Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2210363(TA77-2210363)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant cinq décisions de retrait de points sur son permis de conduire, consécutives à des infractions routières commises entre 2020 et 2021, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, jugeant que les conditions de notification des retraits de points n'affectent pas leur légalité. Il a également constaté que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA77-2210073(TA77-2210073)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A B contestant plusieurs décisions de retrait de points et la décision "48 SI" constatant l'invalidation de son permis de conduire, ainsi que le refus de lui créditer 4 points suite à un stage de récupération. Le tribunal a constaté que le ministre de l'Intérieur avait, en cours d'instance, crédité les 4 points litigieux, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la réalité des infractions était établie par les mentions des procès-verbaux et que les retraits de points étaient réguliers, en application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
N° TA77-2104796(TA77-2104796)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de Mme A B, agent territorial, contestant plusieurs décisions du président de la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne. La première requête visait le refus de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 décembre 2018 et le placement en disponibilité d'office, tandis que la seconde portait sur la date de consolidation de sa maladie fixée au 28 décembre 2020. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de l'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. En conséquence, les décisions attaquées ont été jugées légales et les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2008788(TA77-2008788)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A D, secrétaire administratif, qui contestait un avertissement prononcé par la ministre des armées le 16 juin 2020. Le juge a considéré que les moyens soulevés, notamment l'erreur matérielle sur le nom, l'incompétence du signataire, le détournement de pouvoir et le harcèlement moral, n'étaient pas fondés. Il a également déclaré irrecevables les conclusions tendant à ce que le tribunal prononce une sanction disciplinaire, rappelant que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
N° TA77-2008462(TA77-2008462)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ancien élève-fonctionnaire stagiaire de l’ENS Paris-Saclay, contestant plusieurs décisions liées à la fin de sa scolarité, notamment son expulsion des effectifs, le refus de redoublement et un arrêté de congé pour convenances personnelles de 2016. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour la plupart des conclusions, en raison de leur tardiveté ou de l’absence de décision préalable, et a jugé les autres moyens non fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, sans faire droit aux conclusions d’annulation, de réintégration ou d’indemnisation. Les textes appliqués incluent la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et les décrets n° 94-874 et n° 2013-1140.
N° TA77-2005692(TA77-2005692)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme B, agent public, contestant plusieurs décisions du président de la communauté d'agglomération Paris - Vallée de la Marne refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 décembre 2018, la plaçant en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et fixant la consolidation de son état à une date ultérieure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la procédure suivie, notamment la consultation de la commission de réforme, était régulière, et que l'autorité territoriale ne s'était pas estimée liée par les avis médicaux. Il a jugé que le refus d'imputabilité au service et la fixation de la date de consolidation n'étaient pas entachés d'erreur d'appréciation au regard des pièces du dossier. Les décisions ont été rendues sur le fondement des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA77-2003986(TA77-2003986)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, professeur agrégé, d’une demande d’indemnisation pour le refus de rémunération d’heures d’enseignement effectuées dans un lycée privé sous contrat, en cumul d’activité autorisé. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur de l’académie de Créteil, considérant que la décision implicite de rejet née en cours d’instance régularisait la requête. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus de paiement était illégal, engageant la responsabilité de l’État pour faute, et a condamné l’État à verser à M. A une somme de 4 000 euros en réparation de son préjudice financier, ainsi que 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les articles 20 et 25 septies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017.
N° TA77-2413571(TA77-2413571)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge des référés a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, car le silence de l'administration depuis le 2 octobre 2024 valait décision implicite de rejet de la demande de renouvellement, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a rappelé que le juge des référés ne peut, sur ce fondement, faire obstacle à une décision administrative. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA77-2405689(TA77-2405689)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 juillet 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé d’attribuer quatre points supplémentaires au permis de conduire de M. A, à la suite d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, car la décision litigieuse datait de juillet 2023 et que le requérant n’avait pas justifié de l’impossibilité de trouver un emploi autre que celui de chauffeur. Les conclusions accessoires ont également été rejetées.
N° TA77-2413082(TA77-2413082)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante britannique, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte à son droit au travail et à sa liberté d'aller et de venir en raison de l'absence de réponse à sa demande de titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas satisfaite, faute pour l'intéressée de démontrer un risque imminent de suspension ou de rupture de son contrat de travail par son employeur. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2413110(TA77-2413110)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme B, ressortissante algérienne, qui sollicitait le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge des référés a rejeté la requête en considérant que le défaut de délivrance du récépissé révélait une décision administrative implicite de refus, faisant obstacle à l'application de l'article L. 521-3. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence, au motif que la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2413114(TA77-2413114)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui demandaient à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants ne justifiant d'aucune circonstance particulière nécessitant l'obtention rapide d'un rendez-vous, alors qu'ils ont sollicité leur admission au séjour près de quatre ans après leur entrée en France. La décision rappelle que l'urgence n'est présumée que pour les demandes de renouvellement de titre, et non pour une première demande comme en l'espèce.
N° TA77-2413589(TA77-2413589)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de parent d'enfant scolarisé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, compte tenu notamment de l'absence d'emploi et de l'ancienneté de son entrée sur le territoire. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions.
N° TA77-2413593(TA77-2413593)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salariée. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car Mme C, entrée en France en 2019, n'a sollicité un rendez-vous qu'en août 2023 et ne justifie d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire l'obtention rapide de ce rendez-vous. La solution est fondée sur les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2405656(TA77-2405656)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant camerounais réfugié, qui demandait d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de mettre à jour sa carte de résident avec sa nouvelle adresse. Le juge estime que la demande de changement d’adresse, formulée le 7 juillet 2022, a fait l’objet d’une décision implicite de rejet en application des articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui rend la requête irrecevable sur le fondement de l’article L. 521-3.
N° TA77-2408503(TA77-2408503)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la motivation insuffisante, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code de justice administrative et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2405655(TA77-2405655)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme A et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'urgence liée à un projet de formation en alternance, mais le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article L. 422-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition de l'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux. L'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA77-2404331(TA77-2404331)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Madame B, ressortissante ghanéenne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer son titre de séjour. La requérante s'est désistée après que la préfecture l'a convoquée le 18 avril 2024 pour retirer son titre. Le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à Madame B au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA77-2404326(TA77-2404326)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine souhaitant obtenir une injonction pour déposer une demande de titre de séjour pour soins. La requérante invoquait l'impossibilité d'utiliser la plateforme numérique et l'absence de réponse de la préfecture du Val-de-Marne. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressée pour le dépôt de son dossier, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2404263(TA77-2404263)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante algérienne d'une demande d'injonction visant à faire enregistrer sa demande d'admission au séjour. La requérante invoquait notamment l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction du recours, la préfecture avait convoqué l'intéressée pour déposer sa demande, sans que celle-ci ne conteste le suivi de ce rendez-vous. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais de justice.