024, et Mme B n’a pas contesté la réalité de ce rendez-vous ni l’absence de délivrance d’un récépissé. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2407775(TA77-2407775)
Recours en excès de pouvoir d’un étranger demandant la délivrance de sa carte de séjour. Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, donne acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte. Il condamne l’État à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2403139(TA77-2403139)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du 26 février 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que l'arrêté ne méconnaissait pas les articles L. 531-41 et R. 531-35 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Enfin, le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, M. A n'établissant pas de risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Bangladesh.
N° TA77-2210068(TA77-2210068)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui restituer son permis de conduire après avoir été relaxé par le tribunal correctionnel pour conduite en état alcoolique. Le tribunal a annulé les décisions de refus de restitution du permis, estimant que la relaxe pénale, devenue définitive, faisait obstacle au maintien de la mesure administrative de suspension. Il a enjoint au préfet de restituer le permis dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté les demandes indemnitaires de M. B, faute de lien direct entre l'illégalité et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 224-1 et L. 224-9 du code de la route.
N° TA77-2413114(TA77-2413114)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui demandaient à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants ne justifiant d'aucune circonstance particulière nécessitant l'obtention rapide d'un rendez-vous, alors qu'ils ont sollicité leur admission au séjour près de quatre ans après leur entrée en France. La décision rappelle que l'urgence n'est présumée que pour les demandes de renouvellement de titre, et non pour une première demande comme en l'espèce.
N° TA77-2002862(TA77-2002862)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de l’École nationale des finances publiques (ENFIP) de Noisiel de lui rembourser les frais de changement de résidence de sa conjointe. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d’annulation et d’injonction en raison de leur tardiveté, le délai de recours de deux mois ayant commencé à courir le 17 octobre 2019, date à laquelle le requérant avait eu connaissance de la décision de rejet. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute pour M. A d’avoir produit les décisions de rejet de sa demande indemnitaire préalable.
N° TA77-2110435(TA77-2110435)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B, gardien de la paix, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 19 juillet 2021 rompant son contrat Outre-Mer et le mutant à Montereau-Fault-Yonne. Le tribunal a jugé que la mutation, intervenue suite à la demande de l'intéressé et aux préconisations médicales, n'était entachée d'aucune inexactitude matérielle, le changement d'affectation géographique étant justifié par l'absence de poste vacant à l'endroit demandé. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de pouvoir, faute de preuve que la mutation constituerait une sanction déguisée. La décision a été prise en application de l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
N° TA77-2106463(TA77-2106463)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, professeur des écoles, qui contestait un avertissement prononcé par le recteur de l’académie de Créteil le 7 mai 2021. Le tribunal a jugé que la sanction avait été signée par une autorité compétente, Mme Laugier, bénéficiant d’une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également estimé que l’arrêté était suffisamment motivé, en droit et en fait, et que la matérialité des faits reprochés était établie. La décision s’appuie notamment sur l’article 19 de la loi du 13 juillet 1983 et l’article L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA77-2403145(TA77-2403145)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 1er mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendu et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiait pas une protection particulière. En conséquence, la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de destination a été rejetée, de même que les conclusions accessoires.
N° TA77-2403144(TA77-2403144)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 20 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été jugée suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et le requérant n'a pas démontré de risque réel en cas de retour dans son pays d'origine.
N° TA77-2408503(TA77-2408503)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la motivation insuffisante, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code de justice administrative et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2403138(TA77-2403138)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par la préfète du Val-de-Marne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 542-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation de Mme A ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
N° TA77-2403136(TA77-2403136)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 21 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment circonstancié. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement des articles L. 613-1, L. 435-1 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA77-2403134(TA77-2403134)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 janvier 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la préfète du Val-de-Marne ayant régulièrement délégué sa signature. Il a également jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C ne justifiant pas d'une entrée régulière en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.